Formule 1 2018

Red Bull : "Notre pire année depuis 2006" pour la fiabilité

Si Red Bull Racing n'a pas pu constituer une menace sérieuse pour Mercedes et Ferrari au championnat en 2017, c'est en partie à cause d'une unité de puissance Renault qui a connu un certain nombre de défaillances.

Sur les 13 abandons subis par Daniel Ricciardo et Max Verstappen l'an passé, neuf étaient liés à la mécanique, dont sept à l'unité de puissance. Des points précieux ont logiquement été perdus à ce moment-là.

Cela rappelle des mauvais souvenirs à Christian Horner, directeur de l'équipe depuis sa création en 2005. L'année suivante, les Red Bull RB2 avaient encaissé neuf abandons sur problème de fiabilité (dont trois concernant la boîte de vitesses), et en 2007, pas moins de dix (dont trois à nouveau pour la boîte).

"Niveau fiabilité du moteur, c'était sûrement notre pire année depuis 2006", déclare Horner pour Motorsport.com. "Notre partenaire moteur travaille dur pour résoudre ça cet hiver. Il en a besoin pour sa propre écurie aussi. Espérons pouvoir réaliser une saison qui nous permettra de véritablement menacer Ferrari et Mercedes, qui ne vont pas rester les bras croisés en 2018."

"Nous avons abandonné bien trop souvent", poursuit-il lors d'un point presse. "La RB13 a 13 podiums et 13 abandons, donc nous avons hâte de passer à la RB14 ! La fiabilité nous a coûté cher cette année. Si l'on part du principe que chacun de ces abandons nous coûte en moyenne 10 à 12 points, il n'y a pas besoin d'être prof de maths pour comprendre à quel point ça nous a coûté cher." Rappelons que Daniel Ricciardo a conclu l'année à cinq points de Kimi Räikkönen, alors que Max Verstappen accusait un retard de 37 longueurs sur le pilote Ferrari.

L'écart moteur avec Mercedes

Alors que Renault ressentait le besoin de diminuer la puissance de ses moteurs lors des dernières manches de la saison en raison de problèmes de fiabilité à répétition et d'un manque de pièces de rechange, l'écart de puissance avec les autres groupes propulseurs s'est logiquement accentué, notamment vis-à-vis de Mercedes. Red Bull a pourtant signé deux de ses trois victoires en fin d'année, avec les succès de Max Verstappen en Malaisie et à Mexico.

C'est notamment grâce à l'excellent développement réalisé par la structure de Milton Keynes. Comme tous les ans depuis 2012 (à l'exception de 2016), la Red Bull était plus compétitive en fin de saison qu'en début de saison par rapport à la monoplace la plus rapide.

"La fiabilité est un problème clé, mais il s'agit également de maintenir le développement du châssis que nous avons eu en deuxième moitié de saison, et nous avons désespérément besoin que le moteur s'accorde à ce niveau de performance", ajoute Horner.

"À Abu Dhabi, on voyait que Mercedes était dans une autre dimension. Si l'on écoutait leurs messages radio, quand ils augmentaient la puissance de leur moteur, il suffisait de regarder le deuxième secteur. Ils allaient une demi-seconde plus vite ou moins vite selon le mode moteur qu'ils choisissaient. Bravo à eux. Ils font de l'excellent travail dans ce domaine, mais la performance moteur joue un rôle crucial." Renault parviendra-t-il à hisser ses unités de puissance à ce niveau cette saison ?

 
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