Renault dérouté par ses performances "étranges" de Barcelone

Renault admet ne pas véritablement comprendre pourquoi, pour la première fois de la saison, son rythme en course était meilleur qu'en qualifications.

Samedi soir à Barcelone, la déception pouvait se lire du côté du Losange, qui n'avait pas réussi à placer une de ses voitures en Q3, ce qu'il était parvenu à faire lors des trois Grands Prix précédents. Ceci était d'autant plus inquiétant que le rythme lors de l'exercice chronométré était jusqu'ici considéré comme la force de la R.S.17, un peu plus à la peine en course.

Et finalement, même si Nico Hülkenberg s'est élancé du 13e rang, il a signé le meilleur résultat en date de Renault depuis son retour avec la sixième place sous le drapeau à damier dimanche.

Certes, le départ quelque peu mouvementé devant lui n'y a pas été étranger, avec les éliminations de Kimi Räikkönen et Max Verstappen, la sortie de piste de Fernando Alonso et la crevaison de Felipe Massa, mais il a tout de même bouclé le premier tour au septième rang, sans jamais être dépassé par la suite grâce à une bonne stratégie. Il a profité de l'abandon sur casse moteur de Valtteri Bottas pour glaner une dernière position.

Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport F1, confie à Motorsport.com que la forme affichée lors de la course est une surprise : "C'était un week-end étrange pour nous, parce qu'habituellement nous [avons] de très bonnes qualifications et des dimanches plus délicats. Cette fois, c'était un petit peu le contraire."

Quand il lui est demandé ce qui a influencé cette inversion des performances, le Français répond honnêtement : "Je ne sais pas. Nous étions vraiment surpris, extrêmement frustrés et un peu choqués, franchement, par notre rythme en qualifications. Ce n'était pas du tout ce que nous attendions en sortant des EL2 et des EL3, mais le rythme de course était plus encourageant."

L'influence du vent

Abiteboul émet l'hypothèse que cela puisse être lié aux conditions à Barcelone, un circuit sur lequel toutes les écuries ont souffert des forts vents et de la mise en température difficile des pneus. "Nous avons quelques explications. Je pense que c'est un mélange de choses, comme toutes les équipes."

"Il est difficile de prédire la façon dont les pneus vont fonctionner et, si vous êtes dans la fenêtre [de fonctionnement de la gomme] où ils doivent se situer ; nous essayions toujours de trouver nos marques dans ce domaine."

"Nous avons conçu des voitures qui sont plus sensibles aux conditions ambiantes, mais notre voiture en particulier est plus sensible, je crois, au trafic mais aussi au vent de travers, donc il va s'agir d'une zone de recherche."

"S'il y a un élément qui a changé, [c'est] le vent [qui] a un petit peu augmenté ; ça peut être un endroit où regarder. Le vent est le même pour tout le monde mais c'est peut-être ce vent qui nous a affectés le plus."

Pas de quoi, cependant, crier victoire, au contraire : "C'était un week-end encourageant. C'est un peu lié aux circonstances dans lesquelles il s'est déroulé. Donc nous ne nous excitons pas trop. Nous devons regarder en arrière, nous devons être studieux, faire profil bas et nous concentrer."

Avec Lawrence Barretto

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Séries Formule 1
Événement GP d'Espagne
Circuit Circuit de Barcelona-Catalunya
Équipes Renault F1 Team
Type d'article Actualités
Tags barcelone, cyril abiteboul