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Ron Dennis, une carrière au service de McLaren F1 en images

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Ron Dennis, une carrière au service de McLaren F1 en images
Par : Fabien Gaillard
16 nov. 2016 à 18:44

Après l'annonce du départ de Ron Dennis de la présidence du Groupe McLaren, Motorsport.com vous propose de revenir sur la carrière du Britannique en Formule 1 en images.

Diapo
Liste

1963-1970

1963-1970
1/92

Photo de: LAT Images

Né et élevé à Woking, Ronald Dennis étudie pour devenir mécanicien avant de rejoindre, à l'âge de 18 ans, l'écurie Cooper de Formule 1 où il travaille avec un espoir de la discipline, Jochen Rindt. Quand ce dernier quitte Cooper pour Brabham en 1968, Dennis le suit mais choisit de rester au sein de la structure australienne quand l'Autrichien part pour Lotus en 1969. À la retraite de Jack Brabham, Ron Dennis et Neil Trundle décident de monter leur propre équipe, Rondel Racing, qui rencontre le succès en Formule 2.

1980

1980
2/92

Photo de: LAT Images

Cependant, l'ambition de Dennis est d'aller en Formule 1. Après un premier échec lié à la crise pétrolière de 1973, il monte Project Four, une structure soutenue par le cigarettier Philip Morris (Marlboro) qui rencontre le succès en F2 et F3 et par l'entremise de laquelle il va parvenir, par un tour de passe-passe, à prendre le contrôle d'une écurie McLaren sur le déclin fin 1980, engageant par la suite le designer John Barnard (à gauche).

1981

1981
3/92

Photo de: LAT Images

C'est ainsi que, de l'esprit novateur de Barnard, naît la révolutionnaire MP4/1 (le MP4 étant l'abréviation de "Marlboro Project Four"), au châssis construit dans un matériau alors très peu répandu dans le sport automobile : la fibre de carbone.

1981

1981
4/92

Photo de: LAT Images

Côté pilotes, la toute première monoplace conçue sous l'ère Dennis est aux mains de John Watson (au centre) et d'Andrea de Cesaris.

1981

1981
5/92

Photo de: LAT Images

Le Britannique permettra à l'écurie de signer le premier succès de cette nouvelle époque, à domicile en Grande-Bretagne.

1982

1982
6/92

Photo de: LAT Images

Pour 1982, exit De Cesaris et welcome Niki Lauda ! En effet, Ron Dennis parvient à attirer dans ses filets le double champion du monde 1975 et 1977 qui sort de sa retraite.

1982

1982
7/92

Photo de: LAT Images

Et l'association ne tarde pas à fonctionner puisqu'aux mains d'une MP4/1B plus mâture, Lauda remporte la troisième course de la saison à Long Beach (photo). Malgré un autre succès en Grande-Bretagne, il manquera de régularité pour jouer le titre.

1982

1982
8/92

Photo de: LAT Images

John Watson, en revanche, réalise un début de saison canon en signant deux victoires sur les sept premiers GP (McLaren boycottera celui de Saint-Marin) et pointe en tête au soir du GP du Canada. Après, c'est beaucoup plus dur et il connaît une disette de six courses sans inscrire le moindre point. Grâce à des points marqués en Italie, il est le seul pilote en état de courir capable de battre Keke Rosberg. Mais la tâche est trop difficile et il échoue, ne parvenant même pas à prendre l'avantage sur Didier Pironi, blessé gravement et indisponible depuis l'Allemagne, au classement général. McLaren finit tout de même la saison à la seconde place du classement constructeurs, derrière Ferrari.

1983

1983
9/92

Photo de: Jean-Philippe Legrand

La saison 1983 est moins bonne. Le duo de pilotes est le même qu'en 1982 mais la troisième version de la MP4/1, la MP4/1C, est en retrait par rapport à Ferrari, Renault et Brabham. Comme Lauda l'année d'avant, Watson remportera le Grand Prix des États-Unis Ouest, à Long Beach, la seule victoire de la saison pour l'écurie de Woking.

1983

1983
10/92

Photo de: Jean-Philippe Legrand

Mais l'essentiel n'est pas encore là : Ron Dennis est parvenu à convaincre Porsche de construire des moteurs pour McLaren, avec l'aide de l'entreprise TAG d'un nouvel actionnaire, Mansour Ojjeh, qui va financer cette opération. Le temps du moteur Cosworth prend fin, chez McLaren, à quelques GP de la fin de saison puisque des propulseurs estampillés TAG-Porsche sont montés dès le GP des Pays-Bas 1983, sans grande réussite.

