"Le pilote derrière nous est-il en contrôle ?" Les craintes d'Albon sur la F1 2026
Alexander Albon a révélé que les pilotes "craignaient parfois" que la voiture derrière eux ne soit pas totalement en contrôle face à la complexité de la réglementation F1 2026.
Photo de: Simon Galloway / LAT Images via Getty Images
S'exprimant au sujet de la réglementation 2026, Alexander Albon a révélé la teneur des discussions lors du briefing des pilotes qui a eu lieu au Grand Prix du Japon de F1.
Parmi les grandes craintes affichées par un certain nombre d'acteurs au moment d'aborder la saison en cours, les écarts de vitesse importants entre deux voitures qui se suivent ont été rapidement évoqués comme un risque potentiel pour la sécurité.
Avec l'importance prise par la gestion de l'énergie en raison de la parité entre puissance thermique et puissance électrique des moteurs 2026, alors même que les batteries sont quasiment identiques à celles de l'ère précédente, les choix de récupération ou de déploiement d'énergie peuvent faire sensiblement varier les vitesses entre les voitures.
Si l'on ajoute à cela l'utilisation du boost ou de l'overtake, les écarts peuvent être parfois de l'ordre de 50 km/h. C'est autour de cette échelle de grandeur que s'est produit l'incident impliquant Oliver Bearman lors du Grand Prix du Japon quand, en tentant de prendre l'ascendant sur Franco Colapinto en utilisant son boost, le pilote Haas a perdu le contrôle de sa monoplace avant d'aller heurter les barrières de sécurité.
Alexander Albon, Williams
Photo by: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
Pour Albon, ce n'est pas qu'une question d'énergie : l'aérodynamique active des F1 version 2026, mise en place sur des zones délimitées à l'avance (des lignes droites ou des pleines charges), fait varier le comportement des monoplaces en fonction de leurs caractéristiques techniques.
Et le pilote Williams de reconnaître qu'il y a parfois la crainte, chez les concurrents, de ne pas être totalement sûr du plein contrôle par le pilote de derrière de sa monoplace lors des phases de luttes en piste.
"Nous en avons justement parlé lors du briefing des pilotes, notamment des vitesses d'approche, de la défense, du fait de bouger et de toutes ces choses-là", a commenté Albon. "C'est vraiment délicat actuellement, car on veut défendre sa position, mais on craint parfois que la voiture derrière ne soit plus en contrôle."
"Peut-être faudrait-il simplement rendre le mode ligne droite un peu plus stable, ou moins puissant, ou quelque chose comme ça. Un peu plus comme un DRS classique, que l'on peut contrôler assez facilement. Je ne sais pas."
Avec Benjamin Vinel et Ronald Vording
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