Moteur : Renault sera "au niveau de Mercedes" d'ici la fin de l'année

Président de Renault Sport Racing, Jérôme Stoll s'attend à ce que l'unité de puissance Renault soit au niveau de celle de Mercedes d'ici la fin de la saison 2019.

Moteur : Renault sera "au niveau de Mercedes" d'ici la fin de l'année

Le Losange accuse un certain retard sur Mercedes et Ferrari depuis le début de l'ère des unités de puissance turbo hybrides en 2014, retard qu'il comble toutefois progressivement. La fiabilité demeure un talon d'Achille, avec déjà quatre abandons liés au moteur pour Renault et McLaren, mais Jérôme Stoll s'attend à ce que l'écart en matière de performance soit bientôt comblé.

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"Nous avons beaucoup travaillé sur le moteur cet hiver", déclare Stoll pour Motorsport.com. "Entre ce qui est déjà développé et ce qui va arriver sur la piste en cours de saison, nous pensons que nous sommes aujourd'hui au niveau de Mercedes en termes de performance – pas en termes de fiabilité."

"Nous avons un vrai travail qui est la conséquence logique de notre métier, de faire en permanence des arbitrages entre fiabilité et performance. Nous avions plutôt travaillé la fiabilité jusqu'à présent. Aujourd'hui, pour aller sur le podium, il faut que nous améliorions très sensiblement la performance. Nous voyons factuellement, et avec lucidité, que cela s'est fait au détriment de la fiabilité. Il faut travailler sur le sujet."

Jerome Stoll et Nico Hulkenberg, Renault F1 Team

Le châssis, "une affaire d'hommes et de moyens"

Le châssis fait également partie des priorités, la collaboration avec Red Bull Racing jusqu'en 2018 n'ayant pas manqué de mettre en lumière ce qu'il est possible de faire dans ce domaine. Stoll explique que la restructuration de l'écurie, que Renault a rachetée fin 2015 quand elle était en grande difficulté financière, a pris davantage de temps que prévu.

"Nous avons pas mal progressé, mais le châssis, c'est une affaire d'hommes et une affaire de moyens", poursuit Stoll. "Je pense que les moyens, nous les avons investis à Enstone. Nous avons investi en hommes, nous avons investi en machines. Mais c'est un milieu où, lorsque vous voulez avoir les meilleurs, cela prend du temps pour qu'ils rejoignent votre équipe – parce que les autres équipes ne veulent pas les lâcher, parce qu'ils ont des gardening leaves [des périodes d'inactivité contractuellement imposées, ndlr], parce qu'ils ont un certain nombre de protections qui font qu'ils n'arrivent pas du jour au lendemain chez nous."

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"Les gens sont maintenant globalement arrivés, mais ils travaillent plutôt sur le véhicule de 2020, 2021, que sur celui de 2019 car ils n'étaient pas là en 2017 quand le véhicule a commencé à être développé. Nous savons que nous avons un petit peu de retard, mais nous savons qu'aujourd'hui, l'accélération des développements est notable. Je pense que nous serons plus à l'aise en 2020, ou en deuxième partie de 2019, que dans cette première partie."

Nico Hulkenberg, Renault R.S. 19

Une trajectoire retardée

Quand Renault a fait son retour en Formule 1 en tant que constructeur à part entière, le but était de retrouver le podium en 2018 et de remporter le titre en 2020. Force est de constater que malgré une progression constante, le premier objectif n'a pas été atteint et l'autre ne le sera probablement pas, mais Stoll demeure néanmoins optimiste.

"Il faut reconnaître quelque chose qui est vrai, c'est que lorsque nous avons décidé de revenir en Formule 1, nous avons fait une analyse évidemment de l'ensemble de nos concurrents, nous les avons positionnés par rapport à leurs moyens, leur vitesse de développement et leur capacité à performer, et nous avons défini une trajectoire par rapport à ça en disant : 'En investissant de telle manière, en recrutant à tel niveau, etc, on doit pouvoir les rattraper autour de 2020'."

"La réalité, c'est qu'ils sont allés encore plus vite que ce que nous pensions, et il est donc vrai que cette 'convergence des trajectoires' est sans doute un petit peu décalée, mais nous l'avons construite pour qu'elle devienne une réalité", conclut-il.

Propos recueillis par Ayrton Lemaire

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