Pourquoi la FW47 confirme que Williams regarde surtout vers 2026
Williams est la deuxième équipe à présenter sa voiture pour la saison 2025 de Formule 1. Mais techniquement, qu'est-ce qui distingue la FW47 de sa devancière ?
Après McLaren, Williams est la deuxième formation à présenter sa Formule `1 pour la saison 2025. La situation de l'équipe basée à Grove est toutefois très différente de celle des champions constructeurs en titre. Alors que le directeur McLaren, Andrea Stella, a déclaré que son équipe avait procédé à des changement "fondamentaux", notamment au niveau de l'aérodynamique de la voiture, James Vowles a souligné que Williams se concentrait principalement sur les années 2026 et 2027. Des travaux sont actuellement en cours pour moderniser l'infrastructure de Grove, grâce à laquelle Williams espère faire un pas en avant dans le cadre de la nouvelle réglementation.
La FW47 présentée est donc une évolution, mais avec quelques changements intéressants. Cela commence dès l'avant de la voiture. Contrairement à McLaren, Williams a présenté un aileron avant entièrement redessiné avec un nez en conséquence. Alors que l'année dernière, Williams disposait d'un nez plutôt large et plat, il est ici légèrement plus pointu − ce qui implique que la structure d'impact est également légèrement plus étroite que l'année dernière. Le profil de l'aileron avant lui-même s'incline du nez jusqu'à la plaque d'extrémité, comme nous l'avons déjà vu précédemment, ce qui confirme qu'il s'agit d'un design entièrement nouveau.
D'ailleurs, ces changements peuvent aussi en dire long sur le travail effectué sur les installations. En particulier, les modifications apportées au nez et à la structure d'impact, sans perdre l'intégrité et en réussissant tous les crash-tests, soulignent les progrès réalisés par Williams. C'est également vrai par rapport aux voitures des années précédentes qui étaient généralement trop lourdes, Vowles ayant déclaré que ce n'était pas le cas de la FW47.
Williams s'aligne sur Mercedes et Aston à l'arrière
Pour la suspension avant, Williams s'en tient à un système à poussoirs. Elle est ainsi l'une des rares équipes à continuer dans cette voie. Les quatre écuries de pointe, par exemple, utiliseront des tirants à l'avant puisque Ferrari a finalement décidé de rejoindre ce club.
Comme indiqué précédemment, les deux variantes présentent des avantages et des inconvénients. Avec une suspension à tirants, les pièces internes de la suspension sont plus basses dans le châssis, ce qui permet d'abaisser le centre de gravité. Une suspension à poussoirs, en revanche, est plus accessible aux mécaniciens et est considérée comme plus facile à manipuler. En outre, les deux variantes ont des effets différents sur l'écoulement de l'air vers l'arrière, de sorte que le choix doit s'adapter à la forme des tunnels à l'avant du plancher et à celle des pontons. Pour guider ce flux d'air, Williams a placé la fixation du poussoir derrière le premier triangle, comme l'an passé.
Le fait de s'en tenir aux poussoirs à l'avant peut également être lié à ce que Vowles a déjà évoqué : l'accent mis sur 2026. C'est peut-être la raison pour laquelle Williams ne juge pas nécessaire de revoir l'ensemble de la suspension avant, d'autant plus qu'un tel choix est étroitement lié au concept aérodynamique de la voiture. L'équipe n'est d'ailleurs pas tout à fait la seule à agir de la sorte, surtout si l'on regarde les plus petites formations de la grille. Haas, par exemple, a déjà fait savoir qu'elle ne suivrait pas Ferrari et qu'elle s'en tiendrait également au système à poussoirs.
Le changement le plus important chez Williams se situe au niveau de la suspension arrière. L'équipe est passée du système à tirants à celui à poussoirs. À l'arrière, la suspension à poussoirs est considérée comme plus intéressante dans la Formule 1 d'aujourd'hui. En plaçant tous ces éléments un peu plus haut, on libère plus d'espace vers le bas pour optimiser le flux d'air et aussi plus d'espace pour le diffuseur. En optant pour un poussoir, Williams suit l'exemple de son motoriste Mercedes et d'Aston Martin (également motorisé par la firme allemande), qui ont procédé à ce changement dès l'année dernière.
Pour finir, des changements au niveau de la carrosserie sont également visibles chez Williams par rapport à l'année dernière. Les pontons sont très similaires à ce que nous avons connu chez Red Bull, à la fois en termes d'entrées d'air et de profil en pente, qui est légèrement différent de celui de la Williams 2024. Il convient de noter que l'élément visible de la structure d'impact latéral (SIS) a également été placé légèrement plus haut cette année, ce qui semble essentiellement lié à des fins aérodynamiques.
L'ensemble du capot moteur est plus compact, comme chez McLaren, même s'il faut reconnaître que l'équipe papaye est allée beaucoup plus loin. Chez Williams, autour du capot moteur, l'aérodynamisme semble plus efficace que celui de la FW46 (avec un aileron de requin plus long cette année), même s'il reste encore un peu d'épaulement.
Dans l'ensemble, Williams tente à bien des égards d'optimiser le concept de sa F1 2024, avec le nouvel aileron avant et la suspension arrière à poussoirs qui attirent l'attention, mais sinon - comme l'a souligné Vowles - elle se tourne principalement vers 2026.
VIDÉO - Carlos Sainz offre à la Williams FW47 ses premiers tours de roue
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