Renault persiste et signe : Alpine F1 n'est pas à vendre

Renault, par l'intermédiaire de son PDG Luca de Meo, a battu en brèche l'idée d'une revente de l'écurie Alpine F1 en dépit "d'offres" de rachat total ou partiel.

Pierre Gasly, Alpine A524

Dans le contexte d'un début de saison difficile pour l'écurie Alpine, dont l'A524 a démarré la saison en fond de grille et n'a pour le moment permis d'inscrire que deux points, les rumeurs d'une possible revente de la structure basée à Enstone par le groupe Renault ont émergé. D'aucuns voient Alpine comme une cible potentielle pour Andretti Cadillac, qui chercher à intégrer la F1 depuis plusieurs années, alors que le constructeur chinois Geely est souvent cité comme un investisseur potentiel, voire plus.

Toutefois, le PDG de Renault, Luca de Meo, a profité d'un entretien avec le magazine Autocar pour balayer d'un revers de main cette idée, affirmant ne pas être intéressé par une vente totale ou même partielle de l'écurie : "Je tiens à ce que ce soit très clair. Il n'est pas question d'abandonner. Ce n'est pas mon genre. Nous ne vendrons même pas une partie de [l'écurie Alpine]. Nous n'avons pas besoin d'argent. Des gens m'ont fait des offres à gauche ou à droite, puis en ont parlé dans la presse. Mais nous ne sommes pas intéressés. Ce serait stupide et je ne le ferai pas."

Pas question, toutefois, de minimiser le manque de performances de l'écurie française : "Lorsque nous avons démarré l'ère hybride [en 2014], notre moteur n'était pas performant. Nous avions été Champions du monde avec Red Bull [en tant que motoriste entre 2010 et 2013, ndlr], mais avec l'hybride, les choses ont mal tourné. Même le moteur que nous avons développé en 2021 avait un désavantage de 0"2 à 0"5 au tour. Et cette année, nous nous sommes plantés avec la voiture. Si vous combinez tout, nous sommes à 1,5 seconde de là où nous devrions être."

Nous ne sommes pas là pour être 16e.

"Pour cette année et 2025, nous essaierons avec la configuration actuelle, puis nous nous efforcerons de faire les choses correctement pour le cycle suivant. Tel est le défi. Mais nous ferons tout ce qui est nécessaire pour être une équipe compétitive. Je m'attends à une bien meilleure performance de la part de l'équipe. Nous ne sommes pas là pour être 16e. Nous devrions être dans le coup le plus souvent possible. Parfois vous êtes deuxième, parfois vous êtes cinquième, mais cela devrait être notre niveau."

Et pour pouvoir espérer rejouer la victoire, De Meo pointe trois éléments clés : "La première est une équipe de qualité composée de personnes de haut niveau. La deuxième est la rage de vaincre, l'obsession de la victoire. La troisième est la collaboration et la confiance au sein de l'équipe, un esprit de coopération qui rend les choses plus faciles."

"Alpine devrait être l'une des équipes de F1 les plus solides, car elle bénéficie du soutien du groupe Renault. Je ne pense pas que nous méritions d'être un top team à l'heure actuelle, mais nous ne sommes pas en F1 en tant que touristes et nous devons donc travailler dur."

"Bien sûr, nous avons fait des erreurs. Ça arrive. Mais je pense que nous avons raison de placer la F1 au cœur d'Alpine et de peindre la voiture en bleu pour représenter une culture automobile distincte. Cette marque est tout à fait légitime parce qu'elle a toujours été en compétition. Mais elle peut faire beaucoup mieux, et je ne veux pas laisser passer l'occasion."

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