Renault - Même à Monaco, le moteur à son rôle à jouer

Avec les spécificités du circuit de Monaco, l’importance donnée à la puissance des nouvelles motorisations sera évidemment moindre

Avec les spécificités du circuit de Monaco, l’importance donnée à la puissance des nouvelles motorisations sera évidemment moindre. Sur une piste où la vitesse moyenne est la plus faible de la saison, il ne s’agira pas d’avoir la meilleure vitesse de pointe, d’autant que le tracé ne comporte aucune véritable ligne droite.

Néanmoins, cela ne veut pas dire que les unités de puissance n’auront pas leur rôle à jouer dans la performance. Au contraire, comme l’explique Rémi Taffin, elles seront tout simplement sollicitées sur d’autres points forts qu’elles doivent présenter.

« Monaco est l’un des rares circuits du calendrier où la performance intrinsèque du moteur n’occupe pas un rôle prépondérant », rappelle le directeur des activités piste de Renault Sport F1. « Le bloc tourne à plein régime moins de 30 secondes sur un tour, soit à peine un quart de la distance. La clé réside donc au niveau de la souplesse du propulseur dans son ensemble, et non de sa puissance. Ceci dit, nous ne pouvons pas nous reposer uniquement sur les qualités du châssis pour signer de bons résultats. Le département moteur doit se concentrer pleinement sur sa tâche et apporter sa contribution. »

Pour aider au maximum les pilotes, Renault et les motoristes vont travailler sur la manière de délivrer le couple à bas régime, afin de faciliter au mieux la sortie des virages lents. « Le pilote a besoin de sentir que la voiture va réagir exactement comme il le souhaite, répondre instantanément et délivrer le couple au moment où il le faut », prévient Taffin.

A Monaco, Renault apportera de nouvelles mises à jour sur la partie logicielle et bénéficiera également du nouveau carburant Total,

qui joue lui aussi un rôle dans le gain de performance en F1

. Pour ce qui concerne la récupération d’énergie, le circuit de la Principauté ne pose pas de problèmes particuliers compte tenu des nombreuses zones de freinage. La gestion de la consommation en sera largement facilitée, d’autant que la distance totale de la course est inférieure à 300 kilomètres.

« À la suite de notre séance d’essais probante à Barcelone, de nouvelles mises à jour seront apportées au niveau des logiciels, et celles-ci vont améliorer encore plus la souplesse et la fiabilité de nos différents systèmes », explique Taffin. « De la même façon, nous travaillons d’arrache-pied avec notre partenaire Total pour tester un nouveau carburant qui offre près de 10 cv supplémentaires, soit un gain de puissance conséquent. »

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Séries Formule 1
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