Renault prêt pour "un combat très disputé et serré"

C'est fort d'un résultat quasi historique que Renault se prépare au deuxième Grand Prix de la saison, à Bahreïn.

Le compteur a été ouvert d'emblée à Melbourne, et avec les deux pilotes dans les points, ce qui constitue un point de départ idéal pour le Losange. D'autant que les écuries clientes ont également été performantes en Australie, comme le rappelle Cyril Abiteboul.

"C’est la première fois que nous avons nos deux voitures dans le top 10 depuis notre retour mais aussi la première fois de l’histoire de Renault que les six voitures motorisées par le losange finissent dans les points, ce qui est une grande satisfaction", fait remarquer le directeur général de Renault Sport Racing. "Ces premiers résultats de l’année sont très encourageants, mais nous devons rester prudents, conscients des circonstances et très concentrés car les écarts sont infimes entre chaque voiture du top 10 voire au-delà. Cela confirme en tous cas que nous allons dans la bonne direction. Nous devons nous appuyer là-dessus pour continuer à aller de l’avant."

Pour sa première sortie en compétition, la R.S.18 a démontré être au niveau attendu, mais il a également fallu composer avec l'émergence de Haas comme quatrième force de la hiérarchie lors du premier round de l'année. L'écurie américaine n'a pas concrétisé en course, et il est impossible encore de dire si sa forme se prolongera. Du côté d'Enstone, on veut croire en un tracé de Sakhir qui pourrait davantage convenir à la monoplace jaune et noire.

"Le Circuit international de Bahreïn est bien plus lisse que celui de l’Albert Park à Melbourne", souligne Nick Chester. "Nous aurons donc moins de problèmes avec les bosses. L’adhérence est un peu plus élevée, les virages offrent une palette légèrement différente et les possibilités de dépassement sont plus nombreuses avec les lignes droites plus longues. Comme en Australie, je m’attends à ce que les équipes soient très proches pour un nouveau combat très disputé et serré."

Qui dit désert, dit grain de sable

Le deuxième rendez-vous de l'année présente deux particularités majeures : il se déroule au beau milieu du désert et, comme c'est le cas depuis 2014, la course a lieu en nocturne, à la lumière des projecteurs. Depuis quatorze ans maintenant que la F1 rend visite au petit état insulaire, elle y fait face à un élément qu'on ne rencontre pas ailleurs : le sable.

"On blague sur sa localisation en plein désert, mais le sable est une donnée que nous prenons véritablement en considération", souligne Nico Hülkenberg. "Si le vent souffle, le sable est projeté sur la piste et cela peut drastiquement modifier les conditions d'une session à l'autre. Vous devez sans cesse vous adapter aux différents niveaux d'adhérence et à la direction du vent pour pouvoir réaliser le tour parfait. L’an dernier, mon effort en qualifications frôlait la perfection, tout comme celui de ma pole au Brésil en 2010. J'espère que nous pourrons récidiver cette saison. Cela nous permettrait d’être bien placés dimanche prochain."

"Il fait toujours chaud au Moyen-Orient. Cela a longtemps été un élément important pour ce rendez-vous, mais cela ne l’est plus vraiment maintenant que nous pilotons de nuit sous des températures beaucoup plus douces. Cela renforce toutefois l’importance des EL2, la séance la plus représentative des conditions de course. Nous mettrons d’autant plus l’accent sur cette session."

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Séries Formule 1
Événement GP de Bahreïn
Circuit Bahrain International Circuit
Pilotes Nico Hülkenberg
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Tags cyril abiteboul, nick chester, sakhir