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"Ça me rappelle le bon vieux temps" :  Le plaisir de piloter retrouvé en Hongrie

Contrairement à plusieurs circuits cette saison, le Hungaroring a permis aux pilotes de se concentrer avant tout sur... le pilotage. Avec une gestion de l'énergie bien moins contraignante, ils ont retrouvé des sensations proches des anciennes générations de Formule 1, pour leur plus grand plaisir.

Lewis Hamilton, Ferrari, Max Verstappen, Red Bull Racing

Photo de : Alastair Staley / LAT Images via Getty Images

Le nouvel enjeu de déploiement d'énergie introduites en Formule 1 en 2026, combinées à une capacité limitée de la batterie, ont rendu les circuits rapides avec peu de zones de freinage du calendrier particulièrement difficiles à apprécier pour les pilotes.

En qualifications comme en course, certains ont parfois dû lever le pied dans les virages les plus rapides du calendrier afin de récupérer de l'énergie, au détriment des sensations de pilotage palpitantes que procurent habituellement ces courbes.

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Mais avec son enchaînement de nombreux freinages et ses lignes droites parmi les plus courtes de la saison, le Hungaroring a offert une parenthèse bienvenue. Le tracé sinueux de Budapest a rappelé les caractéristiques des anciennes générations de monoplaces, en permettant aux pilotes de se concentrer davantage sur l'exploitation de leur voiture et de leurs pneumatiques, que celle de leur batterie.

"Du point de vue d'un pilote, si vous m'aviez demandé l'an dernier où je préférerais courir, j'aurais probablement répondu Spa. Cette année, je vous dirais plutôt la Hongrie ou l'Autriche, plutôt que Silverstone ou Spa. Ça paraît fou, mais c'est la réalité", expliquait Oliver Bearman avant le week-end de Budapest.

Le Grand Prix de Hongrie n'a pourtant pas été un week-end facile, entre la qualité parfois discutable du nouvel asphalte, les bosses présentes sur le tracé et les conditions venteuses. Mais il a également permis de mettre en lumière les progrès réalisés par la FIA sur la partie châssis, avec des monoplaces plus légères et plus agiles, capables de se suivre de plus près sur ce circuit sinueux et rythmé par les relances.

"C'était agréable", a reconnu son coéquipier chez Haas, Esteban Ocon. "Le fait de pouvoir davantage choisir les rapports que l'on utilise et le style de pilotage que l'on veut adopter, c'est tellement mieux. Ça me rappelle un peu le bon vieux temps."

"Ce circuit reste mon préféré entre tous", a-t-il ajouté, en référence au fait que le Français y a décroché sa première - et jusqu'ici unique - victoire en Grand Prix en 2021, lorsqu'il s'était imposé avec Alpine. "Je l'adore vraiment. J'ai eu le sourire du début à la fin du week-end, et c'est quelque chose de très positif."

Gabriel Bortoleto (Audi F1 team)

Gabriel Bortoleto (Audi F1 team)

Photo de: Pirelli

Gabriel Bortoleto a lui aussi estimé que le Grand Prix de Hongrie avait été l'une des courses les plus agréables de la saison. "Aujourd'hui, c'était un peu plus comme l'année dernière. On était sur un circuit où l'énergie était plus disponible, donc on n'avait pas vraiment de phénomène de clipping ou de limitation de puissance importante", expliquait le Brésilien.

"On avait suffisamment d'énergie à disposition, donc il y avait moins de différence de vitesse entre les voitures. Dans ce sens, on peut probablement dire qu'on a eu davantage d'opportunités de dépassement cette année."

Un sentiment partagé par le duo, Isack Hadjar et Liam Lawson, respectivement sixième et huitième à Budapest. "Ça fait du bien de retrouver sa vitesse maximale au bout des lignes droites, de revenir à une course plus classique", soulignait Hadjar.

"C'est un peu triste qu'on en soit maintenant à classer les bons circuits selon leur niveau d'énergie disponible. C'est comme ça qu'on les juge aujourd'hui... Spa est l'un des meilleurs circuits au monde, mais c'était l'un des pires à piloter. Ça fait du bien de revenir à ce genre de sensations. On s'attend à ce que Zandvoort soit également un bon circuit. Il faut en profiter tant qu'on le peut avant Monza."

Liam Lawson partageait cette analyse, estimant que la course hongroise avait été "clairement meilleure que celle de Spa". "On venait probablement du pire circuit pour arriver sur l'un des meilleurs", expliquait le Néo-Zélandais. "Sur la question de l'énergie, c'était clairement mieux que la semaine dernière. Donc oui, globalement, c'était une course plus agréable."

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