Polémique - Contrôlé par Hamilton, Rosberg s'avoue "frustré" et en veut à Mercedes

Nico Rosberg n'est plus à un lancement d'incendie près en ce début de saison. Après avoir suggéré à plusieurs reprises que Mercedes n'était pas pleinement concentré sur ses propres chances de jouer la gagne face à Lewis Hamilton, celui qui accuse désormais un score de 0-3 face à son équipier en course digère mal le fait d'être arrivé second ce dimanche, en Chine, après avoir été sous pression des pilotes Ferrari.

C'est ainsi que l'Allemand, inquiété par Vettel et Räikkönen dans ses rétroviseurs pendant les deux premiers relais de course, s'est plaint en course du fait de voir son équipier "trop lent" devant lui.

 

Une tentative d'exploiter la paranoia du muret des stands

Le message radio de Rosberg représentait une tentative claire d'attirer l'attention des stratèges Mercedes concernant le risque de voir un doublé échapper à la firme à l'étoile si Hamilton plaçait son rival pour le titre dans une situation délicate face aux véloces pilotes Ferrari.

Jonglant à merveille entre ses intérêts personnels et ceux de son équipe, Hamilton a finalement franchi la ligne d'arrivée en vainqueur physique et psychologique. La rancœur d'un Rosberg déstabilisé était en effet nette en conférence de presse d'après course.

"C'est un fait que ma course a été compromise et c'est un scénario que nous avions étudié en détail avant la course. L'individu en tête a fait la meilleure course possible, mais pas l'équipe, parce que celui qui était deuxième a été menacé par Vettel", a jeté Rosberg, visage fermé.

 

Bien sûr que je suis frustré! Le problème, c'est que nous avons la même voiture.

Nico Rosberg

"Il a dit en conférence de presse qu'il ne pensait qu'à lui, c'est une déclaration intéressante", tente d'accuser Rosberg. "Bien sûr que je suis frustré parce que mon relais a été trop long! J'ai dû me défendre face à Sebastian et mes pneus étaient morts à la fin du relais".

"Le problème, c'est que nous avons la même voiture!"

Pas assez rapide pour prendre la tête et inquiet à l'idée d'être menacé par des autos plus lentes grâce aux tactiques en piste de son équipier, Rosberg n'a que des mots comme ultime recours en ce début de saison.

"Le problème, c'est que nous avons la même voiture. Si je l'attaque, mes pneus vont se dégrader en un ou deux tours. C'était pareil pour Sebastian, il a essayé de m'attaquer mais il n'a fait que détruire ses pneus. Il les a détruits en essayant de se rapprocher que moi. J'ai fait de même en essayant de m'approcher de Lewis au premier relais".

 

Nico ne m'a pas menacé de toute la course

Lewis Hamilton

"Je ne fais que donner les faits, c'est impossible de savoir ce qui s'est passé de l'extérieur. Une fois qu'il est rentré au stand, son rythme était bien meilleur : c'est un autre fait qui suggère que cela aurait été bien meilleur pour l'équipe s'il avait accéléré plus tôt. Nous allons en discuter avec l'équipe maintenant".

Une déclaration à laquelle Hamilton se contentera de rétorquer, serein : "Nico ne m'a pas menacé de toute la course. C'était un weekend beaucoup plus calme que précédemment de mon côté du garage et cela a fait une grande différence sur l'équilibre de ma voiture".

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Événement GP de Chine
Sous-évènement Après-course
Circuit Shanghai International Circuit
Pilotes Lewis Hamilton , Nico Rosberg
Type d'article Analyse
Tags mental, mercedes, polémique, rivalité