Red Bull ne voit aucune "intention cachée" derrière la rencontre Wolff-Verstappen
Alors que les rumeurs continuent d'enfler autour de l'engagement à long terme de Max Verstappen en Formule 1 et chez Red Bull, une rencontre entre le patron de Mercedes, Toto Wolff, et Jos Verstappen dans le paddock de Montréal a suscité de nombreuses interrogations.
Photo de : Clive Mason - Getty Images
C'est un cliché, mais il n'en reste pas moins vrai : une image vaut mille mots. Il était donc tout naturel que les photos du patron de Mercedes Toto Wolff et du père de Max Verstappen en pleine discussion complice dans le paddock du Grand Prix du Canada deviennent virales sur les réseaux sociaux et alimentent les spéculations.
Red Bull a dû se battre pour conserver son pilote vedette au cours des deux dernières saisons malgré un contrat longue durée, Verstappen affichant de plus en plus clairement sa frustration face à une monoplace aux performances irrégulières. Il est entendu que, même s'il est sous contrat jusqu'à fin 2028, les clauses de performance deviennent de plus en plus exigeantes envers l'équipe au fil des saisons.
Il est également admis que Wolff a eu plusieurs discussions avec l'entourage du Néerlandais au sujet d'un éventuel transfert chez Mercedes.
Mais dans ce cas précis, tout semblait presque volontairement mis en scène. Si Wolff et Jos Verstappen avaient voulu mener des discussions discrètes, le faire à l'extérieur de l'hospitalité Mercedes - devant la porte d'entrée, qui plus est - en pleine vue du paddock n'était certainement pas la meilleure manière de procéder, surtout avec les médias arrivant exactement au même moment pour un point presse de Kimi Antonelli.
La rencontre très visible entre Toto Wolff et Jos Verstappen, jeudi à Montréal.
Photo de: Clive Mason/Getty Images
L'objectif était-il alors de mettre encore davantage la pression sur Red Bull afin que l'équipe progresse après un début de saison loin d'être exceptionnel ? Le directeur de l'équipe, Laurent Mekies, lui-même peu étranger aux jeux d'influence, comme l'a montré récemment son "ping-pong" autour des intitulés de poste avec McLaren, s'est montré déterminé à minimiser l'importance de cette rencontre.
"Je vais vous dire une chose : même si cela peut sembler passionnant vu de l'extérieur, je ne pense vraiment pas qu'il y ait une intention particulière derrière", a-t-il déclaré lorsqu'il a été interrogé par Motorsport.com sur le fait de savoir s'il estimait qu'un message lui était adressé.
"Si l'un de ces gars veut discuter, cela fera de toute façon une histoire. Nous parlons tout le temps avec Max et avec Jos. Il est donc tout à fait naturel qu'ils puissent avoir une conversation avec Toto. Max courait [au Nürburgring] dans une Mercedes la semaine dernière, une GT3. Donc honnêtement, je ne pense pas que cela fasse partie d'un plan visant à faire passer un message ou un autre."
Il reste néanmoins des interrogations concernant les intentions de Verstappen pour les mois à venir. Critique de longue date du règlement 2026, il a fortement laissé entendre qu'il pourrait quitter la catégorie si rien n'était fait pour corriger les effets "contre-nature" liés à une gestion énergétique excessive.
Max Verstappen et Laurent Mekies.
Photo de: Mark Thompson / Getty Images
Cette semaine encore, il a indiqué que le projet de passage à une répartition 60/40 entre la puissance du moteur thermique et le déploiement électrique en 2027 pourrait le convaincre de rester. Mais il est désormais apparu que le soi-disant "accord de principe" annoncé par la FIA n'avait pas obtenu la majorité nécessaire lors du vote. De nouvelles discussions autour d'un compromis auront lieu ce week-end.
"Max se soucie du sport, et s'il s'exprime autant, c'est parce qu'il tient sincèrement à ce que la Formule 1 reste le sommet du sport automobile", a déclaré Mekies lorsqu'il a été interrogé sur le fait de savoir si l'engagement de Verstappen en F1 dépendait de la mise en œuvre - plutôt que de l'affaiblissement - des changements prévus pour 2027.
"Et il veut voir, comme la plupart d'entre vous j'en suis sûr, des qualifications à fond. Il veut voir les pilotes les plus rapides capables d'attaquer autant qu'ils le souhaitent dans les virages sans perdre du temps au tour à cause de cela."
"Il y a eu une formidable ouverture d'esprit de la part des différentes parties prenantes, de la FIA, de la F1 et de toutes les équipes pour dire : 'Oui, nous devons faire quelque chose à ce sujet.' Et je suis sûr que cela a été encourageant pour lui comme pour nous tous de voir que nous sommes prêts à faire des efforts pour corriger cela, et je pense que c'est important pour la F1."
Tout cela est très juste… sans réellement répondre à la question.
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