Passer au contenu principal

Recommandé pour vous

BMW surprend Cadillac et Ferrari et s'impose aux 6 Heures de São Paulo

WEC
6 Heures de São Paulo
BMW surprend Cadillac et Ferrari et s'impose aux 6 Heures de São Paulo

Di Giannantonio surpris par sa chute : "Une photocopie exacte du tour précédent"

MotoGP
GP d'Allemagne
Di Giannantonio surpris par sa chute : "Une photocopie exacte du tour précédent"

Raúl Fernández : "Sans le centre médical, je ne serais pas ici aujourd'hui"

MotoGP
GP d'Allemagne
Raúl Fernández : "Sans le centre médical, je ne serais pas ici aujourd'hui"

Álex Márquez explique sa chute : "J'ai peut-être été trop confiant"

MotoGP
GP d'Allemagne
Álex Márquez explique sa chute : "J'ai peut-être été trop confiant"

Marc Márquez : "Ce week-end, je devais passer en mode attaque"

MotoGP
GP d'Allemagne
Marc Márquez : "Ce week-end, je devais passer en mode attaque"

Quartararo fait mieux que prévu : "Le meilleur résultat possible"

MotoGP
GP d'Allemagne
Quartararo fait mieux que prévu : "Le meilleur résultat possible"

Championnat - Marc Márquez à 18 points de Jorge Martín !

MotoGP
GP d'Allemagne
Championnat - Marc Márquez à 18 points de Jorge Martín !

Tous les résultats et classements du GP d'Allemagne MotoGP 2026

MotoGP
GP d'Allemagne
Tous les résultats et classements du GP d'Allemagne MotoGP 2026

Pourquoi Aston Martin pourrait doubler Mercedes pour recruter Verstappen

Max Verstappen va-t-il vraiment rompre son contrat avec Red Bull, et s'il le fait, rejoindra-t-il Mercedes ou choisira-t-il Aston Martin à la surprise générale ?

Fernando Alonso (Aston Martin) et Max Verstappen (Red Bull)

Il y a encore quelques semaines, il paraissait inconcevable que Max Verstappen quitte l'écurie qui domine actuellement la Formule 1 et qu'il délaisse une voiture capable de gagner des titres. Cependant, l'affaire Horner a bouleversé le paddock et mis en lumière les tensions au sein de Red Bull. Tous les détails n'ont pas encore été révélés, mais ce qui se dessine est simple : Max Verstappen ne veut pas rester si Christian Horner demeure à la tête de l'équipe, et il ne veut pas non plus rester si Helmut Marko, conseiller de Red Bull, s'en va.

C'est en mars 2022 que Max Verstappen a signé une prolongation de contrat l'engageant avec l'équipe pour sept saisons. Quelques semaines auparavant, il avait décroché son premier titre mondial dans le dernier tour du GP d'Abu Dhabi, et il avait déjà un contrat qui courait pour deux années supplémentaires, jusqu'à fin 2023. Cependant, les deux parties ont décidé que le moment était venu de prolonger cet accord, et cinq années supplémentaires ont été ajoutées, soit jusqu'à fin 2028.

Cette période incluait les trois premières saisons de la future réglementation technique avec le nouveau moteur Red Bull Powertrains qui, à l'époque, était censé être badgé sous le nom de Porsche. Il s'agissait d'un engagement sur une durée sans précédent pour les deux parties. Cela a donné à Red Bull un pouvoir de négociation supplémentaire avec ses partenaires, qui savaient pouvoir s'engager sur le long terme avec la certitude que la superstar du moment soit encore là. Parmi eux, Ford est arrivé pour soutenir le projet d'unité de puissance lorsque l'accord avec Porsche a échoué.

Deux ans après la signature de ce contrat, après avoir remporté trois titres et avec un quatrième qui paraît déjà garanti, les chances de Max Verstappen d'aller jusqu'au bout des quatre années restantes du bail semblent minces. Les mots de Christian Horner sont très révélateurs. 

Christian Horner, directeur de Red Bull Racing.

Christian Horner, directeur de Red Bull Racing.

Photo de: Erik Junius

Le jour de la course à Bahreïn, il était catégorique sur le fait que Max Verstappen n'irait nulle part. "Je suis certain qu'il le fera", a-t-il déclaré lorsqu'on lui a demandé si le Néerlandais irait jusqu'au bout de son contrat. "Il est entouré d'une équipe formidable. Il a une grande confiance dans cette équipe. Et nous avons accompli énormément de choses ensemble. Il s'est donc engagé dans un accord jusqu'en 2028."

