Prost : "Le cerveau travaille différemment" avec le turbo

Alain Prost, ambassadeur Renault, est un amoureux des moteurs turbo, avec lesquels il a connu certains des plus grands moments de sa carrière

Alain Prost, ambassadeur Renault, est un amoureux des moteurs turbo, avec lesquels il a connu certains des plus grands moments de sa carrière. A l’occasion du retour des turbo en F1 à compter de la saison 2014, sous forme de V6 1.6L, le Professeur partage ses sentiments concernant le retour à un développement moteur bien différent de celui de ces dernières années, mais tout aussi excitant…

Bien entendu, la technologie turbo moderne sera loin aussi de ce qui a été vu dans les glorieuses années 80 !

Si l’on prend ce que l’on a connu au début des années 80, [la différence est] le temps de réponse : deux ou trois secondes. On a vécu l’évolution du turbo année après année, les améliorations entre les premières années turbo en 77 et sur la fin, mais automatiquement, c’est un pilotage très différent – il fallait trouver le bon moment pour accélérer – et anticiper l’arrivée de la puissance”, estime Prost.

L’impact du turbo sur le pilotage était très important, et c’est une nouvelle façon de maîtriser les monoplaces qui sera imposée aux pilotes de la grille à compter de la saison prochaine. Comme avec les pneus modernes, il faudra notamment gérer pour optimiser des domaines tels que la consommation, en raison des limitations imposées par les nouvelles règles.

Le bon timing dépendait de beaucoup de paramètres : la nature du virage, la vitesse, l’adhérence, le type de pneus, l’usure des pneus, l’usure du turbo. Pour le pilotage, il y avait des virages où clairement il fallait freiner un peu plus tôt pour pouvoir accélérer plus tôt pour avoir la puissance requise au bon moment”, ajoute Prost. “C’est pour cette raison qu’il y avait des gros écarts qui pouvaient se créer, y compris en raison de la fatigue du pilote en fin de course. Le cerveau travaillait différemment”.

Le moteur turbo 2014 sera assisté par l’ERS, une évolution naturelle du KERS ne faisant qu’un avec le bloc propulseur.

Quand on mesure aujourd’hui l’évolution technologique globale au niveau de l’automobile en général et de la F1 en particulier, il est clair que les moteurs turbo de demain seront très différents. Notamment parce qu’il y aura une partie électrique qui génère de la puissance. Le temps de réponse on ne le connaît pas encore avec précision, mais il sera très faible par rapport à ce que nous avons connu dans les années 80”, conclut le Quadruple Champion du Monde français.

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