Russell optimiste : Bahreïn était "le pire scénario" pour Williams

Malgré les performances modestes de Williams à Bahreïn, George Russell est optimiste pour la suite des événements.

Russell optimiste : Bahreïn était "le pire scénario" pour Williams

Il y a plusieurs sources de satisfaction chez Williams à l'issue de ce Grand Prix de Bahreïn. Tout d'abord, la monoplace britannique n'est plus la plus lente du plateau, ce titre revenant clairement à la Haas ; ensuite, si elle était en difficulté à Sakhir, ce pourrait être à cause du vent, estime George Russell. Ce dernier prédit ainsi de meilleures performances lors des prochaines courses.

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Pourtant, Russell n'a pas démérité ce week-end. En qualifications, profitant certes de certains incidents mais tirant manifestement le meilleur de sa voiture, il a arraché la 13e place en Q1 pour se placer finalement 15e sur la grille de départ. À l'arrivée, profitant des abandons de Fernando Alonso et de Pierre Gasly ainsi que des frasques de Sebastian Vettel, il était même 14e.

"J'ai trouvé cette course très bien exécutée, à vrai dire", se félicite Russell. "Je pense que nous avons tenu un tour de trop dans le second relais, et c'est là que j'ai eu cette petite bataille avec Kimi [Räikkönen], qui avait des pneus moins usés, et malheureusement, ça m'a fait perdre environ trois secondes. C'est un peu dommage, mais ça n'aurait pas changé notre résultat. Vu le rythme de la voiture, vu les conditions, je pense que c'était un week-end très bien exécuté. C'était probablement le maximum que nous puissions attendre. Comme je l'ai dit, ça va faire le yo-yo cette saison, je pense vraiment que c'était le pire scénario possible [référence au vent à Bahreïn, ndlr]. Croisons les doigts pour que ça s'améliore désormais."

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Bien entendu, à ce stade, il est difficile de changer la philosophie d'une monoplace pour la rendre moins sensible au vent, encore plus dans un contexte de gel des châssis, bien que Williams ait encore un jeton de développement à sa disposition. "Quelque chose d'aussi conséquent requerrait de revoir le design complètement", estime Russell. "Il est évident que nous ne l'avons pas fait. Telle est notre situation, c'est celle de beaucoup d'équipes. On verra ce que ça donnera, mais je crois que Mercedes est potentiellement dans le même bateau. Ils ont probablement eu plus de difficultés ce week-end qu'ils n'en auront dans un avenir proche."

Fernando Alonso, Alpine A521, Nicholas Latifi, Williams FW43B

Quant à Nicholas Latifi, dominé par son coéquipier en qualifications comme c'est toujours le cas, il n'a pas réellement pu défendre ses chances en course, victime d'un problème de boost lié à l'unité de puissance.

"J'ai senti le problème dès les tours de mise en grille", révèle le Canadien. "Nous espérions que cela se résolve une fois la course commencée, mais cela a commencé à créer de nombreuses oscillations chaque fois que j'accélérais. J'avais ça dans environ 80% des virages. Au début, ce n'était pas trop handicapant pour la performance pure, mais la souplesse n'était pas aussi bonne – cette voiture a suffisamment de couple comme ça, surtout quand on gère ces pneus. Quand le moteur oscille beaucoup à l'accélération, c'est encore pire si l'on essaie de gérer les pneus. Mais ce n'est qu'au début du second relais que l'hémorragie a commencé, j'ai perdu une tonne de vitesse en ligne droite – 18 km/h dans la ligne droite des stands. C'était juste de pire en pire. Nous avons fini par abandonner car nous n'avions plus rien à jouer."

Latifi a ainsi enregistré son quatrième abandon en 18 Grands Prix, soit 22,22%, le second pire taux du plateau derrière Carlos Sainz (27 abandons en 119 départs, 22,69%).

Propos recueillis par Erwin Jaeggi

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