1984

1984
11/92

Photo de: Sutton Motorsport Images

C'est en 1984 que l'alliance entre McLaren et TAG va donner sa pleine mesure. La nouvelle monoplace, la MP4/2, avec ses disques de freins en carbone, est dominatrice et placée entre les mains de Niki Lauda et d'Alain Prost. Watson, trop gourmand financièrement, a en effet été remplacé par le prometteur pilote tricolore qui n'a pas quitté Renault en bons termes et qui a trouvé refuge dans la toute première écurie l'ayant fait rouler en F1.

1984

1984
12/92

Photo de: Williams F1

McLaren fait alors des étincelles et domine la saison en remportant 12 des 16 Grands Prix disputés. Le combat entre Prost et Lauda s'étire même jusqu'à la dernière manche de la saison où, malgré une victoire - la septième de la saison - le Français ne peut rien contre la remontée méthodique d'un Lauda pourtant embourbé dans le peloton au départ à Estoril. L'Autrichien, qui compte lui cinq succès, est titré pour un demi-point.

1984

1984
13/92

Photo de: LAT Images

La saison 1984 est celle du triomphe pour Ron Dennis dont le projet arrive à maturité dès la première saison complète de collaboration avec Porsche. McLaren remporte largement le championnat constructeurs et donne le coup d'envoi d'une série de succès impressionnants dans les années à venir.

1985

1985
14/92

Photo de: LAT Images

Pour 1985, McLaren capitalise sur sa voiture de l'année précédente avec une MP4/2B qui n'en est qu'une évolution. La voiture est toujours aussi performante mais le duo de pilotes très homogène la saison précédente vire à un numéro de soliste de Prost qui remporte cinq courses sur 16.

1985

1985
15/92

Photo de: LAT Images

Il faut dire que, de l'autre côté du garage, Niki Lauda n'est plus aussi motivé. Dès le GP d'Autriche, sa retraite en fin de saison est annoncée (photo) et ses résultats seront très en deçà de ceux de son équipier. Il parviendra malgré tout à donner une leçon de pilotage à Prost aux Pays-Bas, son 25e et dernier succès en F1, le seul de la saison.

1985

1985
16/92

Photo de: LAT Images

Un temps à la lutte avec Michele Alboreto, sur Ferrari, Prost pourra compter sur une monoplace fiable dans le dernier tiers de saison pour aller conquérir sa première couronne mondiale à l'occasion du Grand Prix d'Europe, antépénultième manche du championnat du monde de F1. McLaren assurera par la suite le titre constructeurs, le second de l'ère Dennis.

1986

1986
17/92

Photo de: Sutton Motorsport Images

Pour remplacer Lauda, Ron Dennis fait confiance au champion du monde 1982, Keke Rosberg, lui aussi en fin de carrière. La MP4/2C sera la voiture de la saison avec laquelle Prost et McLaren défendront leurs titres.

1986

1986
18/92

Photo de: LAT Images

Bientôt toutefois, il apparaît clair que l'opposition s'est grandement renforcée. Williams, armée du moteur Honda et d'une FW11 confiée à deux pilotes expérimentés que sont Nelson Piquet et Nigel Mansell, fait des étincelles et s'adjuge neuf victoires sur 16 courses.

1986

1986
19/92

Photo de: Sutton Motorsport Images

Mais, deux hommes résistent aux pilotes Williams : Ayrton Senna sur la Lotus et Alain Prost sur la McLaren. Après cette photo célèbre prise à Estoril, seul le Français restera en course contre Mansell et Piquet. À la veille du Grand Prix d'Australie, dernière manche de la saison, il doit cependant espérer une défaillance du Britannique pour coiffer sa seconde couronne.

1986

1986
20/92

Photo de: LAT Images

Et c'est bien ce qui arrive ! Alors que les Williams ont dominé la saison, Prost parvient à remporter la course qu'il faut, profitant de la défaillance d'un pneu de Mansell et de la prudence de Williams et Piquet, alors en tête, en fin de course. Avec quatre succès, il devient double champion du monde et permet à McLaren de remporter un troisième titre pilotes consécutif. Cependant, le titre constructeurs revient assez largement à Williams.

