Ben Sulayem envisage un retour aux moteurs V10 en F1
Mohammed Ben Sulayem, le président de la FIA, a évoqué la possibilité de revoir des moteurs V10 en Formule 1.
Photo de : LAT Images
Les V10 de retour en F1 ?
Début 2025, la FIA a évoqué la possibilité d'un retour des moteurs V10 en Formule 1. Depuis, les discussions sur la question s'accumulent et le projet prend peu à peu forme.
Près de deux décennies après leur disparition en Formule 1, les moteurs V10 pourraient-ils faire leur retour dans la discipline ? C'est en tout cas une idée évoquée par le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, dans un message publié ce jeudi sur les réseaux sociaux.
Revenant sur l'évènement de la semaine pour la catégorie reine des sports mécaniques, à savoir la grand-messe qu'a constitué le F1 75 Live, sorte de cérémonie de lancement de la saison 2025, Ben Sulayem a écrit sur Instagram : "La cérémonie de lancement de la F1 qui s'est déroulée cette semaine à Londres a suscité de nombreuses discussions positives sur l'avenir du sport."
"Alors que nous attendons avec impatience l'introduction de la réglementation 2026 sur le châssis et l'unité de puissance, nous devons également montrer la voie en ce qui concerne les tendances technologiques futures du sport automobile. Nous devrions envisager toute une série d'orientations, y compris le rugissement d'un V10 fonctionnant avec un carburant durable."
Une déclaration qui intervient donc quasiment 20 ans après la disparition totale des V10 du plateau de la Formule 1 au profit des V8 et plus de dix ans après l'introduction des V6 turbo hybrides actuels. Pour 2026, le choix a été fait de maintenir une motorisation V6 turbo hybride tout en la simplifiant (en retirant notamment le MGU-H) et en faisant en sorte que la puissance vienne à parts égales du moteur à combustion et de la partie électrique.
Depuis 2014 et le passage aux unités de puissance de la génération actuelle, le débat sur la réintroduction d'autres motorisations n'a jamais cessé. Parmi les arguments en faveur d'un retour en arrière, l'on note la complexité, le coût ou encore le manque de bruit des groupes motopropulseurs contemporains.
Toutefois, dans le contexte actuel, les instances et les acteurs de la F1 n'ont pas fait le choix de revenir à une motorisation ancienne mais bien d'avancer dans la voie de l'hybride - privilégiée pour attirer d'autres constructeurs automobiles, à l'image d'Audi - en l'assortissant, là encore en 2026, de l'impératif d'utiliser un carburant 100% renouvelable.
Ce dernier point s'appuie également sur une réflexion plus globale sur l'avenir de l'industrie automobile qui consiste à constater qu'en dépit des progrès d'autres technologies, comme l'électrique, le parc automobile mondial sera toujours très majoritairement constitué de voitures à essence dans les décennies à venir. Un moyen moins coûteux et plus efficace de démocratiser les efforts environnementaux et de développement durable serait donc de progressivement démocratiser les carburants renouvelables.
"Quelle que soit la direction choisie, nous devons aider les équipes et les constructeurs à maîtriser leurs dépenses", a par ailleurs ajouté Ben Sulayem. "La satisfaction de nos membres et de nos fans sera toujours au cœur de toutes nos actions, parallèlement à un travail important visant à rendre le sport plus sûr et plus durable pour les décennies à venir, afin que les générations futures puissent profiter de la F1."
VIDÉO - Les coulisses de la production du film "F1"
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