Renault veut progresser en course avec un nouvel aileron avant

La R.S.17 sera dotée de plusieurs évolutions à Sotchi, dont un nouvel aileron avant.

Renault a ouvert son compteur lors du Grand Prix de Bahreïn, grâce à la huitième place en course de Nico Hülkenberg. Une première concrétisation du potentiel déjà entrevu dès le début de la saison sur la R.S.17, mais qui n'efface pas des faiblesses à combler. Car en qualifications, le pilote allemand était allé chercher la septième position, accompagné en Q3 par son coéquipier Jolyon Palmer.

Régulièrement à l'aise le samedi après-midi dans l'exercice du tour rapide, la monoplace du Losange l'est moins en course, et c'est sur ce point que se concentre le développement de l'écurie d'Enstone. Des évolutions seront apportées dès ce week-end en Russie, avec notamment un nouvel aileron avant, grâce en partie aux deux journées d'essais privés qui ont eu lieu à Bahreïn la semaine dernière.

"Nous sommes en ce moment mieux en qualifications qu’en course", confirme Bob Bell, directeur technique de Renault. "C’est un symptôme de la performance de notre voiture actuelle. Nous comprenons pourquoi, et nous disposons d’un certain nombre d’évolutions à apporter sur l’aérodynamique et les suspensions pour y remédier. Nous avons essayé de nouvelles pièces à Bahreïn, dont un nouvel aileron avant, conçues pour être plus performantes aérodynamiquement et obtenir une R.S.17 plus efficace en course. C’est un plus de réaliser des essais sur un circuit où l’on vient tout juste de courir. Nous avons ainsi beaucoup de données comparables."

À Sotchi, l'objectif de Renault est d'être aussi performant qu'à Bahreïn en qualifications, tout en allant chercher des points avec un meilleur rythme sur les longs relais.

"La R.S.17 n'est pas aussi bien équilibrée que nous le voudrions sur un relais complet", admet Bob Bell. "Si l’on peut surmonter cela sur un tour, les pneus neufs pouvant masquer le souci sur l'équilibre, la performance est moins constante sur des relais plus longs."

"La R.S.17 est un peu nerveuse en entrée de virage, sous-vire en courbe avant une sortie nerveuse rendant la traction compliquée. Si nous pouvons résoudre ces domaines, nos pilotes auront une monoplace très efficace à leur disposition. Nous estimons que l’aérodynamique en est la raison. Nous y cherchons donc la solution en priorité. Une fois la phase d’entrée réglée, le reste devrait suivre plus facilement." 

"Le gros point positif est que la voiture a fondamentalement le rythme nécessaire pour bien se qualifier. Notre problème actuel est de l’extrapoler en course. Quand vous avez le rythme, la clé est de le maintenir. C’est plus facile de convertir le rythme des qualifications en conditions de course que de trouver une performance innée."

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Événement GP de Russie
Circuit Sochi Autodrom
Équipes Renault F1 Team
Type d'article Actualités
Tags aero, développement