Pourquoi le GP du Mexique sera le plus difficile de la saison

Les pilotes de Formule 1 s'attendent à la course la plus difficile de la saison jusqu'ici au Grand Prix du Mexique, avec des conditions uniques qui vont mettre le moteur et le refroidissement des freins à rude épreuve.

Pourquoi le GP du Mexique sera le plus difficile de la saison
Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS17
Fernando Alonso, McLaren MCL32
Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-17
Max Verstappen, Red Bull Racing RB13
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS17, Kimi Raikkonen, Ferrari SF70H
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08
Pascal Wehrlein, Sauber C36
Lewis Hamilton, Mercedes-Benz F1 W08
Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS17
Sebastian Vettel, Ferrari SF70H, passe sous le drapeau à damier
Un fan avec le drapeau mexicain dans les tribunes
Un fan avec le drapeau mexicain
Valtteri Bottas, Mercedes-Benz F1 W08
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13

Les caractéristiques uniques de Mexico – avec l'air moins dense lié à la haute altitude – rendent plus compliqué, pour les équipes, le contrôle des températures des voitures.

Déjà en essais libres ce week-end, les pilotes ont dû lever le pied de façon anticipée à la fin des lignes droites pour protéger leurs freins et leurs moteurs de la surchauffe, et la situation va probablement être pire lors de la course ce dimanche.

Le pilote Renault Carlos Sainz s'attend à ce que la situation soit véritablement ardue. "C'est la plus grosse inquiétude pour nous tous en course", a-t-il répondu quand Motorsport.com l'a questionné sur les difficultés du refroidissement.

"Nous savons que nous étions très à la limite lors des EL2, et en course ça sera comme toujours à Mexico, un genre d'épreuve de survie sur le plan de la fiabilité. C'est la plus difficile de l'année. En qualifications, on peut vraiment s'amuser, mais en course quelque chose peut mal se passer."

Les problèmes de refroidissement font qu'il est encore plus important de rouler dans l'air propre à Mexico qu'ailleurs, ce qui va rendre la lutte pour la première place dans le premier virage extrêmement importante.

Daniel Ricciardo déclare : "Nous ne pouvons pas être dans la boîte de vitesses de quelqu'un pendant 20 tours. Je pense que ça devrait nous convenir, évidemment si nous sommes proches, nous essaierons d'attaquer rapidement, mais ça va être de la gestion des freins et du refroidissement."

Mercedes, dont les pilotes s'élanceront de la seconde ligne de la grille, derrière Sebastian Vettel et Max Verstappen, espère avoir fait suffisamment pour garder ses voitures sous contrôle.

Toto Wolff, le directeur exécutif de l'équipe, d'expliquer : "Nous avons essayé de nous préparer aussi bien que possible et d'envisager les conditions. Mais ça va assurément être difficile pour tous les concurrents en termes de refroidissement du moteur et des freins. J'espère que nous avons... ou je pense que nous avons pris une petite marge et avons envisagé cela."

Les inquiétudes de Renault

Le directeur général de Renault, Cyril Abiteboul, a admis qu'il y avait eu quelques grosses migraines au moment de régler au mieux la voiture pour composer avec les exigences uniques de Mexico. "Je sais que nous avons des inquiétudes, donc nous devons être extrêmement prudents dans notre approche de la course demain."

Il craint également qu'en raison du fait que les voitures ne pourront pas se suivre les unes les autres, le Grand Prix soit assez ennuyant.

"Ça pourrait être une procession, je pense qu'il y a ce risque. Les gens pourraient geler leur position et essayer d'aller jusqu'au bout, en raison des possibilités de dépassement limitées ou du risque important de rouler dans des conditions très difficiles."

"Il pourrait s'agir du fait que les gens vont en quelque sorte accepter leur position et aller jusqu'à l'arrivée. Nous pourrions devoir faire ça, c'est le genre de chose que nous envisageons."

Le défi unique de Mexico

Le responsable technique de Williams, Paddy Lowe, insiste sur le fait que les caractéristiques uniques du Mexique mettent à rude épreuve les écuries concernant le refroidissement. "C'est un circuit compliqué pour le refroidissement, probablement un des plus difficiles de l'année, en raison de la couche atmosphérique mince et de la grande quantité de freinages qu'il y a à faire sans le bénéfice de la traînée [aérodynamique]."

"Avec le moteur turbo, contrairement à un moteur normalement aspiré qui subit une perte de puissance, ces propulseurs tournent à la puissance normale. Donc on a la même chaleur, ou en fait plus, parce que le compresseur travaille encore plus."

"Ensuite, il y a moins de refroidissement parce qu'il y a une masse d'air moins importante qui passe dans les radiateurs, mais encore plus de chaleur que la normale, donc c'est un double coup dur."

"Il va falloir gérer la roue libre, c'est un grand sujet du week-end jusqu'ici. Nous imaginons qu'il va s'agir d'un gros problème pour d'autres également, donc il faut voir si nous pouvons en tirer avantage."

"Nous levons le pied partout, pour l'essence, les pneus, les freins, et le refroidissement. C'est probablement plus une question de refroidissement que d'autres choses."

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