Le patron de Ferrari a "toute confiance" en Binotto

Louis Camilleri, le PDG de Ferrari, a pris la parole pour renouveler sa confiance en l'organisation actuelle, refusant de céder à la tentation de faire tomber des têtes.

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Dans une période probablement plus difficile que jamais pour Ferrari et avant un rendez-vous de Monza qui se fera sans les tifosi, Louis Camilleri est monté au créneau pour défendre l'écurie italienne et ses dirigeants. C'est dans une interview accordée au New York Times que le PDG du constructeur italien a tenu à faire le point, comme pour soulager la forte pression qui s'exerce sur la Scuderia après le week-end catastrophique du Grand Prix de Belgique.

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Louis Camilleri défend ainsi le choix qui a été fait de maintenir en place l'organigramme actuel de l'écurie qui, en dépit d'un ajustement il y a quelques semaines, reste sous les ordres de Mattia Binotto. Forcément fragilisé par les tristes résultats du début de saison, le directeur de l'équipe est conforté dans son rôle par un patron qui ne veut pas changer les choses en permanence.

"On ne peut pas nier que nous vivons une saison très difficile", admet Louis Camilleri. "Je dois dire que j'ai toute confiance en Mattia Binotto et son équipe. Les résultats ne sont pas là pour démontrer ce que je dis, mais ces choses-là prennent du temps. Malheureusement, par le passé, il y a eu beaucoup trop de pression et un historique de gens qui sont partis. C'était un peu comme une porte tambour, et j'y ai mis fin. Nous avons besoin de stabilité et de concentration. Si l'on regarde la période victorieuse de Red Bull, ou de Mercedes aujourd'hui, l'une des clés au-delà du talent était pour eux la stabilité, et c'est franchement quelque chose dont a manqué notre équipe."

"Si je repense au calibre de Jean Todt, Michael Schumacher, Ross Brawn et tous les autres, il leur a fallu six ans pour devenir cette équipe victorieuse et phénoménale. Je veux donc m'assurer que la stabilité reste en place, malgré l'incroyable pression qu'il y a sur l'équipe, particulièrement de la part des médias italiens, qui sont parfois brutaux, qui demandent à ce que des têtes tombent. Ce n'est pas la solution. Ça ne veut toutefois pas dire que nous n'envisageons pas l'apport de compétences et de ressources supplémentaires à l'équipe existante."

Louis Camilleri ne reprend pas l'expression récente de Mattia Binotto, qui a évoqué "de nombreuses années" d'attente avant de revoir Ferrari au sommet de la Formule 1. Il a bel et bien conscience du temps nécessaire mais souhaite voir des progrès dès l'an prochain, avant le virage réglementaire de 2022 qui constituera la plus grande opportunité à saisir.

"J'espère qu'en 2021 nous pourrons faire mieux que cette saison", avance-t-il. "Pour 2022, la nouvelle réglementation entrera en vigueur, et à chaque fois qu'il y a une révolution technique, cela donne une opportunité à des équipes. C'est ce que nous espérons. Nous avons le talent, le sens du travail et la détermination pour être au rendez-vous, et je suis sûr que nous serons de nouveau dans le match."

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