Réduction des coûts : Caterham défend les top teams

Hier, la FIA a annoncé avoirconvoqué l'ensemble des équipesdu plateau pour une réunion au sommet à Genève, la semaine prochaine

Hier, la FIA a annoncé avoir

convoqué l'ensemble des équipes

du plateau pour une réunion au sommet à Genève, la semaine prochaine. Il y sera en grande partie question de la méthode à adopter pour aller vers une réduction globale des coûts en Formule 1 à partir de la saison 2015, conformément à l'annonce du dernier Conseil Mondial au sujet des budgets plafonnés.

Les discussions sur le sujet s'annoncent délicates, car si toutes les équipes semblent d'accord pour réduire les coûts, chacune défend aussi ses intérêts. C'est ce que rappelle Cyril Abiteboul, team principal de Caterham, pour qui la puissance des grandes équipes est tout à fait compréhensible. Le Français n'en veut pas aux équipes de pointe de ne pas nécessairement se soucier des équipes de fond de grille. Et pour cause, comme il le rappelle, chacun est soumis à la pression des résultats.

"Je sais que tout le monde se plaint et dit que les plus grosses équipes devraient être moins égoïstes, et qu'elles devraient penser aux intérêts de la discipline, mais il faut se mettre à leur place", souligne Abiteboul dans les colonnes d'Autosport. "Tout ce qu'ils veulent, c'est gagner. Que Caterham soit compétitif ou non, ce n'est pas leur problème."

Le Français en appelle donc à la FIA et aux personnes décisionnaires à la tête de la Formule 1 pour instaurer les mesures nécessaires si elles estiment que le besoin s'en fait sentir.

"Je pense que tout le monde doit regarder quelles sont ses priorités. J'ai mes priorités et mon agenda. Stefano [Domenicali] et Christian [Horner] ont les leurs, donc je pense que cela dépend vraiment des instances dirigeantes", insiste-t-il. "S'il y a un problème, c'est à eux de le régler. Je ne crois pas en la capacité des équipes pour le régler. La plupart des patrons d'équipe sont employés, ils doivent aussi penser à leurs performances individuelles, et quand ce n'est pas suffisant ils vont se concentrer sur leurs propres problèmes. C'est difficile d'être altruiste. La F1 n'est pas un organisme de bienfaisance."

Pour étayer son propos, Abiteboul prend en exemple les écuries Lotus et Sauber, toutes deux sujettes à des difficultés économiques la saison dernière, mais qui ont adopté des stratégies différentes dans la gestion de leur budget.

"On peut encourager la réduction des coûts dans la manière de distribuer les revenus, mais nous n'allons pas dans cette direction. Quand vous êtes dans la discipline, vous êtes tenté de dépenser plus et d'investir plus, et je crois que c'est la stratégie d'une équipe comme Lotus", explique-t-il. "Ils veulent connaitre le succès et cela impacte potentiellement leur équilibre économique. Mais peut-on les blâmer ? Non. Ils jouent juste le jeu. Ils sont enthousiastes pour la course et la compétitivité de leur environnement. C'est une approche. Je pense que Sauber, par exemple, a une approche complètement différente en investissant avec ce qu'ils sont certain d'avoir. Ce sont deux stratégies économiques différentes."

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