Une semaine plus tard, à Djeddah, il insistait toujours sur le fait que son pilote n'avait aucune raison de partir, mais certains signes montraient que l'ambiance avait changé : "Il ne faut jamais dire jamais. Si un pilote ne veut pas être quelque part, il ira ailleurs, mais je ne vois pas pourquoi quelqu'un voudrait quitter cette équipe."

Interrogé sur le sujet, il a ensuite ajouté : "C'est comme tout dans la vie : on ne peut pas forcer quelqu'un à être quelque part juste à cause d'un bout de papier. Si quelqu'un ne veut pas travailler dans cette équipe, nous n'allons pas le forcer, contre son gré, à être ici. Cette règle s'applique aussi bien aux opérateurs qu'aux designers ou aux personnes ayant des postes de soutien dans l'entreprise."

De nombreux facteurs jouent, en plus de la situation complexe autour de Christian Horner et Helmut Marko. Personne ne sait qui aura la meilleure unité de puissance en 2026, mais il est évident que c'est un défi beaucoup plus difficile à relever pour les nouveaux venus RBPT/Ford et Audi que pour les motoristes historiques. En d'autres termes, il y aura une remise à zéro majeure, et il est loin d'être acquis que Red Bull sera la force qu'elle est aujourd'hui. Aller ailleurs n'est donc peut-être pas une décision si compliquée à prendre.

En outre, il existe un cycle naturel en Formule 1, qui voit les meilleurs pilotes se faire un nom et remporter leurs premiers grands succès avec l'équipe qui les a nourris, avant de quitter le nid et de partir vers de nouveaux horizons. C'est ce qui s'est passé avec Michael Schumacher et Benetton, Fernando Alonso et Renault, Lewis Hamilton et McLaren, ou encore Sebastian Vettel et Red Bull.

Max Verstappen sur le podium à Djeddah.

Max Verstappen sur le podium à Djeddah.

Photo de: Shameem Fahath

Cela peut paraître cliché, mais tous étaient à la recherche d'un nouveau défi, d'une chance de travailler avec des personnes différentes dans un environnement nouveau et de démontrer qu'ils pouvaient réussir ailleurs. En comptant son passage chez Toro Rosso, Max Verstappen en est à sa 10e saison dans le giron Red Bull, et aller au bout de son contrat porterait ce total à 14, soit bien plus longtemps que toutes les unions évoquées ci-dessus.

Le Verstappen de 2024 est très différent de l'adolescent qui a débuté chez STR en 2014. Au cours des deux années qui ont suivi son engagement contractuel à long terme, il a continué à murir et s'est installé dans le rôle de figure de proue d'un Champion du monde, n'ayant pas peur de dire ce qu'il pense de son aversion pour le calendrier trop chargé ou pour les éléments de showbiz que la F1 est en train d'introduire.

Il a également souligné qu'il n'avait pas l'intention de rester encore 10 ans en F1 et qu'il avait d'autres intérêts qu'il aimerait poursuivre. Ainsi, même sans les tensions internes à Red Bull et les points d'interrogation concernant le moteur 2026, il se demanderait probablement s'il veut vraiment aller jusqu'au bout de son contrat, et s'il n'a pas plutôt envie d'aller voir ailleurs pour relancer sa motivation. C'est exactement ce qu'a fait Lewis Hamilton en quittant Mercedes pour s'engager avec Ferrari. Ce faisant, le Britannique a fermé une porte pour Max Verstappen, mais en a ouvert une autre.

Avec le départ de Lewis Hamilton, Mercedes est l'alternative évidente à Red Bull pour le triple Champion du monde. Toto Wolff a bien essayé de le recruter en 2014, année où il a brillé lors des courses européennes de F3 en marge des épreuves de DTM, directement sous l'œil de la firme de Stuttgart. Cependant, Toto Wolff ne pouvait pas lui offrir une promotion immédiate vers un baquet de F1 pour 2015. Red Bull le pouvait, et c'est la direction que Max Verstappen a prise.

Une décennie plus tard, il semble que le moment soit venu pour Max Verstappen de passer enfin chez Mercedes. Il y a une logique évidente à rejoindre l'équipe qui a été si longtemps dominatrice, et dont on peut s'attendre à ce qu'elle ait un solide package pour 2026.

Toto Wolff sur le muret des stands Mercedes.

Toto Wolff sur le muret des stands Mercedes.

Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images

Cependant, Toto Wolff a un problème. Il a George Russell, longtemps considéré comme l'avenir de l'équipe après Lewis Hamilton, même s'il n'a signé que jusqu'à la fin de l'année 2025. Et il y a Andrea Kimi Antonelli qui attend dans l'ombre. Le directeur de Mercedes a clairement indiqué que le jeune Italien avait la possibilité d'occuper directement un baquet en 2025, et bien que sa campagne de F2 ait connu des débuts difficiles, il lui reste encore beaucoup de temps pour trouver le chemin de la victoire. L'équipe a également prévu un vaste programme d'essais privés en F1 après les 18 ans du jeune pilote en août, d'abord avec la monoplace 2021, avant de passer au modèle 2022.

Les débuts impressionnants d'Oliver Bearman avec Ferrari à Djeddah n'auraient pas pu mieux tomber. Non seulement il sera la référence parfaite pour Andrea Kimi Antonelli, son coéquipier chez Prema, lors de la saison 2024 de F2, mais il a montré au monde entier qu'un jeune peut monter dans la voiture d'une équipe de pointe et être immédiatement performant. Il a donné à Toto Wolff les munitions pour convaincre qui de droit chez Mercedes que son jeune protégé pourrait faire de même dès le début de la saison 2025, en utilisant en fait la dernière année avec la réglementation actuelle comme une période d'apprentissage avant que 2026 ne donne à Mercedes l'opportunité d'avoir une fois de plus un duo de pilotes de pointe.

Étant donné que George Russell et Andrea Kimi Antonelli constitueraient un line-up assez impressionnant, il n'est pas difficile de comprendre que Toto Wolff a du mal à faire une place pour Max Verstappen. Bien sûr, il veut le pilote le plus performant de ces dernières saisons, quelqu'un qui fait clairement la différence. Mais comment l'intégrer ?

Envoyer le jeune Antonelli chez Williams pour un an ou deux est l'option évidente, mais malgré son implication personnelle dans la formation de l'Italien chez Mercedes, le patron de l'équipe, James Vowles, a clairement fait savoir, du moins publiquement, qu'il ne pouvait pas lui garantir une place. Il doit tenir compte de ses propres jeunes pilotes et des intérêts à long terme de l'équipe de Grove et de ses propriétaires.

Max Verstappen, Fernando Alonso et Lando Norris.

Max Verstappen, Fernando Alonso et Lando Norris.

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images

Pour Max Verstappen, il existe une alternative simple. Un transfert chez Aston Martin serait beaucoup plus facile, à condition que Fernando Alonso s'en aille et libère une place. Et cela reste une possibilité, étant donné que l'Espagnol a indiqué qu'il devait d'abord décider s'il voulait ou non continuer en 2025, et qu'il examinerait ensuite les choix qui s'offrent à lui.

Le double Champion du monde est sur la liste des candidats potentiels chez Mercedes et donc, comme pour Max Verstappen, il y a la question de savoir s'y faire une place. La différence subtile est que, alors qu'il n'y a aucune chance que le Néerlandais aille dans l'équipe de Brackley avec une seule année de contrat, et peut-être une option pour une deuxième, Fernando Alonso pourrait y trouver son compte.

"Il est évident que je n'ai pas de contrat [2025] pour le moment", a-t-il déclaré lorsqu'on lui a demandé à Djeddah s'il figurait sur la liste des candidats de Wolff. "Il est donc préférable d'être sur ces listes que sur celles d'un autre championnat, ou sur la liste des retraités ! Mais je prendrai la décision de m'engager ou non pour l'avenir dans les prochaines semaines ou les prochains Grands Prix. Je dois en premier lieu me retrouver, je dois prendre une décision, savoir si je veux personnellement m'engager pour l'avenir. Je dois naturellement sacrifier tout le reste dans ma vie pour être à 100% prêt pour la F1. Et c'est ce qui déterminera cette décision."

Quelques jours plus tard, il a ajouté une remarque intrigante sur le timing à venir : "Il est juste selon moi de ne pas trop retarder les choses pour l'équipe et pour les options qu'elle doit garder ouvertes".

Et l'option numéro un pour Aston Martin, c'est évidemment Max Verstappen. Lawrence Stroll fera tout ce qu'il faut, financièrement ou autrement, pour le faire venir, comme ce fut le cas lorsqu'il a convaincu les Champions du monde Sebastian Vettel et Fernando Alonso de rejoindre le projet. Max Verstappen serait la dernière pièce du puzzle en plus de tout ce que Lawrence Stroll a mis en place depuis qu'il a repris l'équipe Force India en difficulté à l'été 2018. Max Verstappen est l'homme qui pourrait transformer la monoplace verte en une machine victorieuse, sa présence réduisant également le potentiel global de Red Bull.

