Renault et la peur de devoir recommencer à zéro en 2021

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Renault et la peur de devoir recommencer à zéro en 2021
Jonathan Noble
Par : Jonathan Noble
5 févr. 2018 à 13:30

Renault a renouvelé sa mise en garde contre la future réglementation moteur, craignant de tout devoir reprendre à zéro en 2021.

Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS17 et Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team RS17
Cyril Abiteboul et Jean Todt, président de la FIA
Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team RS17
Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS17, Sebastian Vettel, Ferrari SF70H
Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS17, Brendon Hartley, Scuderia Toro Rosso STR12, Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team RS17, Marcus Ericsson, Sauber C36, Esteban Ocon, Sahara Force India F1 VJM10, font la file à la sortie des stands
Fernando Alonso, McLaren MCL32, Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS17, Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team RS17, Felipe Massa, Williams FW40
Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS17
Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team RS17
Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team RS17 avec des capteurs aérodynamiques

En fin d'année dernière, les dirigeants de la Formule 1 ont présenté les premières orientations de la future réglementation moteur, qui doit entrer en vigueur en 2021. L'idée consiste en un maintien des V6 turbo hybrides 1,6 litre, mais avec des modifications telles que la suppression du MGU-H, des restrictions de développement et une limite de régime moteur plus élevée.

Les détails plus précis du projet se font encore attendre, mais suite à cette présentation, Renault avait déjà manifesté ses inquiétudes. Des craintes aujourd'hui renouvelées par la voix de Cyril Abiteboul, qui estime essentiel de ne pas assister à une remise à zéro complète des concepts en vigueur depuis le début de l'ère hybride en 2014.

"Nous aimerions éviter de recommencer encore à zéro", confie le directeur général de Renault Sport Racing à Motorsport.com. "Si je prends l'investissement qui a été fait au niveau moteur, si je prends le temps qu'il a fallu pour arriver à une situation où le niveau n'est pas équitable, mais dans laquelle le moteur n'est plus un handicap pour la partie châssis – car c'est ce que l'on veut : une disparité où une équipe n'est pas empêchée par son motoriste de gagner des courses ou de faire du bon travail –, franchement, recommencer à zéro est assez effrayant."

Optimisme sous condition

En 2017, Renault a notamment fait le choix de travailler sur un tout nouveau concept de son unité de puissance, après trois premières années délicates durant l'ère hybride. Aux nombreux succès conquis avec le V8 de Viry-Châtillon qui équipait Red Bull Racing ont succédé des critiques acerbes de l'écurie de Milton Keynes, suite à des ennuis aussi bien de performance que de fiabilité.

Jusqu'à présent, Mercedes a remporté tous les titres mondiaux mis en jeu depuis l'introduction des unités de puissance turbo hybrides, et si Ferrari a semblé se mettre au niveau, le bloc allemand paraissait encore avoir un avantage de puissance en 2017.

En dépit des inquiétudes ouvertement manifestées, Cyril Abiteboul conserve de l'optimisme quant à la tournure des négociations avec Liberty Media pour définir la motorisation 2021. "J'ai le sentiment que tout le monde veut avoir un dialogue constructif et arriver très vite à une solution", assure sereinement le Français. "Ceci dit, nous n'allons pas prendre l'engament pour un nouveau moteur sans savoir à quoi ressemblera la F1 en 2021."

Propos recueillis par Jonathan Noble

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Auteur Jonathan Noble
Type d'article Actualités