Norris n'a pas vu les débris et s'agace du règlement : "Il faut regarder le volant toutes les trois secondes"
Lando Norris s'est finalement joint au concert des critiques visant le règlement 2026, après ses mésaventures en qualifications à Melbourne.
Photo de: Simon Galloway / LAT Images via Getty Images
Sixième des qualifications du Grand Prix d'Australie, le champion du monde en titre n'a pas le sourire. Lando Norris vit un week-end qui ne lui plaît pas et, s'il avait ironisé face aux critiques acerbes de Max Verstappen à Bahreïn le mois dernier, il semble aujourd'hui davantage les comprendre.
Malgré une situation qui est plutôt conforme à ce qui était attendu et qui n'est pas encore alarmante pour McLaren, le Britannique est apparu agacé par la gestion énergétique qui s'est invitée en F1 avec le nouveau règlement.
"Je pense que tout le monde sait quels sont les problèmes", déplore-t-il. "C'est simplement le fait qu'il y a un partage 50-50 [entre thermique et électrique] et que ça ne fonctionne tout simplement pas. Le mode ligne droite signifie que vous avez beaucoup d'autres problèmes à gérer."
"On décélère tellement avant les virages, on doit lever le pied partout pour s'assurer que la batterie est au maximum. Si la batterie est trop haute, on est aussi fichu. C'est juste difficile, mais c'est comme ça. Ça ne fait pas du bien en tant que pilote, mais je suis sûr que George [Russell] a le sourire, donc au final ça n'a pas vraiment d'importance. Il faut simplement maximiser ce qu'on va lui donner."
Le regard trop occupé sur le volant
Pour Lando Norris, les qualifications à Melbourne ont mis en évidence ces problèmes de manière très concrète. Contraint de boucler la Q3 avec un aileron avant abîmé, le pilote McLaren a subi les conséquences d'un passage sur l'élément de refroidissement oublié par Mercedes sur la monoplace de Kimi Antonelli... et qu'il n'a pas pu voir à cause de sa trop grande occupation au volant.
"Généralement, Max a raison", concède-t-il. "Moi, je regarde mon volant. C'est pour ça que je ne vois pas les débris, parce que je dois regarder la vitesse que je vais atteindre à la fin de la ligne droite et savoir si je dois freiner 30 mètres plus tôt ou 10 mètres plus tard. C'est aussi ça le problème. Il faut regarder le volant toutes les trois secondes pour voir ce qui va se passer, sinon on finit dehors."
"Comme nous l'avons dit, nous sommes passés des meilleures voitures jamais construites en Formule 1, et les plus agréables à piloter, à probablement les pires. C'est nul, mais il faut vivre avec et, comme je l'ai dit, maximiser ce qu'on nous donne. C'est clairement différent."
"Ce n'est certainement pas comme l'an dernier. Ce n'est pas du genre : attaque davantage dans ce virage. Parce que parfois, si on attaque plus, on perd la batterie et on va juste plus lentement. Il faut comprendre comment faire les choses."
"Mercedes l'a évidemment compris. Ils l'ont compris plus vite que les autres, parce que c'est une bonne équipe et que c'est aussi leur propre moteur. Ils ont compris plus de choses que nous, et nous y arriverons. Cela prend simplement un peu de temps."
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