Renault a déjà des designers dédiés à sa monoplace 2018

Renault commence à travailler sur deux fronts et a lancé son projet 2018, mais n'entend pas laisser de côté ses objectifs pour la saison en cours.

Avec une quatrième entrée dans les points en cinq Grands Prix, à Montréal, toujours l'œuvre de Nico Hülkenberg, Renault poursuit sa progression vers l'objectif fixé pour la trêve estivale. Avec toujours en tête la cinquième place du championnat constructeurs pour la fin de saison, l'écurie française s'est fixé un temps de passage que rappelle son directeur général, Cyril Abiteboul.

"Nous avons réduit l’écart avec Williams et Toro Rosso au classement général avec un objectif inchangé, celui d’être sixième avant la pause estivale", souligne-t-il. "Le travail mené à Enstone et à Viry nous rapproche toujours plus de nos objectifs. Il faut dorénavant continuer ainsi lors d’un programme européen très dense où les épreuves s’enchaîneront à toute vitesse. Nous espérons que ces efforts seront récompensés par de plus grandes évolutions sur les rendez-vous d’ici la Hongrie, fin juillet. Cela nous aidera à lutter pour de meilleures positions et des résultats nous plaçant là où nous voulons être, à la cinquième place du championnat des constructeurs. Nous effectuons des progrès à chaque course et cela est de plus en plus encourageant."

Ce week-end à Bakou, la R.S.17 bénéficiera de quelques améliorations, notamment aérodynamiques. Renault prévoit également de tester de nouveaux composants au niveau des suspensions, afin d'améliorer le comportement de la monoplace, ainsi qu'un système de refroidissement amélioré qui permettrait de gagner en performance.

La monoplace 2018 en soufflerie

Alors que la mi-saison approche, la croisée des chemins entre les programmes 2017 et 2018 va bientôt intervenir, mais le développement de la monoplace actuelle est loin d'être laissé de côté. Au contraire, elle pourrait même bénéficier dans les semaines et mois qui viennent d'évolutions testées en vue de la saison prochaine. 

"Nous avons déjà des designers dédiés à la voiture de 2018", explique le directeur technique Nick Chester. "Nous sommes toujours au travail sur le développement du modèle actuel et nous avons encore des choses prévues. En commençant à développer la monoplace 2018 en soufflerie, nous pourrions tenter d’apporter des éléments sur la R.S.17. Plus l’année avance, moins on dispose de concepteurs puisque l’attention se porte progressivement sur la saison suivante. Dans l’ombre, nous travaillons également d’arrache-pied à Enstone pour augmenter notre potentiel grâce à des mises à niveau touchant plusieurs départements."

Depuis le rachat de Lotus en fin d'année 2015, qui a permis le retour de Renault en tant qu'équipe d'usine, le travail de fourmi est important pour doter Enstone d'infrastructures de haut niveau. Le Losange dispose notamment d'une salle des opérations flambant neuve. 

"Depuis sa mise en service pour l’Espagne, la salle des opérations est vraiment utile", confirme Nick Chester. "Elle nous aide beaucoup à comprendre la performance de la voiture et les réglages après les séances d’essais. Monaco en était un bon exemple après notre jeudi compliqué. Nous y avons fait de grands progrès en y tenant des réunions menant à des changements, la résolution des problèmes et la découverte d’améliorations." 

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Tags cyril abiteboul, développement, enstone, nick chester