1987

1987
21/92

Photo de: LAT Images

En revanche, en 1987, il n'y a pas de lutte. McLaren n'est pas dans le coup et la MP4/3 à moteur TAG Porsche ne peut rien contre la Williams Honda. Pire, en plus d'être devancé par Piquet, qui remportera son troisième et dernier titre, et Mansell, Prost l'est aussi par Senna sur la Lotus, elle aussi armée du Honda. Même s'il inscrit 16 points de moins que le Français chez les constructeurs, Stefan Johansson permet à McLaren de finir en seconde position des constructeurs, à des années lumières de Williams.

1987

1987
22/92

Photo de: LAT Images

La saison 1987 marque la fin du premier chapitre de l'ère Ron Dennis : celui du moteur TAG Porsche, qui est irrémédiablement dépassé après avoir permis de glaner trois titres pilotes et deux titres constructeurs. Pour 1988, McLaren va convaincre Honda de la rejoindre en lieu et place de Williams.

1988

1988
23/92

Photo de: LAT Images

Aussi, Dennis recrute Ayrton Senna, sur les conseils d'Alain Prost. Côté technique, la voiture est conçue par le duo formé de Gordon Murray (ici à gauche de Ron Dennis) et de Steve Nichols, John Barnard ayant quitté McLaren en 1987 pour Ferrari.

1988

1988
24/92

Photo de: XPB Images

C'est la naissance de la superbe McLaren MP4/4. L'alliance de ce châssis et du moteur Honda fait rapidement parler la poudre : 15 pole positions et 15 victoires en 16 Grands Prix. C'est du jamais vu. À nouveau, McLaren redéfinit l'étendue de ce que peut être une domination en F1. Seul Monza échappe au duo Senna-Prost.

1988

1988
25/92

Photo de: XPB Images

Pour sa première saison dans une écurie de pointe, Ayrton Senna remporte son premier titre, grâce à une victoire autoritaire au Japon. La relation entre Prost et lui est cordiale, les deux hommes portent facilement McLaren vers le titre constructeurs. Encore un pari réussi pour Ron Dennis.

1989

1989
26/92

Photo de: Tom Haapanen

En 1989, la MP4/4 laisse place à la MP4/5, digne héritière mais à moteur atmosphérique. Certes, la domination n'est pas aussi intense qu'en 1988 mais la McLaren est plusieurs classes au-dessus du reste du peloton.

1989

1989
27/92

Photo de: LAT Images

Cependant, tout va trop bien... Après une saison 1988 sans problème de ce côté-là, la relation entre Prost et Senna se tend après le GP de Saint-Marin où le Français accuse le Brésilien de ne pas avoir respecté un pacte de non-agression lors du second départ. Les choses s'enveniment et bientôt la lutte fraternelle devient fratricide ; l'équipe McLaren devient un agrégat entre une team Senna et une team Prost. De plus, Prost estime que McLaren et Honda favorisent Senna ; à mi-saison, il annonce son départ pour Ferrari en 1990. Mais au championnat, les deux hommes sont seuls au monde...

1989

1989
28/92

Photo de: XPB Images

Au Japon, avant dernière manche de la saison, qui peut sacrer Prost, l'impensable se produit : les deux McLaren s'accrochent dans la dernière chicane. Le Français ne repart pas mais Senna si. Poussé par les commissaires il utilise le dégagement de la chicane pour revenir en piste. Malgré un retard conséquent et un passage aux stands pour faire réparer son aileron, il revient sur la Benetton de Nannini et l'emporte avant d'être disqualifié, précisément pour avoir coupé la chicane. Alain Prost remporte dans un climat de tension extrême son troisième titre de champion du monde.

1989

1989
29/92

Photo de: XPB Images

En plus, Prost est accusé de collusion avec le pouvoir sportif représenté par Jean-Marie Balestre (ici au centre), le président de la FIA. Ron Dennis prend l'initiative de contester la décision des commissaires et donc de jouer contre les intérêts d'un de ses pilotes pour essayer de maintenir l'autre dans la course au titre. Sans succès cependant, le Tribunal d'appel de la FIA allant même jusqu'à sanctionner financièrement Senna et lui infliger un ban de six mois (qui n'aura pas lieu dans les faits).

1990

1990
30/92

Photo de: XPB Images

Prost parti et remplacé par Gerhard Berger, l'ambiance dans l'équipe redevient vivable. La McLaren MP4/5B est une monoplace performante mais la concurrence s'est rapprochée.

