Présidence de la FIA : le tribunal de Paris ordonne un procès
Le tribunal de Paris a ordonné l'ouverture d'un procès contre la FIA début 2026 pour statuer sur la légitimité ou non de l'élection présidentielle à venir, à laquelle Mohammed Ben Sulayem sera le seul candidat.
Photo de: Erik Junius
Le tribunal judiciaire de Paris a rendu une première décision après avoir été saisi par Laura Villars, candidate empêchée à la présidence de la FIA. Le juge n'a pas prononcé de suspension de l'élection à venir ni pris de décision quelconque avant celle-ci. En revanche, il a estimé qu'un procès devra avoir lieu pour trancher la "question de fond" posée, ne validant ainsi aucune des positions exposées par les deux parties en les renvoyant devant les juges compétents.
Âgée de 28 ans, la pilote automobile suisse avait annoncé sa candidature à la succession de Mohammed Ben Sulayem en décembre prochain, lors de l'élection organisée tous les quatre ans à la tête de l'instance internationale. Néanmoins, compte tenu des conditions nécessaires à remplir pour présenter une liste, le président sortant se retrouvera seul en lice. Outre Laura Villars, les candidats déclarés Tim Mayer et Virginie Philippot avaient eux aussi jeté l'éponge devant l'impossibilité de concourir à l'élection.
À ce stade, la justice française a annoncé l'ouverture d'un procès "contre la FIA devant les juges du fond" à partir du 16 février 2026. C'est alors que pourront avoir lieu les débats sur les manquements reprochés à la FIA.
En attendant, l'élection présidentielle pourra se tenir comme prévu, le 12 décembre à Tachkent, en Ouzbékistan, en marge de l'assemblée générale annuelle de la FIA. Mohammed Ben Sulayem sera mécaniquement réélu pour un second mandat. Par la suite, le procès pourrait remettre en cause sa validité et même procéder à son annulation, à la seule condition que les juges tranchent dans ce sens. Il ne s'agit donc que d'une hypothèse.
Laura Villars et ses avocats dénoncent plusieurs points devant la justice : "L'impossibilité de présenter une liste alternative ; la situation inédite d'une seule candidate éligible pour la région Amérique du Sud ; la transparence et le fonctionnement du Comité des nominations ; la conformité des procédures électorales aux principes de gouvernance, de démocratie et d'intégrité que la FIA revendique".
Dans un communiqué faisant suite à l'ordonnance du tribunal de Paris, Laura Villars assure agir "pour la crédibilité, l'équité et l'intégrité du sport automobile international". Elle indique également qu'elle "poursuivra ce combat devant les juges du fond afin de garantir un processus électoral conforme aux standards de gouvernance attendus d'une organisation internationale".
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires