Renault loin du compte à Shanghai
La journée de l’écurie Renault n’a pas été très bonne, les voitures du Losange ayant été relégué à d’anonymes 17e et 20e positions au terme du Grand Prix de Chine.
En Australie et à Bahreïn, les R.S.16 n’avaient pas manqué les points de beaucoup. En Chine, l’écart avec le top 10 est plus conséquent. Les pilotes tirent un bilan relativement contrasté de ce week-end à Shanghai.
Ainsi Kevin Magnussen, 17e sous le drapeau à damier, veut plutôt voir le positif de cette course calme, pour lui, et sait que son équipe va s'en servir pour continuer sa progression : "À vrai dire, j’ai connu une course assez régulière. J’ai pris un départ décent, puis il n’y a plus eu beaucoup d’action. Je dépassais d’autres pilotes sur d’autres stratégies, donc personne ne se battait vraiment."
"Ce n’est pas un week-end dont nous sommes vraiment satisfaits, mais nous pouvons clairement en tirer des leçons. Nous devons encore comprendre beaucoup de choses, mais nous serons plus forts quand ce sera le cas. Nous savions que nos débuts seraient difficiles et nous ne paniquons pas."
Pour Jolyon Palmer, au contraire, c'est plutôt le négatif qui prime avec une épreuve particulièrement compliquée et un rythme assez lent : "Aujourd’hui le départ s’est bien passé, tout comme le premier tour puisque nous avons gagné beaucoup de places. À partir de ce moment cependant, la journée a été difficile."
"L’équilibre de la voiture était instable, la dégradation des pneus plus accrue qu’à l’accoutumée et le rythme n’était pas aussi bon que lors des courses précédentes. Nous devons analyser les données, mais je suis vraiment content de passer à la prochaine course."
Frédéric Vasseur, le directeur de la compétition de Renault Sport F1, est lui évidemment déçu de cette course, où la dégradation pneumatique a semble-t-il lourdement handicapé la structure d'Enstone : "L’équipe a connu un Grand Prix difficile. Nous avons énormément souffert de la dégradation des pneus. Kevin était désavantagé par son roulage très limité dans des conditions sèches. Cela nous a laissé peu de temps pour affiner les réglages, rendant délicate la gestion des pneus en course."
"Jolyon a débuté en pneus tendres et nous avons choisi de le laisser en piste lors de la neutralisation. Malheureusement, il lui a ensuite été compliqué de mettre ses gommes à température. Cela lui a coûté de nombreuses positions et un passage à quatre arrêts lui aurait fait perdre trop de temps."
"Nous allons rechercher les raisons de cette perte de performance et de température après l’intervention de la voiture de sécurité. Nous sommes impatients d’être au prochain Grand Prix pour continuer d’apprendre, travailler dur et progresser. »
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