1990

1990
31/92

Photo de: Sutton Motorsport Images

En effet, Ferrari s'est renforcé depuis plusieurs années et Prost est l'addition qui permet à la Scuderia de jouer pleinement sa chance. Comme en 1988 et 1989, le titre va se décider à Suzuka.

1990

1990
32/92

Photo de: Jean-Francois Galeron

Dès la fin des qualifications, la polémique se fait intense : Senna, qui a signé la pole, reproche à la direction de course d'avoir changé de côté l'emplacement de la première place, se retrouvant désormais sur la partie sale de la piste. La directeur de course refuse de modifier la grille de départ. Dans ce climat, le Brésilien décide qu'il réglera ça à sa façon. Au moment de l'extinction des feux, Prost prend l'avantage sur la McLaren mais, dans le premier virage, Senna accroche la Ferrari. Les deux hommes abandonnent et le titre est de fait attribué au Brésilien ; le titre constructeurs revient aussi à McLaren pour la troisième année consécutive.

1991

1991
33/92

Photo de: LAT Images

En 1991, la MP4/6 est conçue par Neil Oatley (ici à droite, regardant vers le sol). La voiture est performante mais de nouveau, la concurrence travaille pour se rapprocher.

1991

1991
34/92

Photo de: Sutton Motorsport Images

Et, de nouveau, c'est du côté de Williams qu'il faut regarder : l'écurie de Sir Frank est équipée du moteur Renault, prometteur. Les grandes lignes de l'avenir sont tracées et la lutte de cette saison 1991 verra Senna aux prises avec Mansell.

1991

1991
35/92

Photo de: LAT Images

Cela devient une habitude, c'est au Japon que le titre va se jouer : Mansell doit l'emporter pour maintenir ses chances mais il part à la faute dès le 9e tour, à la poursuite de Senna (photo).

1991

1991
36/92

Photo de: Sutton Motorsport Images

Senna, en tête, laisse la victoire à Berger et s'adjuge le titre mondial, le troisième et dernier de sa carrière. McLaren remporte le titre constructeurs lors du dernier GP de la saison, à Adélaïde.

1992

1992
37/92

Photo de: LAT Images

La saison 1992 marque la fin de la suprématie de McLaren-Honda. La MP4/7A n'arrive qu'à la troisième course de la saison et s'avère incapable de lutter face aux incroyables Williams FW14B.

1992

1992
38/92

Photo de: LAT Images

Senna ne signe "que" trois succès, dont un à Monaco, Berger deux et McLaren sauve in extremis la deuxième place du classement constructeurs devant Benetton.

1992

1992
39/92

Photo de: LAT Images

L'ère Williams-Renault remporte ses premiers titres : Mansell est champion du monde, devant Riccardo Patrese et Michael Schumacher, et la structure de Grove s'adjuge facilement son cinquième titre constructeurs.

1993

1993
40/92

Photo de: LAT Images

Après le retrait de Honda, grâce auquel huit titres ont été empochés, McLaren est contraint de se tourner vers le moteur V8 Ford Cosworth devant l'impossibilité de disposer du V10 Renault. Forcément, face aux Williams et même aux Benetton, la comparaison est difficile. D'autant plus que Michael Andretti, remplaçant de Gerhard Berger parti chez Ferrari, ne brille pas par ses performances et sera remplacé en fin de saison par Mika Häkkinen.

1993

1993
41/92

Photo de: LAT Images

Mais, comme souvent, Senna fera une grande différence : au volant d'une voiture bien moins performante et quasiment engagé course par course par McLaren, il signera cinq victoires dont celle du Grand Prix d'Europe, sous la pluie, avec un premier tour rentré dans la légende.

1993

1993
42/92

Photo de: LAT Images

Senna sait cependant que McLaren ne lui permettra plus de jouer le titre et il s'engage avec Williams pour 1994.

1993

1993
43/92

Photo de: LAT Images

Mais il s'en va non sans offrir à Woking une dernière victoire lors de sa dernière course, en Australie, devant le champion du monde 1993, Alain Prost. L'ère des succès du duo McLaren-Senna prend fin.

1994

1994
44/92

Photo de: Sutton Motorsport Images

Pour 1994, Ron Dennis parvient à convaincre un grand constructeur, Peugeot, de rejoindre sa structure. Mais l'alliance prometteuse est loin de porter ses fruits : pour la première fois depuis 1980, l'écurie ne remporte aucune victoire même si le duo Häkkinen-Brundle parvient à monter à huit reprises sur le podium. Au classement constructeurs, McLaren termine en 4e place, sa pire performance depuis 1983. L'ère Dennis entre dans sa première traversée du désert.

