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Ricciardo - "Si je reste focalisé sur le Graal, je l'aurai"

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Ricciardo - "Si je reste focalisé sur le Graal, je l'aurai"
Par :
Traduit par: Benjamin Vinel
13 août 2016 à 07:56

Dans cette interview exclusive accordée à Motorsport.com, Daniel Ricciardo revient sur ses opportunités manquées à Barcelone et à Monaco, ainsi que sur les différences entre la F1 et le tennis...

Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12, Nico Rosberg, Mercedes AMG F1 W07 Hybrid et Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H au départ
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W07 Hybrid et Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12 en bataille
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12
Podium : le troisième, Daniel Ricciardo, Red Bull Racing
Podium : le troisième, Daniel Ricciardo, Red Bull Racing
Podium : le troisième, Daniel Ricciardo, Red Bull Racing
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12 fête sa deuxième place à la fin de la course
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing et Max Verstappen, Red Bull Racing
Podium : Daniel Ricciardo, Red Bull Racing fête sa deuxième place en buvant du champagne dans sa chaussure
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12
Podium : le deuxième, Daniel Ricciardo, Red Bull Racing
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB12
Podium : le deuxième, Daniel Ricciardo, Red Bull Racing fête son podium au champagne

Motorsport.com - Qu'est-ce qui est le plus frustrant pour vous, en tant que sportif ? Ne pas pouvoir vous battre pour la victoire régulièrement, ou voir de grandes opportunités comme Monaco vous échapper ?

Daniel Ricciardo - C'est probablement les opportunités manquées, surtout quand elles sont rares. Si ça arrivait à Lewis, par exemple, il en aurait probablement une autre la semaine suivante, donc ce serait plus facile de passer à autre chose.

Donc, vous avez appris qu'il fallait saisir toutes les opportunités, parce qu'elles ne se présentent pas si souvent...

Oui, vraiment. J'imagine que Monaco, c'était une grande frustration. Même Barcelone, l'opportunité était là. Les pilotes Mercedes se sont éliminés et nous nous sommes retrouvés en tête de la course. On n'obtient pas forcément d'autre opportunité, donc il faut faire le boulot. Ce jour-là, j'ai le sentiment d'avoir fait tout ce que je pouvais, et ça n'a manifestement pas suffi.

Donc nous sommes arrivés à Monaco, et je me disais que c'était ma deuxième opportunité. Encore une fois, j'ai fait tout ce que je pouvais. J'ai mis la voiture en pole, et nous savons tous ce qui s'est passé. C'était frustrant, parce que deux semaines d'affilée, j'ai répondu présent et je n'ai rien obtenu.

Je pilotais très bien depuis le début de la saison, mais je n'avais rien, et tout le monde parlait de Max [Verstappen]. Donc c'était une combinaison de beaucoup de choses qui s'avérait frustrante pour moi.

Mais en même temps, c'est comme ça. C'est le sport. C'est individuel, mais c'est un sport d'équipe. Il faut s'appuyer sur d'autres gens et sur d'autres facteurs. On repense aux moments où ils ont fait de bons arrêts au stand, par exemple... on ne veut jamais faire l'enfant gâté, mais c'est dur de cesser d'y penser.

Le public a l'habitude de vous voir heureux, un grand sourire aux lèvres. Vous arrive-t-il de taper du poing sur la table en coulisses ?

Je dirais que ça m'arrive suffisamment souvent, mais je ne perds pas la raison. Je n'ai jamais jeté une chaise ou fait quoi que ce soit de ce genre, car pour moi, c'est peut-être paradoxal, mais je ne pense pas que s'énerver sur les gars dans le bureau des ingénieurs puisse servir à grand-chose.

Après Monaco, je me disais que si j'allais dans la salle des ingénieurs, ça allait être comme si quelqu'un était mort. Soit je perdais les pédales, soit rien de productif n'allait être dit, donc il valait mieux que je n'y aille pas. Je suis juste parti du circuit. Donc oui, je préfère probablement faire ce choix-là que traiter tout le monde de... voilà.

Avez-vous le sentiment d'avoir atteint un niveau nouveau avec votre tour de Q3 en Espagne ? Les regards étaient tournés vers Max, mais étiez-vous conscient du sens de ce tour ?

C'était intéressant, parce que je savais qu'avant ça, je n'avais pas fait le tour parfait. Mais ce tour m'a quand même surpris. Je savais que nous étions capables de mieux. Donc j'ai trouvé ça intéressant.

Je pense que c'est le corps humain. On croit être à sa limite, mais parfois, on ne l'est pas. C'est comme avec Daniil [Kvyat] : j'ai toujours cru que je me poussais dans mes retranchements, puis Max est arrivé. Oui, cette Q3, j'ai vraiment eu le sentiment d'en tirer autre chose. Depuis, nous sommes probablement tous deux passés à un autre niveau.

Le temps passe, vous avez disputé votre centième Grand Prix en Allemagne. Commencez-vous à être impatient ?

Parfois, c'est vraiment le cas. Après Monaco, j'ai fait des commentaires dans lesquels j'ai souligné que j'avais 27 ans et que je n'avais rien. Je pense que c'est juste ma soif de victoire qui ressort. En même temps, je regarde certains autres et ils n'ont pas... Alonso a remporté deux titres d'affilée, puis rien en dix ans, donc je ne suis pas le seul dans cette position. Mais je pense que cela dépend de ce dont je pense être capable.

Parfois, j'aimerais faire un autre sport, où l'on peut toujours montrer son vrai talent : vous savez, en tennis par exemple, il y a pas vraiment d'excuse. C'est une raquette et une balle, et c'est très simple. Parfois, je suis frustré par la F1, parce qu'elle est très complexe.

Un jour, je peux finir cinquième avec le sentiment d'avoir mieux piloté que quiconque. Mais ça ne se voit pas. C'est comme ça. Mais j'ai choisi ce sport. C'est ma vie et je l'adore. Je me rends simplement compte qu'il va me falloir résister à quelques tempêtes en chemin, mais je continue à croire que si je reste focalisé sur le Graal, je l'aurai.

Casquette Red Bull à visière plate de Daniel Ricciardo

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Auteur Jonathan Noble