Lawrence Stroll, propriétaire d'Aston Martin.

Lawrence Stroll, propriétaire d'Aston Martin.

Photo de: Andy Hone / Motorsport Images

Alors pourquoi Aston Martin serait-elle une destination ayant du sens pour Max Verstappen ? Tout d'abord, en supposant que Fernando Alonso parte, la situation y est beaucoup plus claire que chez Mercedes. Il y a un baquet disponible aussi longtemps qu'il le souhaite, sans pression de la part de l'équipe pour promouvoir un protégé. Et la position de Lance Stroll en tant que coéquipier est tout aussi ferme. Max Verstappen saura dans quoi il s'engage.

Cependant, l'essentiel est d'avoir le package le plus compétitif qu'il puisse obtenir, et Aston Martin a une dynamique ascendante qui lui permet d'être une option très attractive pour 2026. Elle deviendra l'écurie d'usine de Honda, avec tous les avantages qui en découlent. Elle ne sera plus cliente de Mercedes, ni dépendante des boîtes de vitesses et des pièces de suspension fournies par Brackley. Personne ne comprend et ne respecte plus Honda que Max Verstappen, et compte tenu de la position privilégiée qu'il occupe, il est probablement persuadé que le constructeur japonais est sur la bonne voie pour poursuivre sa forme actuelle dans la nouvelle ère.

Il sera également bien conscient des efforts déployés par Stroll Sr au cours de ces dernières années. Aston Martin dispose d'installations flambant neuves, d'une soufflerie en cours de construction et d'une solide équipe technique composée de personnes clés qu'il connaît bien depuis leur passage chez Red Bull, notamment Dan Fallows. Le fait que Lawrence Stroll continue d'étoffer ce vivier de talents – avec Bob Bell récemment nommé au poste de directeur exécutif – montre à quel point il est sérieux.

Max Verstappen (et même son père Jos) appréciera également la simplicité du processus de prise de décision chez Aston Martin. C'est l'équipe de Lawrence Stroll, et c'est lui qui prend les décisions importantes, informé par son bras droit Martin Whitmarsh et le directeur de l'équipe, Mike Krack. Il n'y a pas de politique ni d'intrigues, ni de conseil d'administration qui plane quelque part au-dessus de l'écurie. Et il ne serait pas un pion dans un jeu de surenchère entre Toto Wolff et Red Bull.

Max Verstappen au volant de la Red Bull RB20.

Max Verstappen au volant de la Red Bull RB20.

Photo de: Steven Tee / Motorsport Images

Ce n'est peut-être pas rédhibitoire mais chez Mercedes, il serait obligé de se plier à de nombreuses journées de marketing et de sponsoring, alors que chez Aston Martin, on lui assurerait de ne faire que le strict minimum en dehors des week-ends de course. Avec 24 Grands Prix au programme, il est important pour tous les pilotes de la grille d'avoir un peu de temps pour soi, surtout pour quelqu'un comme Max Verstappen, qui travaille sans relâche depuis le karting.

En fin de compte, tout pilote de haut niveau veut avoir la meilleure voiture, et les meilleurs ont la conviction de pouvoir faire la différence, suffisamment pour transformer une voiture qui est sur le point d'être victorieuse en une prétendante au titre. Que ce soit chez Mercedes ou Aston Martin, pour 2025 ou 2026, il est évident que l'on doit se préparer à de grandes nouvelles concernant Max Verstappen, peut-être dès les prochaines semaines.

Pendant ce temps, l'intéressé continue d'envoyer des signaux contradictoires, insistant toujours sur le fait qu'il est heureux là où il est, tout en laissant entendre que tout est possible.

"Le fait est que je pense que personne n'aurait jamais réalisé ou vu que Lewis passerait chez Ferrari", a-t-il déclaré à Djeddah. "Dans ma vie, et cela n'a rien à voir avec la F1 ou quoi que ce soit d'autre, c'est juste la vie en général, on ne sait jamais ce qui arrive, ce qui vient à vous ou ce qui se passe autour de vous, ou ce qui peut vous influencer. On ne peut donc jamais dire à 100% que c'est comme ça que ça va se passer. C'est ainsi que j'aborde ma vie. Mais je n'y pense pas trop non plus. Je suis très détendu."

Lire aussi :
Article précédent Newey ne va pas s'éloigner de Red Bull F1, en dépit des rumeurs
Article suivant Mercedes a "un problème avec la physique", explique Wolff

Meilleurs commentaires

Dernières actus