Newey, recrues Mercedes : Vasseur aborde les sujets chauds de Ferrari
Alors qu'Adrian Newey a indiqué qu'il allait probablement poursuivre sa carrière en F1 après une pause, alimentant plus encore les rumeurs d'arrivée chez Ferrari, Frédéric Vasseur, le directeur de la Scuderia a évoqué cette question à Imola.
L'avenir d'Adrian Newey est au centre de toutes les attentions depuis l'annonce officielle de son départ de Red Bull. Si le technicien britannique a regretté le timing de cette officialisation, il a également déclaré ceci : "Si vous m'aviez demandé il y a 15 ans si, à l'âge de 65 ans, j'envisagerais sérieusement de changer d'équipe, d'aller ailleurs et de faire quatre ou cinq ans de plus, je vous aurais répondu que vous étiez complètement fou."
Il n'en a pas fallu beaucoup plus pour que les rumeurs reprennent de plus belle dans le paddock, notamment celles envoyant le Britannique vers Ferrari. Si Frédéric Vasseur ne s'est pas étendu sur les potentielles discussions qui se tiennent entre la Scuderia et le technicien qui a chapeauté la création de tant de monoplaces victorieuses en F1, il a insisté sur la double perspective qui anime son écurie, à la fois sur le court et le long termes.
Interrogé sur les spéculations actuelles autour de l'avenir de Newey, le Français a ainsi répondu : "Le palmarès d'Adrian est énorme. C'est l'ingénieur le plus victorieux du paddock. Je ne connais pas les statistiques, mais je dirais que c'est probablement le cas. Mais je n'ai pas de commentaire à faire à ce sujet."
"Nous parlons du long terme et du court terme, mais nous sommes dans une phase de la saison où le court terme est crucial", a-t-il ensuite ajouté. "Nous travaillons d'arrache-pied. Je fais confiance aux gars que nous avons dans l'équipe, mais l'avenir sera ce qu'il sera."
Adrian Newey, lors du GP de Miami.
Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images
"Honnêtement, la mission de Ferrari aujourd'hui est de progresser pas à pas, petit pas par petit pas. Et je fais confiance aux gens que nous avons, ils font du bon travail. Si vous comparez avec ce qui se passait il y a un an au début du mois de mai, à Miami nous étions probablement à une seconde. Or, la semaine dernière à Miami, nous étions à 0,1 à 0,15 seconde. Cela signifie que nous avons fait un grand pas en avant."
"Mais ce n'est pas suffisant, car Red Bull est toujours en tête. La différence est beaucoup moins importante et [ils ne sont] pas toujours [vainqueurs], mais pour moi, ils ont toujours un peu d'avance. Nous devons continuer à progresser centième par centième. Et nous devons nous concentrer sur le fait que ce ne sera jamais cinq dixièmes par cinq dixièmes, ce serait une erreur. Si nous devons compenser et rattraper notre retard, ce sera centième par centième et il ne faut pas s'imaginer qu'il existe une solution miracle."
Les recrues venues de Mercedes
En dehors de l'hypothétique arrivée de Newey, Ferrari a annoncé plus tôt dans la semaine le recrutement, qui sera effectif au 1er octobre, de Loïc Serra et Jérôme d'Ambrosio. Le premier au poste de responsable de l'ingénierie de performance du châssis et le second à la fois en tant que directeur adjoint et que patron de la Ferrari Academy.
Au sujet du Belge, qui sera donc son lieutenant, Vasseur d'expliquer : "Il ne remplace personne, c'est juste une valeur ajoutée à l'équipe. Nous nous partagerons la fonction et il ne s'agit pas de faire les choses nom par nom ou case par case, nous ne le ferons pas de cette manière. Mais il me soutiendra. Il me bottera les fesses à l'occasion, j'en ai aussi besoin. Et il a une grande expérience du sport automobile, du management, du pilotage, de tout. Il sera un bon atout pour nous à l'avenir."
Jérôme d'Ambrosio, sous les couleurs de Mercedes.
Photo de: Simon Galloway / Motorsport Images
Comme Motorsport.com vous l'avait rapporté dès juillet 2023, le recrutement de Serra était quant à lui dans les tuyaux depuis plus longtemps : "Je crois que [la venue de] Loïc, c'était probablement avant Lewis [Hamilton], je ne me souviens pas exactement", a indiqué Vasseur.
Concernant le fait qu'il chipait deux cadres à Mercedes, et donc à son ami Toto Wolff, après avoir déjà réussi à attirer leur pilote vedette, le Français a ajouté : "Mais, plus sérieusement, je pense que c'est la vie d'une équipe qui a 1500 personnes, il y a du turnover. Les gens s'en vont et d'autres vont arriver, et il ne faut pas le prendre personnellement. Mais ce n'est jamais facile."
Avec Roberto Chinchero et Jonathan Noble
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