1995

1995
45/92

Photo de: Sutton Motorsport Images

L'année suivante, McLaren se débarrasse de Peugeot et négocie la fourniture moteur avec Mercedes. Mais la MP4/10 n'est pas une bonne monoplace et ses deux autres versions ne seront pas forcément meilleures.

1995

1995
46/92

Photo de: LAT Images

La saison est aussi marquée par l'ubuesque épisode du retour de Mansell : après deux saisons dans le championnat CART, le Britannique est engagé par McLaren. Mais, en début d'année, il est constaté que le champion du monde 1992 est trop corpulent pour le cockpit de la MP4/10. Il faut attendre Imola pour le voir en piste dans une monoplace modifiée mais après deux courses désastreuses, il jette l'éponge. Le duo Häkkinen-Blundell termine la saison, avec une 4e place chez les constructeurs mais un bilan famélique de deux podiums. Plus grave, le Finlandais manque de perdre la vie lors des essais du GP d'Australie.

1996

1996
47/92

Photo de: LAT Images

Si Mika Häkkinen est toujours là et bien remis de son terrible accident, il est rejoint par David Coulthard au volant de la MP4/11. La monoplace reste en retrait de la concurrence et, de nouveau, c'est la 4e place qui attend McLaren chez les constructeurs, avec six podiums. La courbe des performances repart toutefois à la hausse.

1997

1997
48/92

Photo de: LAT Images

Et dès la première course de la saison suivante, McLaren, qui abandonne la fameuse livrée blanche et rouge après la fin de son accord avec Marlboro, pour le noir et le gris de West, gagne et met fin à une disette de plus de trois ans. David Coulthard signera au volant de la MP4/12, dernière McLaren entièrement conçue par Neil Oatley, une autre victoire en Italie.

1997

1997
49/92

Photo de: LAT Images

Même si la saison ne sera pas aussi bonne qu'espéré après ce premier succès, McLaren la terminera de la meilleure des façons avec un doublé lors du Grand Prix d'Europe, lors duquel celui qui allait être titré champion sur Williams-Renault, Jacques Villeneuve, n'a opposé aucune résistance aux voitures grises. Mika Häkkinen remporte alors sa première victoire en F1.

1997

1997
50/92

Photo de: LAT Images

McLaren pose après ce doublé et signe finalement de nouveau la 4e place du classement constructeurs. Mais un vent nouveau semble porter l'alliance de l'équipe britannique et du motoriste allemand Mercedes, ici représenté par Norbert Haug, à droite de la photo.

1998

1998
51/92

Photo de: LAT Images

Comme à la belle époque, McLaren assemble progressivement les pièces du puzzle : l'équipe technique est renforcée par l'arrivée d'un transfuge de chez Williams, Adrian Newey. Il supervise la conception de la MP4/13.

1998

1998
52/92

Photo de: Sutton Motorsport Images

La monoplace aux couleurs de West est très prometteuse : dès le GP d'Australie, elle permet à ses pilotes de signer un doublé fracassant en mettant un tour à la concurrence. La suite de la saison ne sera pas aussi dominatrice.

1998

1998
53/92

Photo de: LAT Images

En effet, Ferrari et Schumacher résistent à McLaren et Häkkinen et emmènent la lutte pour les deux titres jusqu'à la dernière manche de la saison à... Suzuka.

1998

1998
54/92

Photo de: LAT Images

Le suspense en course est rapidement éteint par les différents problèmes de Schumacher. Sept ans après, McLaren remporte les titres pilotes et constructeurs, pour ce qui s'avérera être la dernière couronne de l'écurie de Woking jusqu'à ce jour chez les constructeurs.

1998

1998
55/92

Photo de: LAT Images

Avec neuf victoires sur 17 courses, McLaren retrouve sa place au sommet de la discipline et peut fêter dignement le succès retrouvé.

1999

1999
56/92

Photo de: Sutton Motorsport Images

La MP4/14 est une évolution de la MP4/13. Toujours aussi efficace aérodynamiquement et disposant d'un moteur Mercedes retravaillé, elle est la meilleure machine du plateau mais souffre d'une fiabilité parfois précaire et n'exerce pas une domination si grande sur la F1.

