Renault - "Possible d'atteindre les 1000 chevaux, mais pas en 2017"

Selon Cyril Abiteboul, les équipes qui espéraient voir la barre des 1000 chevaux franchie cette saison ont été trop optimistes. Il faudra encore patienter.

Depuis l'introduction des nouvelles motorisations turbo hybrides, les progrès des constructeurs sont constants et significatifs, mais la barre symbolique des 1000 chevaux n'a pas été franchie, bien que régulièrement évoquée. Cette année, l'introduction du nouveau Règlement Technique nécessitera toujours d'avoir une unité de puissance extrêmement performante. Néanmoins, les progrès significatifs ne seront pas encore suffisants pour passer le cap des 1000 chevaux, prédit Cyril Abiteboul.

"Je pense que la performance maximale des moteurs sera entre 900 et 950 chevaux cette saison", pronostique le directeur général de Renault Sport Racing dans les colonnes d'Auto Motor und Sport. "Ces équipes qui prévoient d'atteindre 1000 chevaux pourraient être un peu trop optimistes. Je crois que même Mercedes ne sera pas en mesure d'extraire autant de puissance. Mais ça devrait être possible avec ce règlement. Et nous avons des concepts radicaux en magasin pour franchir cette barre. Cependant, ça n'arrivera pas en 2017 car nous avons besoin d'un peu plus de temps." 

Un besoin de temps qui n'affecte pas pour autant les ambitions du losange, alors que c'est un nouveau bloc moteur conçu à Viry-Châtillon qui sera fourni à l'équipe d'usine cette année, ainsi qu'à Red Bull Racing et Toro Rosso.

"Nous ne nous attendons pas à pouvoir être au niveau de Mercedes en début de saison", admet Abitboul. "Mais nous pensons que nous sommes suffisamment proches pour que Red Bull se batte avec Mercedes s'ils construisent un bon châssis. Et je suis pratiquement sûr que ce sera le cas. Sur le plan moteur, notre objectif est de battre Mercedes en 2018. Mais cette année, ils seront toujours devant."

Renault sur deux fronts à la fois

Pour Renault, le travail est conséquent puisqu'au-delà de la partie moteur, la restructuration de l'équipe d'usine basée à Enstone se poursuit. On le sait, c'est véritablement sur les cendres fumantes de Lotus que le constructeur français a dû reconstruire, traversant une saison 2016 plus compliquée que jamais. Aujourd'hui encore, les besoins en recrutement, notamment, restent très importants.

"Ces cinq dernières années, il n'y a pas eu beaucoup d'investissement [dans l'équipe]", rappelle Abiteboul, qui a conduit les opérations de modernisation d'Enstone en deuxième partie d'année dernière. "Depuis que nous avons pris le contrôle de l'équipe, nous sommes passés de 470 à 580 personnes. Mais nous avons encore besoin de plus d'ingénieurs pour rattraper le retard. Nous avons besoin de plus de spécialistes aéro qui apportent des idées nouvelles. Il nous faut aussi davantage de designers pour mettre ces idées en pratique. Et enfin, nous devons être capables de produire les pièces pour la voiture."

"Nous verrons en piste si nous avons réussi à tout assembler. Mais nous devons accepter le fait de travailler sur deux fronts. Nous devons franchir un cap en 2017 et le management doit être concentré sur le moyen et le long terme. D'ici 2020, nous voulons nous battre pour le titre mondial. Si nous voulons pouvoir le faire, nous devons nous battre pour des podiums en 2018. Cela signifie que nous devons figurer parmi les équipes du milieu de grille cette année. Ce ne sera pas facile mais nous avons des espoirs réalistes de terminer entre la cinquième et la septième place. C'est une stratégie à long terme, mais nous devons montrer que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs."

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Équipes Renault F1 Team
Type d'article Actualités
Tags cyril abiteboul, moteur, unité de puissance