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Actualités

Renault promet "l'équité absolue" à Red Bull et McLaren

Dans la foulée des annonces officielles qui ont eu lieu en cascade à Singapour, Renault a précisé sa vision stratégique pour la saison prochaine.

Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32 et Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13 et Fernando Alonso, McLaren MCL32
Max Verstappen, Red Bull Racing RB13, avec de la peinture aéro sur le déflecteur
Cyril Abiteboul, directeur général Renault Sport F1
Fernando Alonso, McLaren MCL32, Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32 et Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13
Alain Prost
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32, devant Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13
Max Verstappen, Red Bull Racing RB13, sort des stands devant Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32

En 2018, en plus de son écurie d'usine, le Losange motorisera McLaren ainsi que Red Bull Racing. Le constructeur français n'équipera plus Toro Rosso, estimant qu'aller au-delà de trois équipes aurait considérablement affecté la qualité de ses services.

Tout en travaillant sur sa future monoplace, McLaren va désormais pouvoir avancer sur l'intégration de l'unité de puissance Renault. Quelques informations ont déjà été échangées avant l'officialisation de l'accord mais le temps presse déjà. Pour l'écurie de Woking, c'est également un revirement complet dans la philosophie qui était prônée avec Honda, puisqu'elle ne disposera plus d'un accord d'usine mais d'une entente client. Néanmoins, Renault promet une équité totale dans la fourniture de ses blocs propulseurs.

"C'est une équité absolue de fourniture, en matériel et en software", promet au micro de Canal+ Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport Racing. "Mercedes n'a pas exactement les mêmes modes d'utilisation du moteur entre les différentes écuries. Renault choisit toutefois l'architecture du moteur, et les autres doivent s'aligner, même si ça ne leur convient pas toujours."

Quel avenir avec Red Bull ?

La suite est en revanche incertaine, alors que plusieurs sources indiquaient dès jeudi que Renault refuserait de motoriser Red Bull Racing après 2018, contraignant l'équipe autrichienne à choisir Honda pour 2019. Le scénario n'est pour le moment pas confirmé par la marque française.

"Ce qu'on peut confirmer, c'est que l'on travaille ensemble en 2018, on fera ce qu'on peut pour les soutenir", souligne Cyril Abiteboul. "On aura vraiment une équité de traitement entre Red Bull, Renault et McLaren. La suite, on ne peut pas trop en parler. Red Bull le fera pour eux-mêmes et nous pour nous. Nous avons une filière pilotes, et le moteur est souvent un moyen d'emmener nos jeunes pilotes en Formule 1. C'est clairement quelque chose que nous n'aurions pas pu faire avec Red Bull et Toro Rosso."

Sur le plan des pilotes, justement, Renault a pu négocier le prêt de Carlos Sainz pour l'année prochaine, comme une contrepartie de la fin de contrat prématurée auprès de Toro Rosso. Une opportunité qu'espérait réellement le constructeur pour son équipe d'usine, et qui lui laisse également la possibilité d'avoir des portes ouvertes sur le marché des transferts. 

"On a un contrat avec Carlos pour 2018, en 2017 on a un contrat avec Jolyon Palmer", précise Alain Prost, conseiller spécial de Renault. "On se concentre sur notre stratégie. Carlos Sainz a un contrat avec nous pour un an, en 2018, et reste dans la filière Red Bull. Cela nous laisse la possibilité de voir ce qui se passe. Le marché va être très ouvert, avec beaucoup de bons pilotes qui finissent leur contrat. Nous avions une vision sur Sainz, nous pensons qu'il va nous donner beaucoup en 2018. On verra ce qui se passera plus tard."

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