1999

1999
57/92

Photo de: LAT Images

Mais, du côté de Ferrari, la tuile arrive à Silverstone : Schumacher se blesse gravement à une jambe et tous les espoirs de l'écurie reposent alors sur Eddie Irvine. L'Irlandais fait mieux que se défendre puisqu'il aborde le dernier Grand Prix de la saison, à Suzuka, en tête. Mais Mika Häkkinen ne tremble pas : il mène et remporte la course, s'adjugeant son second titre mondial.

1999

1999
58/92

Photo de: Sutton Motorsport Images

En revanche, McLaren ne parvient pas à conserver la couronne des constructeurs, qui revient à Ferrari, prélude à une ère de domination intense...

2000

2000
59/92

Photo de: XPB Images

En l'an 2000, toujours avec le duo Häkkinen-Coulthard, McLaren utilise la MP4/15. Malgré deux premières courses catastrophiques, le Finlandais redresse rapidement la barre et, au soir du Grand Prix de Belgique, il est en tête du championnat devant Schumacher, à quatre courses du terme.

2000

2000
60/92

Photo de: XPB Images

Mais la fin de saison de Schumacher est tonitruante : il signe quatre victoires consécutives sur les quatre derniers GP et remporte le titre pilotes.

2000

2000
61/92

Photo de: XPB Images

Après le championnat pilotes décidé dès le Japon, Ferrari remporte aussi le titre constructeurs et fête cela dignement, ouvrant l'ère de la Scuderia.

2001

2001
62/92

Photo de: DaimlerChrysler

En 2001, McLaren dispose de la MP4-16 mais par manque de fiabilité et de performance, elle souffrira face à la première Ferrari très dominatrice de l'ère Todt-Brawn-Schumacher, la F2001.

2001

2001
63/92

Photo de: DaimlerChrysler

Malgré deux victoires, Häkkinen est rapidement démotivé et annonce qu'il prendra une année sabbatique en 2002 - des membres de son équipe lui offrant des cadeaux pour bien la préparer (photo) - avant que cela ne se transforme en retraite définitive. Coulthard termine la saison au 2e rang chez les pilotes, avec quasiment deux fois moins de points que Schumacher. L'Allemand et Ferrari remportent les deux titres.

2002

2002
64/92

Photo de: DaimlerChrysler

Pour remplacer le double champion du monde finlandais, Ron Dennis recrute... un Finlandais, Kimi Räikkönen, très prometteur après une première saison intéressante chez Sauber. Il fait équipe avec Coulthard au volant de la MP4-17, une voiture aux performances intéressantes mais très, très fragile.

2002

2002
65/92

Photo de: DaimlerChrysler

McLaren ne remporte qu'une seule course cette saison-là, à Monaco grâce à l'Écossais. Une fiabilité défaillante handicape lourdement l'écurie de Woking qui n'accroche que la 3e place des constructeurs à des années-lumières de Ferrari et relativement loin derrière Williams. Comme après l'ère Senna, McLaren et Ron Dennis vont devoir manger leur pain noir pendant plusieurs saisons.

2003

2003
66/92

Photo de: DaimlerChrysler

McLaren débute la saison 2003 avec une simple évolution de la MP4-17, la MP4-17D.

2003

2003
67/92

Photo de: DaimlerChrysler

La raison ? La prometteuse MP4-18 (ici en photo) est toujours en phase de validation. La réalité est que cette monoplace radicale conçue par Newey ne verra jamais les Grands Prix, incapable qu'elle fut de passer les crash-tests de la FIA.

2003

2003
68/92

Photo de: Sutton Motorsport Images

Mais Räikkönen fait mieux que se défendre au volant de la 17D : il remporte son premier Grand Prix de F1 (ici en Malaisie) et lutte même pour le titre jusqu'à la dernière manche, où il ne peut rien faire pour empêcher le sacre de Michael Schumacher et de Ferrari.

2004

2004
69/92

Photo de: Michael Kim

Après la MP4-18 qui n'a jamais vu le jour, voici la MP4-19 : un des pires ratés d'Adrian Newey. La monoplace, aux entrées d'air latérales très étroites, était couplée à un moteur Mercedes fragile : un mariage qui faire rarement bon ménage. Résultat : sept abandons sur casse mécanique en neuf courses et une copie revue à partir de la mi-saison.

2004

2004
70/92

Photo de: LAT Images

Moins radicale, la MP4-19B permettra à Räikkönen de signer quatre podiums dont une victoire, à Spa, les seuls de la saison pour McLaren qui termine à une piteuse 5e place du classement constructeurs.

