Quantum of Solace - Les (faux) millionaires en F1 (2/2)

Plus folklorique encore que d'autres investissement cavaliers, l'arrivée de Lamborghini en tant qu'équipe en 1991 (après avoir fourni son moteur à Lola et Lotus) devait se faire sous une bannière mexicaine, avec un certain Francesco Gonzales Luna

Plus folklorique encore que d'autres investissement cavaliers, l'arrivée de Lamborghini en tant qu'équipe en 1991 (après avoir fourni son moteur à Lola et Lotus) devait se faire sous une bannière mexicaine, avec un certain Francesco Gonzales Luna. Ce nom fut très vite repris par les médias pour une autre raison : ce dernier était recherché pour trafic de drogue !

Le projet fut finalement revendu à un industriel italien et l'équipe ne perdura pas l'année suivante. Année où le fameux Andrea Sasseti racheta les châssis Coloni pour monter sa propre équipe, Andrea Moda, du nom de sa marque de maroquinerie. L'opération sentait tellement mauvais que la FIA et Bernie Ecclestone firent tout pour dégoûter l'équipe et la faire partir au plus vite...!

Certains se souviendront enfin du Prince Malik chez Arrows en 1999. Se plaçant comme l'un des fils d'un roi tribal du Nigéria, le businessman suscitait également la méfiance d'Ecclestone qui ne voyait pas d'un bon œil son arrivée dans l'actionnariat de l'équipe de feu Tom Walkinshaw. Il répondit à l'époque que "si je réussis mon pari, tous ceux qui m'ont pris pour un imbécile vont s'en mordre les doigts".

C'est l'équipe qui regretta plutôt de l'avoir écouté : son concept marketing "T-Minus" n'était pas plus viable que le "Moneytron" de Van Rossem; l'argent n'a pas circulé et Malik disparut dans la nature. Presque digne d'un spam envoyé dans la boite mail! Malgré les efforts de Verstappen et Frentzen en piste les années suivantes, Arrows ne s'en remit jamais totalement, et mit la clé sous le paillasson fin 2002.

Aujourd'hui, certains "audacieux" tentent encore d'accéder au pinacle du sport automobile mais en déclenchant plus de ricanements qu'autre chose, comme Stefan GP qui accumula les tentatives d'engagement, sans succès. D'autres, plus passionnés et mieux entourés, arrivèrent à se faire une réputation, tel Paul Stoddart, qui maintint Minardi à flot encore quelques années, ou Vijay Mallya et Tony Fernandes qui investissent tant bien que mal chez Force India et Caterham, l'un ayant plus de succès que le second.

La morale (si l'on peut dire) de l'histoire se trouve peut-être dans cette citation de Rob Walker, patron d'écurie à la fin des années 50 et dans les années 60 : "Pour un patron d'écurie, la seule manière de se retirer du sport automobile avec une petite fortune, c'est d'avoir commencé avec une grande...".

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Paul Stoddart , Bernie Ecclestone , Tom Walkinshaw
Équipes Force India
Type d'article Actualités