Pourquoi pilote-t-on le jeudi à Monaco ?

Légendaire, le Grand Prix de Monaco est l'un des rendez-vous les plus atypiques du calendrier, et sans conteste le plus glamour de tous

Légendaire, le Grand Prix de Monaco est l'un des rendez-vous les plus atypiques du calendrier, et sans conteste le plus glamour de tous. Crée en 1929, c'est aussi l'une des plus anciennes courses automobiles.

Aujourd'hui, c'est l'un des deux Grands Prix disputés en pleine ville (l'autre étant Singapour), mais c'est également le seul où les essais libres 1 et 2 se déroulent le jeudi.

Sur le rocher, la Formule 1 s'étend sur quatre jours au lieu de trois. Lors de sa première inscription au championnat du monde de F1, en 1950, année de création de la catégorie reine du sport automobile, ce Grand Prix avait été programmé le 21 mai, week-end de l'ascension. Logiquement, le jeudi précédant la course était donc un jour férié.

Et qui dit week-end prolongé dit tourisme. Monaco connaissait alors une forte affluence durant cette semaine de mai. L'arrivée du Grand Prix et des contraintes qui vont avec (fermeture des routes, installation des tribunes) allait changer la donne et les commerçant locaux commençaient à se plaindre.

Intelligemment, la principauté décidait d'utiliser ce jeudi férié pour débuter le week-end de compétition puis de reprendre le samedi et le dimanche, permettant ainsi d'ouvrir à nouveau les routes le temps de la journée du vendredi.

Une solution qui satisfaisait tout le monde, à commencer par les commerçants. Depuis l'arrivée du Grand Prix de Monaco, le Rocher connait des affluences record l'espace d'un week-end.

Depuis quelques années, la situation a encore un peu évoluée. L'arrivée de compétitions annexes, GP2 en tête, imposait à la Principauté d'exploiter le circuit le vendredi matin. A la différence qu'aujourd'hui, plus personne ne semble s'en plaindre...

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Séries Formule 1
Type d'article Actualités