2005

2005
71/92

Photo de: McLaren

Pour 2005, Juan Pablo Montoya remplace David Coulthard. Les pilotes McLaren disposent d'une MP4-20 qui souffre d'un problème majeur en début de saison : l'incapacité à chauffer suffisamment ses gommes. Cela coûte cher à McLaren alors que, dans le même temps, Renault et Fernando Alonso engrangent les points.

2005

2005
72/92

Photo de: DaimlerChrysler

Toutefois, à partir du GP d'Espagne, les victoires arrivent pour McLaren et Räikkönen qui accumulera sept succès sur les 14 derniers GP, auxquels il faut ajouter les trois victoires de Montoya. Malheureusement, quelques épisodes malheureux comme celui du GP d'Europe, avec un bris de suspension dans les tous derniers tours, vont contribuer à faire pencher la balance en faveur d'Alonso et Renault qui remportent leurs premiers titres en fin de saison. McLaren revient malgré tout dans la danse en terminant 2e du classement constructeurs.

2005

2005
73/92

Photo de: XPB Images

Fin 2005, Ron Dennis annonce que Fernando Alonso sera pilote McLaren en 2007. L'organigramme est bousculé aussi au sein de la structure : exit Newey qui s'en va vers Red Bull, Paddy Lowe et Tim Goss prennent la relève.

2006

2006
74/92

Photo de: XPB Images

Voici donc la MP4-21. Après les espoirs de 2005, 2006 s'avère plus compliquée : aucune victoire à se mettre sous la dent à cause d'un manque de performance criant face aux Renault et aux Ferrari. Pire : la saison est brouillée par le limogeage de Montoya après le GP des États-Unis. Il est remplacé par Pedro de la Rosa.

2006

2006
75/92

Photo de: XPB Images

Alors que Ferrari et Renault se battent jusqu'au bout pour les deux titres, McLaren observe cette lutte de loin et se classe 3e chez les constructeurs au terme de la saison. Kimi Räikkönen est annoncé partant chez Ferrari, pour remplacer Michael Schumacher.

2006

2006
76/92

Photo de: XPB Images

Ron Dennis fait alors le choix de la promotion interne : le jeune champion du GP2 Lewis Hamilton, soutenu depuis ses jeunes années par McLaren et Mercedes, se voit confier le second baquet de la structure aux côtés du double champion du monde en titre, Fernando Alonso.

2007

2007
77/92

Photo de: XPB Images

Et l'histoire débute presque idéalement : au volant d'une MP4-22 très performante, Alonso et Hamilton enchaînent les bons résultats. L'Espagnol gagne dès la Malaisie, le Britannique au Canada.

2007

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Mais dans les coulisses, les choses se tendent. Premier problème à gérer, la rivalité exacerbée entre Alonso et Hamilton qui atteint son paroxysme quand, lors des qualifications du GP de Hongrie, l'Espagnol bloque volontairement le Britannique dans les stands et est pénalisé par les commissaires pour cela.

2007

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Second problème, bien plus épineux : McLaren est pris dans la tourmente d'une affaire d'espionnage de Ferrari. En effet, un membre de l'écurie italienne, Nigel Stepney, a révélé à un homme de Woking, Mike Coughlan, des informations confidentielles sur la Ferrari. Or, il s'avère rapidement que Coughlan n'était pas le seul membre de McLaren au courant. Au terme d'un long feuilleton, la FIA décide de sanctionner McLaren en l'excluant du classement constructeurs et en lui infligeant une amende record de 100 millions de dollars. Les pilotes, eux, qui ont accepté de coopérer, conservent leurs points et peuvent se battre pour le titre mondial.

2007

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Et justement, chez les pilotes, Hamilton semble prendre dans les dernières courses une option sur le titre. Deux GP avant la fin, il dispose de 12 points d'avance sur Alonso et 17 sur Räikkönen. Mais l'avance s'effrite après une monumentale erreur stratégique en Chine et est définitivement perdue au Brésil après un début de course calamiteux. McLaren avait sans doute la meilleure voiture et le meilleur duo de pilotes mais ne remporte aucun titre, laissant la gloire à la Scuderia et son pilote finlandais. Une défaite cuisante et une année, finalement, à oublier.

2008

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Fernando Alonso quitte le navire McLaren pour trouver refuge chez Renault après cette saison difficile en interne. Il est remplacé par Heikki Kovalainen, lui-même débauché de chez Renault. Hamilton et lui sont au volant d'une monoplace performante, la MP4-23.

