Moteurs : La FIA décrit une F1 "trop chère, trop compliquée, trop fiable"

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Moteurs : La FIA décrit une F1
Jonathan Noble
Par : Jonathan Noble
31 mars 2017 à 09:19

La FIA va rencontrer les plus grands constructeurs mondiaux à Paris ce vendredi pour discuter des règlements moteur de la F1 au-delà de 2020, avec l'idée que les voitures de Grand Prix doivent devenir plus simples, moins chères et moins fiables.

Antonio Felix da Costa, Amlin Andretti Formula E Team
Départ : Lewis Hamilton, Mercedes AMG mène
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08 mène au départ de la course
Jean Todt, président FIA
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17, devant Felipe Massa, Williams FW40, Carlos Sainz Jr., Scuderia Toro Rosso STR12, et Daniil Kvyat, Scuderia Toro Rosso STR12, au départ
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08, devant Sebastian Vettel, Ferrari SF70H, Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08, Kimi Raikkonen, Ferrari SF70H, Max Verstappen, Red Bull Racing RB13, et le reste du peloton au départ
Kevin Magnussen, Haas F1 Team VF-17, devant Marcus Ericsson, Sauber C36, Antonio Giovinazzi, Sauber C36, Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32, Lance Stroll, Williams FW40, et Jolyon Palmer, Renault Sport F1 Team RS17, au départ
Sebastian Vettel, Ferrari SF70H
Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08
Sebastian Vettel, Ferrari SF70H
Jean Todt, Président de la FIA

Avec des opinions divergentes concernant le fait que la F1 doive poursuivre la voie du turbo hybride ou même revenir à des moteurs plus simples et plus bruyants, les discussions ne seront probablement pas aisées.

La FIA a invité tous les constructeurs de F1 actuels, ainsi que quelques-uns qui n'y sont pas impliqués, pour les sonder concernant la direction à prendre à partir de 2021, date à laquelle les accords actuels qui garantissent la présence du V6 turbo hybride ne seront plus en vigueur.

Selon Motorsport.com, Stefano Domenicali, PDG de Lamborghini, devrait ainsi être présent en tant que représentant du groupe Volkswagen, la firme gardant depuis longtemps un œil sur ces réunions quand les règles moteur y sont discutées. 

Moins de technologie

Le président de la FIA, Jean Todt, a indiqué cependant qu'il voudrait voir la F1 prendre un chemin légèrement différent, où l'aspect technologique fait marche arrière pour aider à améliorer le spectacle.

"Si vous prenez une Formule 1, je pense que les voitures sont trop sophistiquées, probablement trop technologiques, ce qui n'est pas nécessaire pour la discipline", explique Todt.

"C'est un point très sensible parce que, d'un côté, la motorisation évolue et il serait très difficile de dire que le pinacle des sports mécaniques ne suit pas l'évolution de la motorisation."

"Je ne pense pas à avoir des voitures autonomes ou [...] connectées en Formule 1, mais c'est ce à quoi le monde fait face et ce à quoi les constructeurs font face, avec l'électronique dans les voitures et les groupes propulseurs, ce qui est complètement différent. Donc il faut voir comment nous pouvons traduire cela dans les sports mécaniques, et évidemment cela inclut la Formule 1."

Il ajoute : "Cependant, je pense que c'est trop cher, trop compliqué, d'une certaine façon trop fiable. J'ai été choqué quand j'ai vu la première journée de tests à Barcelone. Je me souviens qu'à mon époque, quand nous étions capables de faire cinq tours, c'était : 'Fantastique, nous avons fait cinq tours'."

"J'ai vu des voitures faire 70 ou 80 tours [cette année à Barcelone]. Ils ont construit des laboratoires dans les usines auxquels personne n'a accès."

Futur électrique

Une question que les constructeurs devront trancher est l'étendue de la puissance électrique dans les futurs moteurs de F1. Mais alors que les fabricants de voiture poussent fort dans ce sens, Todt n'est pas convaincu que se diriger vers le tout électrique soit une bonne chose en Grand Prix.

"La grande limitation des voitures électriques est l'autonomie et le temps de recharge. La meilleure voiture, qu'importe ce qui est dit côté marketing, la meilleure autonomie est autour de 200 km avec un temps de recharge entre six et huit heures."

"Donc, pour moi, il y a un très bon avenir pour les voitures électriques dans les villes, ce qui, à propos, est la raison pour laquelle nous voulons promouvoir un championnat de voitures électriques, de monoplaces, dans les villes."

"Beaucoup de voitures sont toujours des diesel, beaucoup de voitures sont hybrides, des moteurs réduits avec des turbos et de la récupération d'énergie, et je vois un grand avenir pour les piles à combustible."

"Les piles à combustibles sont probablement une technologie complètement différente où beaucoup de voitures sont assez avancées, entre 600 et 1000 km [d'autonomie], et un temps de recharge de trois minutes."

"Je pense que nous envisageons d'introduire [les piles à combustible] dans certains catégories des sports mécaniques à l'avenir. Mais si nous parlons de F1, la F1 disposera toujours d'un moteur plus conventionnel. Cela ne veut pas dire que nous avons l'intention de revenir à ce que nous utilisions il y a dix ans. Ça n'arrivera jamais."

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Séries Formule 1
Auteur Jonathan Noble
Type d'article Actualités