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Nelson Piquet Jr.
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Nelson Piquet Jr., Carlin
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Le vainqueur Nelson Piquet Jr., China Racing
Nelson Piquet Jr., China Racing
Nelson Piquet Jr., China Racing
#30 BMW Sports Trophy Team Brasil BMW Z4: Matheus Stumpf, Nelson Piquet Jr.

Nelson Piquet Jr a fait un retour médiatique remarqué en Europe, récemment, grâce à ses victoires et finalement son titre remportés en Formule E.

Si le Brésilien n’avait pas pas vraiment disparu des radars du sport automobile, il avait bien disparu de ceux de la Formule 1 – donc du grand public et des médias généralistes – depuis la fameuse affaire du Crashgate de Singapour en 2008.

Sortie de piste délibérée

Un petit rappel des faits s’impose. Pour faire court, Piquet avait heurté le mur de façon supposée volontaire, sur ordre notamment de son patron chez Renault, Flavio Briatore, afin de provoquer une neutralisation du Grand Prix et de faciliter le passage en tête de son coéquipier Fernando Alonso qui, avait effectué un changement de pneus juste avant.

J’aime quand un plan se déroule sans accroc,” avait dû se dire Briatore, pour paraphraser le colonel John “Hannibal” Smith, alias George Peppard, dans la série “L’Agence tous risques”! Seulement, voilà : l’affaire était “sortie” un an plus tard et la plupart des protagonistes étaient alors devenus persona non grata en F1.

Pas le pilote brésilien, cependant, qui avait été “remercié” par son équipe dès que le scandale avait éclaté. À l’en croire, il aurait pu trouver un autre volant et poursuivre sa carrière en F1.

Ce qui a fait la différence, c’est que je ne suis pas resté en F1,” a-t-il expliqué au journal équatorien El Universo. “Car dès que j’ai perdu mon volant, je suis parti aux États-Unis.”

Et pour préciser son propos, Piquet ajoute: “L’année suivante, si j’avais voulu courir pour Toro Rosso, cela aurait été possible, mais j’ai préféré ne pas le faire.”

Une affaire grossie par les médias?

Selon une perception largement répandue de l’affaire, Piquet avait perdu toute chance de demeurer en F1 après cet événement. Il assure donc que ce n’était pas le cas, tout en admettant implicitement que ladite affaire lui a fait du tort et... en égratignant au passage les médias. 

C’est quelque chose que j’ai été forcé à faire,” dit-il en parlant de cette sortie de piste délibérée, “mais les journalistes ont grossi la chose de façon disproportionnée.”

Un commentaire assez étonnant au vu de l’énormité et de la gravité des actes, que ce soit le sien ou – pire encore sans doute – celui de sa hiérarchie.

Des résultats qui parlent pour lui

Là où Piquet n’a peut-être pas tort, c’est que tous ces commentaires ont fini par ternir la perception qu’avaient les gens de son talent, qui n’avait jamais été mis en doute jusque-là malgré des débuts difficiles en F1 après ses victoires en Formule Renault, Formule 3 ou GP2.

Je ne sais pas pourquoi, car j’ai gagné des championnats, des courses en Nascar, mené en rallycross dès ma première année,” dit-il. “Les gens qui ont l’esprit étroit en parlent encore, bien sûr, mais si j’ai du succès aujourd’hui dans ces catégories, c’est parce que les voitures sont égales, les pistes sont nouvelles pour tout le monde, les conditions sont les mêmes pour tout le monde.”

Difficile, cette fois, de ne pas lui donner raison. Son parcours en Formule E et Global Rallycross Championship parle pour lui, ainsi que cette pole position décrochée à Toronto en juin pour ses débuts dans la catégorie Indy Lights – discipline sans doute pas suffisamment relevée pour lui mais il ne connaissait ni le circuit, ni la voiture, ni l’équipe, ni l’environnement des courses de monoplaces américaines.

En F1, j’étais avec [Fernando] Alonso dont je n’ai pas de mots pour dire à quel point il est bon. Et puis, j’étais sous pression.

Nelson Piquet Jr.

Quand vous me mettez dans une situation comme celle-là, je ne doute jamais,” assure-t-il. “En F1, c’était évidemment un peu différent car j’étais avec [Fernando] Alonso dont je n’ai pas de mots pour dire à quel point il est bon. Et puis, j’étais sous pression.”

Autant de raisons pour lui de penser qu’il a toujours le niveau pour courir en F1 même s’il n’en a, dit-il, plus envie. Justement, à l’entendre, parce que ce n’est pas ce talent qui lui permettrait d’y revenir.

Si j’avais un chèque de cinq ou dix millions en poche, la porte serait grande ouverte,” conclut-il en effet. “De nos jours, peu importe qui vous êtes ; pour être en F1, il faut se pointer avec un chèque.”

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