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Newey - La réglementation 2017 pose beaucoup de défis

Adrian Newey a beau avoir pris un peu de recul vis-à-vis de son rôle chez Red Bull Racing, le légendaire ingénieur reste très impliqué techniquement dans le groupe Red Bull et observe l'avènement de la réglementation 2017 avec attention.

Le vainqueur Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W07 Hybrid, et le troisième Max Verstappen, Red Bull Racing dans le parc fermé
Pierre Gasly, pilote d'essais Red Bull Racing RB12
Adrian Newey, directeur technique Red Bull Racing
Sébastien Buemi, Red Bull Racing, teste les pneus Pirelli 2017
Adrian Newey, chef technique de Red Bull Racing
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12
Adrian Newey, directeur technique Red Bull Racing
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12
Sebastian Vettel, Red Bull Racing, RB5 devance Felipe Massa, Scuderia Ferrari, F60
Sebastian Vettel et sa RB5 de Red Bull
Sebastian Vettel et sa RB5 de Red Bull

Les Formule 1 vont grandement évoluer l'an prochain avec une toute nouvelle réglementation aérodynamique qui ont pour but de les rendre trois secondes plus rapides au tour. Bien négocier ce virage sera crucial pour l'ensemble des équipes, car ce sera l'occasion de faire un bond dans la hiérarchie.

"C'est une réglementation aérodynamique très différente qui nous pose beaucoup de défis", commente Newey. "Quand on l'étudie pour la première fois, les changements ont l'air relativement petits."

"Bien que les pneus soient plus larges, leur bord intérieur est à peu près au même endroit. Certaines dimensions de la voiture sont biaisées pour donner l'illusion de vitesse, mais une fois qu'on rentre dans les détails, c'est en fait largement différent et cela représente beaucoup de défis. Or, avec les défis viennent les opportunités."

Des écarts creusés

Bien entendu, au fil des années, on assiste à une convergence des idées aérodynamiques lorsque la même réglementation est conservée. En revanche, lorsque de nouvelles règles sont adoptées, le look des monoplaces est très varié, tout comme peuvent l'être leurs performances.

"Je pense qu'il est inévitable que l'écart entre les premiers et les derniers soit plus grand que cette année parce que certains gens vont trouver de meilleures solutions aérodynamiques à cette réglementation que d'autres, mais est-ce que cela signifie simplement qu'une équipe va dominer ou est-ce que certaines équipes vont être bonnes sur certains circuits et pas trop sur d'autres, c'est trop tôt pour le dire", estime Newey.

En 2009, tandis que Brawn GP (et Red Bull Racing dans une moindre mesure) avaient un avantage certain, le peloton était parfois très serré. Au Grand Prix de Belgique 2009, sur le plus long circuit du calendrier, le top 9 des qualifications se tenait en moins d'une demi-seconde avec la pole position de Giancarlo Fisichella sur Force India !

Une convergence vers la RB5 ?

Lorsqu'il observe la Formule 1 d'aujourd'hui, Newey ne peut d'ailleurs pas s'empêcher de noter que selon lui, toutes les monoplaces actuelles ont convergé vers des solutions aérodynamiques proches de celles proposées par la Red Bull RB5 de 2009, sa création.

"La réglementation sur laquelle nous travaillons jusqu'à la fin de cette année est arrivée pour la saison 2009, et malgré de petits changements au fil des années, elle reste très similaire."

"Les voitures ont toutes grandement évolué au fil des saisons jusqu'à ce que maintenant, quand on regarde les voitures, elles ont toutes l'air très similaires les unes aux autres. J'imagine que c'est une sorte de compliment pour nous, car si on regarde la voiture 2009 d'origine, il y a eu une convergence vers cette voiture, mais bien sûr, tout ça, c'est de l'histoire, maintenant", conclut-il.

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