2008

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Mais Ferrari aussi dispose d'une monoplace performante et la lutte oppose à nouveau les deux équipes. Cette fois, en coulisses, les choses sont plus calmes mais la saison est âpre sur le plan sportif. Les équipes se rendent coup pour coup.

2008

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Photo de: XPB Images

À la veille de la dernière manche, les deux titres sont encore en jeu : Hamilton et Massa vont se disputer la couronne chez les pilotes, Ferrari et McLaren la victoire finale chez les constructeurs.

2008

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Photo de: XPB Images

Au terme d'une course époustouflante et indécise jusque dans ses derniers instants, Lewis Hamilton remporte son premier titre mondial, une réussite à laquelle participe évidemment Ron Dennis, qui a contribué à la montée en puissance du jeune pilote britannique. McLaren échoue à nouveau dans sa quête du titre constructeurs, mais remporte enfin un titre après neuf saisons blanches.

2009

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Photo de: McLaren

Le 16 janvier 2009, quelques mois après le titre de Hamilton, Ron Dennis profite de la présentation de la McLaren MP4-24, F1 répondant au règlement technique 2009 qui rebat totalement les cartes, pour annoncer qu'il va quitter son poste de directeur de l'écurie britannique le 1er mars suivant, laissant les rênes à Martin Whitmarsh (ici à droite).

2009-2013

2009-2013
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Photo de: XPB Images

Jamais bien loin du paddock et du stand McLaren, Dennis joue désormais un role-clé dans le développement de l'entreprise McLaren et la diversification de ses activités, particulièrement dans le domaine des voitures de route, en tant que président.

2014

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Fin 2013, des rumeurs d'un possible retour de Ron Dennis en tant que PDG de McLaren fleurissent. Une lutte interne l'oppose alors à Whitmarsh, que ce dernier perd. Reprenant les commandes de l'entreprise, une de ses premières décisions est de recruter Éric Boullier dans le rôle de directeur de la compétition, dans une structure managériale largement modifiée.

2014

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Photo de: McLaren

Alors que le partenariat avec Honda pour 2015 a été annoncé depuis la mi-2013, Dennis et le constructeur japonais cherchent à faire venir un grand nom au sein de l'écurie McLaren pour accompagner le retour de cette alliance mythique. La situation d'Alonso ne s'améliorant pas chez Ferrari, il se laisse convaincre de revenir dans le giron de Woking où il fera équipe avec Jenson Button, chez McLaren depuis 2010.

2015

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La première saison du trio McLaren-Honda-Alonso est à la limite de la catastrophe. Après des déclarations très optimistes et des ambitions claironnées pendant une grande partie du début de saison, les résultats en piste sont mauvais - la faute à un moteur peu fiable, peu performant et dont l'intégration au châssis est rendue difficile par la politique agressive de McLaren sur le plan du design. Humiliation suprême : Alonso qualifie, en pleine course, le moteur Honda de moteur de GP2, à Suzuka. L'écurie termine 9e du classement constructeurs, son pire résultat depuis 1980 et l'arrivée de Dennis en fin d'année, sans signer le moindre podium.

2016

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Photo de: McLaren

La saison 2016 de McLaren, avec la MP4-31, est meilleure que la précédente mais les performances de la structure sont toutefois insuffisantes pour viser mieux que le fond de top 10 à la régulière.

2016

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Photo de: XPB Images

C'est dans ce contexte sur le plan sportif que la position de Ron Dennis à la tête de McLaren est fragilisée. En effet, ses coactionnaires, Mumtalakat (qui détient 50% de l'entreprise) et Mansour Ojjeh (qui en détient 25%, comme Dennis), le poussent à quitter la présidence du groupe au terme de son contrat, qui expire en janvier 2017.

1980-2016

1980-2016
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Photo de: XPB Images

Sous le commandement de Ron Dennis, McLaren, qui avait déjà connu le succès dans les années 1970, avec les titres d'Emerson Fittipaldi et des constructeurs de 1974 et celui de James Hunt en 1976, est devenue l'une des écuries les plus titrées de la discipline reine avec sept championnats constructeurs et dix championnants pilotes supplémentaires. Surtout, l'écurie aura écrit des chapitres majeurs de la discipline et innové au point de la révolutionner et de façonner une grande partie de ce qu'elle est actuellement.

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