Red Bull assume son pari osé avec les pneus

La pluie qui a animé le Grand Prix du Brésil représentait une belle opportunité pour Red Bull Racing de jouer la victoire, mais le pari des pneus intermédiaires n'a pas porté ses fruits.

Max Verstappen était indéniablement l'un des deux pilotes les plus rapides lors de cette course, mais remporter la victoire n'allait pas être facile face à la Mercedes de Lewis Hamilton.

Par deux fois ce dimanche, Red Bull a fait le pari des pneus intermédiaires pour tenter de retourner la situation à son avantage, mais cette tactique n'a pas porté ses fruits. La première fois, la conséquence a été minime pour Verstappen, qui a simplement rétrogradé derrière la Ferrari de Kimi Räikkönen.

La deuxième fois, en revanche, le Néerlandais a abandonné sa deuxième place et s'est finalement retrouvé 14e lorsqu'il a fallu revenir aux pneus pluie. Verstappen a ensuite réalisé une remontée foudroyante ponctuée d'impressionnants dépassements où il a gagné 11 places en une quinzaine de tours.

Chez Red Bull, pas de regrets : certes, le pari des pneus intermédiaires a été fatal à la deuxième place que pouvait obtenir Verstappen, mais il était essentiel pour tenter de remporter la victoire.

"Nous visions la victoire", confirme Christian Horner, directeur d'équipe. "Avec le recul, bien sûr, c'est facile de dire que la pluie s'est intensifiée et que le pneu extrême s'est avéré meilleur. Mais cela aurait facilement pu être l'inverse et ça n'en était pas loin du tout, puisque Ricciardo était le plus rapide en piste à un moment [meilleur tour en course au 42e tour, ndlr]."

"On voyait que la Williams de [Felipe] Massa trouvait du rythme à chaque tour, allait de plus en plus vite. Et comme nous l'avons si souvent vu avec ces intermédiaires, ils sont très souvent le pneu le plus rapide, car dès qu'on génère de la température en eux, ils sont largement plus rapides."

La victoire était-elle possible ?

Verstappen aurait-il pu menacer Hamilton pour la victoire s'il n'avait pas tenté de chausser les intermédiaires ? C'est uniquement sur la période du 31e au 42e tour que le rythme des deux hommes est comparable, entre le moment où le drapeau vert a été brandi (après l'interruption de la course) et celui où le pilote Red Bull est rentré au stand.

L'écart entre Hamilton et Verstappen était d'une seconde à ce moment-là et a dépassé les huit secondes au moment de son changement de pneus ; le Néerlandais a donc laissé filer sept secondes sur son rival dans ce laps de temps, mais cinq d'entre elles ont été perdues lorsqu'il a perdu le contrôle de sa monoplace dans la ligne droite des stands.

"Je pense qu'il aurait été difficile de menacer Lewis", estime Horner. "Nous sommes parvenus à obtenir la deuxième place, mais Lewis semblait avoir le rythme pour nous résister. C'est pourquoi nous avons fait un pari stratégique en espérant que le pneu intermédiaire fonctionne."

"Il est devenu évident, lorsque l'intensité de la pluie a légèrement augmenté, qu'il fallait abandonner cette stratégie, et c'est douloureux quand on est derrière la voiture de sécurité car on perd un grand nombre de places."

Chevauchée fantastique

Quant à la remontée effectuée par Verstappen en fin de course, elle est déjà entrée dans la légende de la Formule 1.

"Avec la rapidité avec laquelle il est remonté à travers le peloton, sans perdre de temps, on voyait qu'il rattrapait Pérez pour le podium, même à dix tours de la fin", souligne Horner, alors que dix monoplaces séparaient Pérez de Verstappen à quinze boucles du drapeau à damier. "Même quand il faisait des dépassements, il gagnait du temps !"

 

Veste Red Bull Racing 2016
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