Ricciardo s'inspire de la combativité de Rossi face aux jeunes

Avec Max Verstappen, Daniel Ricciardo est confronté pour la première fois de sa carrière à un pilote largement plus jeune que lui, et compte s'inspirer de l'un de ses aînés, une légende des deux-roues : Valentino Rossi.

À 38 ans, après neuf titres mondiaux, Valentino Rossi reste actif au plus haut niveau et était même en lice pour le titre MotoGP 2017 avant sa blessure récente, face à des jeunes loups comme Marc Márquez et Maverick Viñales.

Daniel Ricciardo souhaite prendre exemple sur la légende italienne. Après avoir fait équipe avec Jean-Éric Vergne chez Toro Rosso puis le quadruple Champion du monde Sebastian Vettel chez Red Bull, l'Australien y a été associé aux très jeunes et inexpérimentés Daniil Kvyat et Max Verstappen. Le Néerlandais, de huit ans son cadet, a réalisé une ascension météorique vers le sommet du sport automobile et donne du fil à retordre à Ricciardo, bien que le bilan comptable 2017 donne l'avantage à ce dernier grâce au nombreux problèmes techniques rencontrés par Verstappen.

"Je n'ai jamais vraiment connu ça auparavant, je n'ai jamais eu un gamin bien plus jeune [à mes côtés]", commente Ricciardo pour Motorsport.com. "Avant, j'étais toujours le plus jeune, ou j'étais équivalent en termes d'âge et de médiatisation, donc c'était sûrement un peu comme la position de Vettel avec moi quand je suis arrivé chez Red Bull. Je pense que le battage médiatique était plus grand autour de Max que de moi !"

"C'est la situation dans laquelle se trouve Valentino Rossi depuis une dizaine d'années, j'imagine. On peut le prendre de deux façons. On peut dire : 'Wow, il est au centre de l'attention, ceci, cela', et cela peut s'avérer perturbant et usant. Mais cette année en particulier, je pense qu'il [Verstappen] a progressé, mais je l'ai reconnu, plutôt que de chercher des excuses en permanence. Il faut reconnaître qu'il est très bon, qu'il progresse et qu'il s'améliore, et essayer de trouver comment je peux m'améliorer. Essayer de garder une longueur d'avance – je pense que c'est ce que Rossi fait depuis quelques années."

"Ces gamins arrivent et s'améliorent de plus en plus, et il a trouvé le moyen de continuer à évoluer. C'est là que je fais mon autocritique, mais j'ai le sentiment d'être parvenu à tenir ce rythme. C'est important. Tout comme d'apprendre de ses mauvais jours. Il ne faut pas être têtu. Il faut en apprendre : on apprend bien davantage d'une mauvaise journée que d'une victoire. Gagner, c'est génial, on fait la fête, on a tendance à ne pas trop analyser la course parce qu'on a été le meilleur. C'est important."

Verstappen décomplexé

Bien qu'il ait déjà disputé 122 Grands Prix de Formule 1, Daniel Ricciardo estime d'ailleurs pouvoir apprendre de son jeune coéquipier, en particulier de son approche décomplexée.

"Il est bon dans la mesure où il ne se pose pas de questions", ajoute le quintuple vainqueur en Grand Prix au sujet de Verstappen. "J'ai passé quelques années supplémentaires en F1, et parfois, je suis sûrement mon premier ennemi. Je suis trop sensible. Ce n'est pas une excuse, mais parfois, je devrais juste dire peu importe, et me lancer. Donc je pense que ces petits capteurs que j'ai construits dans mon corps, je dois les enlever."

"Je ne pense pas qu'il en ait construit autant pour l'instant, donc il est capable de mieux vivre certains scénarios ; cela me prend plus de temps de m'en sortir."

Propos recueillis par Jonathan Noble

 

 
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Séries Formule 1 , MotoGP
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Type d'article Actualités