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Officiel - Ron Dennis quitte la présidence de McLaren

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Officiel - Ron Dennis quitte la présidence de McLaren
Par : Fabien Gaillard
Co-auteur: Benjamin Vinel
15 nov. 2016 à 17:25

La rumeur était dans l'air mais est désormais officielle : Ron Dennis quitte ses fonctions de président et directeur du McLaren Technology Group.

Ron Dennis et Mika Hakkinen, McLaren fêtent les titres
Ron Dennis, président de McLaren avec l'astronaute Tim Peake
Ron Dennis, président exécutif de McLaren sur la grille
Ayrton Senna, McLaren MP4/4
Ron Dennis, président exécutif de McLaren avec Tetsuya Shoji, CEO et Président de NTT Communications Corporation
Podium : le vainqueur Alain Prost, McLaren TAG Porsche, le second Nelson Piquet, Williams Honda, le troisième Stefan Johansson, Ferrari
Ron Dennis, président exécutif de McLaren avec Tetsuya Shoji, CEO et Président de NTT Communications Corporation
Ayrton Senna, McLaren devant Alain Prost, Williams; Michael Schumacher, Benetton; Damon Hill, Williams; Gerhard Berger, Ferrari; Mika Hakkinen McLaren et Jean Alesi, Ferrari au départ du tour de formation
Ron Dennis, directeur exécutif de McLaren et Martin Brundle
Drapeau à damier pour Mika Hakkinen, McLaren

C'est par un communiqué que la nouvelle a été annoncée. Le Britannique, qui avait rejoint McLaren au début des années 1980, a lancé la vague de succès impressionnants que l'écurie rencontrera en Formule 1 pendant près de trente ans, avec de nombreux titres pilotes et constructeurs, avant de superviser à partir de la fin des années 2000 la diversification de l'entreprise dans d'autres domaines comme les voitures de série ou encore les technologies appliquées.

Après avoir repris les rênes du groupe en 2014, il a aussi été l'un des artisans du retour de Honda dans le giron de l'écurie de Woking même si cela n'a pas porté ses fruits durant les deux premières saisons du manufacturier japonais dans l'ère du V6 Turbo Hybride.

Depuis plusieurs mois, la position de Ron Dennis était fragilisée au sein de McLaren et notamment vis-à-vis des autres actionnaires du groupe : Mumtalakat, le fonds souverain bahreïni qui détient 50% de l'entreprise, et Mansour Ojjeh qui en détient 25% par le biais de TAG, tout comme Dennis.

Logiquement, les mots ne sont pas tout à fait tendres de la part du Britannique dans son communiqué, dont voici la retranscription : "Je suis déçu que les représentants de TAG et Mumtalakat, qui sont les autres principaux actionnaires de McLaren, aient fait passer en force cette décision de me mettre en période d'inactivité forcée, malgré les avertissements adressés avec conviction par le reste du management au sujet des conséquences potentielles de leurs actions sur ce business."

"Les motifs qu'ils ont communiqués sont complètement infondés ; mon style de management est resté le même, c'est celui qui a permis à McLaren de devenir un groupe automobile et technologique qui a remporté 20 championnats du monde de Formule 1 et qui génère un milliard d'euros par an. Au fil de cette période, j'ai étroitement travaillé avec un certain nombre de collègues talentueux pour que McLaren reste à la pointe de la technologie. Je leur serai toujours extrêmement reconnaissant."

"Il a fini par devenir clair à mes yeux, du fait de ce processus, que ni TAG, ni Mumtalakat ne partagent ma vision pour McLaren et son véritable potentiel de croissance. Mais ma première inquiétude concerne le business que j'ai construit et ses 3500 employés. Je vais continuer d'utiliser mon actionnariat non négligeable au sein des deux compagnies et ma position dans les deux conseils d'administration pour protéger les intérêts et les valeurs de McLaren et pour aider à dessiner son avenir."

"De plus, je compte lancer un nouveau fonds d'investissement technologique une fois que mes engagements contractuels avec McLaren auront expiré. Cela capitalisera sur mon expertise, sur mes ressources financières, et sur des investissements externes ayant pour but de poursuivre les nombreuses opportunités commerciales que l'on m'a proposées ces dernières années mais que je n'ai pu accepter car j'étais très engagé envers mon business actuel."

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Auteur Fabien Gaillard
Type d'article Actualités