James Allen

Pourquoi Ferrari peut retrouver le sourire

Voici l'analyse de James Allen sur le Grand Prix du Brésil, alors que Sebastian Vettel et Ferrari ont rebondi après leur déception de Mexico.

C'était une bonne victoire pour Ferrari et une défaite douloureuse pour Valtteri Bottas et Mercedes. Ils avaient défié les pronostics samedi en battant Sebastian Vettel pour la pole position, après que l'Allemand a un temps occupé la première place.

Mais dimanche, la course s'est jouée au départ. Vettel a pris le meilleur envol et cela lui a suffi pour tenter un dépassement, vu que la pole est à l'extérieur à Interlagos.

Max Verstappen n'est pas parvenu à réaliser la même attaque qu'à Mexico au premier virage, parce que la quatrième place de la grille d'Interlagos est réputée pour la double ligne blanche qui se trouve juste devant les pneus arrière. Cela les prive d'adhérence.

Sebastian Vettel, Ferrari SF70H, Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08, Kimi Raikkonen, Ferrari SF70H, Max Verstappen, Red Bull Racing RB13

Vettel a donc eu le contrôle de la course dans le premier relais, et Bottas n'a jamais donné l'impression de pouvoir y répondre. Mercedes a tenté l'undercut au 27e tour, mais avec ces pneus ce week-end, il fallait un écart très faible, voire inférieur à 0"6, donc Vettel n'était pas en danger et est rentré un tour plus tard.

Cette victoire est la cinquième de la saison pour Vettel, ce qui est encourageant pour la Scuderia, tout comme le fait qu'ils ont produit une voiture capable de se qualifier en pole, qu'ils sont parvenus à développer au fil de la saison.

C'est une très bonne référence pour l'an prochain. Tous les regards seront tournés vers Mercedes pour voir s'ils vont persister avec l'empattement long ou faire quelque chose de différent pour l'an prochain.

Red Bull finit la saison en force (même si le déficit moteur était plus apparent ici) et sera sûrement en lutte pour des victoires à la régulière la saison prochaine.

Felipe Massa, Williams FW40, Fernando Alonso, McLaren MCL32

Massa et Alonso, comme au bon vieux temps !

Felipe Massa a connu une course décevante l'an dernier avec un accident sous la pluie, mais cette fois, il s'est bien battu avec la McLaren de Fernando Alonso, lui résistant – ainsi qu'à Sergio Pérez – jusqu'au drapeau à damier.

Massa était derrière ses deux rivaux sur la grille, mais a pris un bon départ, et a profité de l'altercation entre Pérez et Alonso pour doubler le Mexicain. Il a dépassé Alonso au restart après la voiture de sécurité et McLaren n'a pas tenté l'undercut. En fait, Alonso est rentré un tour plus tard.

Pérez, quant à lui, a tenté de reprendre l'avantage avec une stratégie étrange le voyant rester en piste plus longtemps, mais il a perdu du temps et n'a pas pu compenser.

Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08, dépasse Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17

Le moteur "Série V" de Hamilton

Lewis Hamilton a certainement animé la course avec un pilotage féroce de la voie des stands jusqu'à la quatrième place. Il a un temps mené, et c'était la première fois qu'un pilote était en tête après être parti des stands depuis ce même Hamilton en 2014.

Il a réalisé de nombreux dépassements, grâce à l'opportunité d'utiliser un moteur "Série V", ou du moins une nouvelle unité de puissance qui n'était pas de la même spécification que la précédente.

Cela valait le coup, car cela lui a offert d'excellentes opportunités de dépassement et le mettra dans une position idéale pour un week-end dominateur à Abu Dhabi, vu que tout le monde sera à la limite au niveau des moteurs à la fin de la saison.

À certains moments, avec la puissance maximale, il allait jusqu'à 25 km/h plus vite que la voiture qu'il dépassait, avec le DRS et l'aspiration. Il est très rare qu'un pilote ait l'opportunité de faire ça avec la formule moderne d'unités de puissance, et l'an prochain, il faudra les économiser encore plus, avec seulement trois moteurs pour toute la saison.

Les chances de podium de Hamilton ont échoué à deux moments clés : la deuxième fois qu'il a dû passer Lance Stroll et a perdu du temps, et lors de blocages répétés au premier virage. C'était un signe que les pneus supertendres commençaient à s'user et cela l'a également handicapé dans la bataille face à Kimi Räikkönen dans les derniers tours.

La Ferrari avait un meilleur rythme dans le deuxième secteur, et Räikkönen commençait donc la pleine charge en montée avec suffisamment de marge pour maintenir Hamilton à distance.

Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08, Sebastian Vettel, Ferrari SF70H, Kimi Raikkonen, Ferrari SF70H, sur la grille
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