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Un nouveau rapport FIA révèle les chiffres surprenants du bénévolat en F1

La FIA a commandé un rapport visant à dresser un état des lieux du corps des bénévoles de la Formule 1 face à des exigences croissantes.

Les commissaires évacuent la monoplace accidentée de Sergio Perez, Red Bull Racing RB20

Photo de : Zak Mauger / Motorsport Images

Une nouvelle étude commandée par la FIA a révélé qu'il fallait plus de 20 000 bénévoles par an pour organiser correctement les 24 week-ends de Grand Prix de F1, avec une moyenne de 838 bénévoles par week-end.

Le sport automobile est le sport mondial qui dépend le plus des bénévoles pour assurer le bon déroulement de sa vaste pyramide d'événements, depuis les courses amateurs jusqu'à l'ensemble de ses championnats du monde.

Afin de mieux cerner la situation, la FIA a commandé un rapport par l'intermédiaire de la FIA University afin de quantifier les besoins et l'impact de son corps de bénévoles existant, ainsi que de formuler des recommandations pour l'avenir.

Pour recueillir ces données, les chercheurs ont mené une enquête auprès du Groupe de travail des organisateurs sportifs de la FIA, qui représente les organisateurs et les promoteurs des 24 Grands Prix de F1.

Parmi les chiffres clés issus du rapport, on constate qu'il aura fallu en moyenne 838 bénévoles, dont la majorité sont des commissaires de piste, pour organiser un Grand Prix de F1 en 2025, ce qui équivaut à une main-d'œuvre de 20 112 personnes pour l'ensemble du calendrier de 24 courses.

Le rapport indique que les bénévoles travaillent en moyenne 48 heures par week-end de course, ce qui représente 965 376 heures par saison, les deux tiers d'entre eux prenant des congés annuels ou des jours de congé sans solde pour pouvoir aider lors d'un Grand Prix.

Le document précise également que le coût total lié à la formation et au recrutement de ces bénévoles s'élève à 11,1 millions d'euros par an, la valeur totale de la main-d'œuvre étant estimée à 13,2 millions d'euros.

Un commissaire de piste agitant un drapeau rouge au GP de Singapour.

Un commissaire de piste agitant un drapeau rouge au GP de Singapour.

Photo de: Filip Cleeren

Ces chiffres renforcent encore davantage la volonté de la FIA d'agrandir le vivier mondial de bénévoles et de leur apporter un soutien accru, leur charge de travail moyenne ayant augmenté d'environ 20%.

En Formule 1 en particulier, on observe une volonté croissante de professionnaliser des fonctions telles que la direction de course et les commissaires afin de renforcer davantage la cohérence dans la prise de décision, même si des questions subsistent quant à la manière dont ces dépenses seront prises en charge.

Les nouveaux accords Concorde entre la FIA et la F1, signé à la fin de la saison dernière, devrait d'ailleurs permettre à l'instance dirigeante de disposer de davantage de ressources pour améliorer son travail.

Parmi les recommandations formulées par le rapport figurent la nomination d'un responsable du bien-être chargé de superviser les bénévoles, l'investissement dans la recherche et la technologie, ainsi que la mise en place d'un modèle de gestion des bénévoles plus systémique et professionnel.

La FIA a déjà pris des mesures en ce sens avec son nouveau département des officiels, qui vise à centraliser et à harmoniser la formation dispensée au niveau local afin de garantir le respect des normes appropriées dans l'ensemble des clubs membres et lors des épreuves.

Elle a également mis en place un programme haute performance destiné à repérer et à former la prochaine génération de commissaires et de directeurs de course, offrant ainsi aux officiels talentueux la possibilité d'accéder à des fonctions plus importantes dans le monde de la course automobile. La première promotion de six commissaires a accédé à des fonctions au sein de championnats sanctionnés par la FIA l'année dernière. Trois directeurs de course issus de ce programme seront déployés en 2026.

Le rapport soutient également les projets de la FIA visant à créer un nouveau Centre d'excellence, un centre de formation dédié aux officiels destiné à améliorer la qualité et à augmenter le nombre de ces derniers.

Ce nouveau parcours de formation des officiels est important tant pour la F1 que pour d'autres championnats, car le sport automobile a besoin d'un apport constant d'officiels pour les événements des années à venir.

L'une des conclusions positives du rapport est que la majorité des bénévoles restent en poste pendant au moins cinq ans, citant la formation, la camaraderie et les opportunités d'évolution au sein du sport comme certaines des principales raisons de rester impliqués malgré le coût personnel.

Rui Marques, un directeur de course venu du bénévolat

Rui Marques, directeur de course F1 à la FIA, a débuté sa carrière d'officiel dans le sport automobile en tant que commissaire de piste à Estoril.

Rui Marques, directeur de course F1 à la FIA, a débuté sa carrière d'officiel dans le sport automobile en tant que commissaire de piste à Estoril.

Photo de: Mark Sutton / Formula 1 via Getty Images

Dans une interview accordée à Motorsport.com l'année dernière, le directeur de course de F1, Rui Marques, a expliqué que sa passion pour le sport automobile l'avait conduit à devenir commissaire de piste à l'âge de 18 ans, avant d'accéder à des fonctions plus élevées.

"J'attendais d'avoir 18 ans pour devenir commissaire de piste", a déclaré Marques. "J'y ai trouvé une famille, où que l'on aille dans le monde. Tout repose sur la passion pour ce sport. Nous avons des collègues à la direction de course qui continuent à faire du bénévolat en tant que commissaires lorsqu'ils en ont le temps."

Marques constatait la tendance encourageante au rajeunissement du corps des commissaires de F1 ces dernières années, un phénomène lié au succès grand public de la série Netflix "Drive to Survive". "Oui, en Europe, l'âge des bénévoles ne cessait d'augmenter", a-t-il déclaré.

"Ne vous méprenez pas, nous apprécions et respectons tout le monde. Certains d'entre eux ont 30 ans d'expérience, ce qui est également important. Mais nous voyons désormais arriver davantage de jeunes, ce qui est vraiment une bonne chose."

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