Malgré les restrictions moteur, Mercedes ne sacrifiera pas la performance

Le passage à trois moteurs par saison et par pilote, très critiqué ces derniers mois, n'est pas vécu comme un défi insurmontable chez Mercedes, mais plutôt comme une suite logique de la tendance initiée ces dernières années.

Malgré les restrictions moteur, Mercedes ne sacrifiera pas la performance
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08, Sebastian Vettel, Ferrari SF70H, Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13, Kimi Raikkonen, Ferrari SF70H au départ
Andy Cowell, directeur général Mercedes AMG High Performance Powertrains en conférence de presse
Valtteri Bottas, Mercedes-Benz F1 W08 mène au départ pendant que Kevin Magnussen, Haas F1 Team VF-17 sort large
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08
Valtteri Bottas, Mercedes-Benz F1 W08
Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08, Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08, Sebastian Vettel, Ferrari SF70H, Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13, Kimi Raikkonen, Ferrari SF70H, Max Verstappen, Red Bull Racing RB13, et le reste du peloton au départ
Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08
Valtteri Bottas, Mercedes-Benz F1 W08
Valtteri Bottas, Mercedes-Benz F1 W08
Valtteri Bottas, Mercedes-Benz F1 W08

À compter de cette année, chaque pilote disposera de seulement trois moteurs pour l'intégralité du championnat. Cette nouvelle donne est même encore plus stricte quand on sait que cela concerne le moteur à combustion (ICE), le turbo et le MGU-H, mais que le MGU-K, les batteries et l'unité de contrôle électronique seront quant à eux limités à deux composants chacun pour l'ensemble de la saison.

Si le quota est dépassé, les pénalités moteur tomberont sur la grille de départ, provoquant des craintes chez plusieurs concurrents alors qu'elles étaient déjà légion l'an passé malgré une limite de composants qui était fixée à quatre pour tout le championnat. 

Ces restrictions inquiètent et ont déjà été largement commentées, pour ne pas dire vivement critiquées, et vont contraindre les motoristes à s'adapter. Chez Mercedes toutefois, le défi ne semble pas perturber les troupes basées à Brixworth, où se trouve le département moteur qui conçoit les blocs turbo hybrides ultra dominateurs depuis 2014.

"Le passage à trois moteurs signifie qu'il faut faire sept Grands Prix avec chaque unité de puissance au lieu de cinq", explique à Motorsport.com Andy Cowell, directeur de High Performance Powertrains, la division moteur de Mercedes. "C'est un pas en avant raisonnable, mais au cours des dix dernières années, chaque ingénieur moteur a vu des exigences de fiabilité qui ont progressivement augmenté par rapport à ce sur quoi il ou elle travaille, donc ce n'est pas une nouvelle science, c'est juste un chiffre différent."

"Nous avions des moteurs de qualifications lorsqu'ils étaient autorisés, mais nous avons ensuite dit que c'était ridicule d'avoir un moteur de qualifications puis un moteur de course, et c'est devenu la même spécification pour tout le week-end de course. C'était la première fois. C'est là qu'il faut équilibrer les performances entre les qualifications et la fiabilité en course. Ensuite, nous avons dit que c'était pour deux week-ends de course, puis nous avons dit que c'était huit moteurs par pilote, puis cinq par pilote, car tout est question de coûts."

Des moteurs toujours aussi performants en 2018

Andy Cowell est convaincu que les unités de puissance resteront très performantes cette année en dépit de ces nouvelles restrictions qui pourraient pousser à être plus conservateur pour préserver la fiabilité.

"C'est quelque chose que les ingénieurs ont complètement l'habitude de gérer, et notre ambition est toujours de ne pas compromettre notre rythme de qualifications, ni notre rythme de course, tout en ne connaissant pas d'abandon ou de pénalité sur la grille", insiste-t-il. "Dans certains domaines, c'est un équilibre entre la puissance et la durée de vie, dans d'autres, c'est une lutte entre la puissance et la masse."

La restriction à deux éléments pour toute la saison en ce qui concerne l'unité de contrôle électronique, le MGU-K et la batterie impliqueront toutefois de ne pas commettre d'erreur. 

"Pour ces choses-là, c'est de l'attention portée aux détails", admet Andy Cowell. "En regardant ce qui a été utilisé par les pilotes [en 2017], les batteries et les unités de contrôle électronique figurent parmi les chiffres les plus bas dans toutes les équipes. C'est donc probablement le domaine le plus simple dans lequel allonger la durée de vie."

"Avec les composants électroniques, tant qu'il n'y a pas de composants à des températures élevées, ils tiennent tant que l'ensemble mécanique qui les soutient est robuste. Donc si l'on gère les vibrations, ces pièces dureront longtemps."

Propos recueillis par Lawrence Barretto

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