Russell déplore une "course de survie" parmi ses plus difficiles

George Russell estime avoir vécu à Portimão l'une des courses "les plus difficiles" depuis qu'il est en Formule 1 avec Williams.

Russell déplore une "course de survie" parmi ses plus difficiles

Éblouissant en qualifications samedi à Portimão, George Russell nourrissait de réels espoirs de se battre pour des points en course. Parti 11e sur la grille de départ du Grand Prix du Portugal, il a vécu une sérieuse déconvenue. Pire, les difficultés rencontrées au volant de sa Williams en rythme de course et dans des conditions très venteuses ont transformé l'épreuve en véritable calvaire, le faisant chuter jusqu'à la 16e place sous le drapeau à damier.

Dès le début de la saison, Williams s'attendait à souffrir d'une grosse irrégularité compte tenu de la très grande sensibilité de sa FW43B sur le plan aérodynamique. Déjà à Bahreïn, le vent lui avait ainsi joué des tours. Une crainte qui s'est confirmée dimanche à Portimão, Russell estimant même avoir vécu son pire Grand Prix depuis deux ans.

"C'était vraiment d'une difficulté incroyable pour nous", se lamentait le pilote britannique après la course. "C'était probablement la course la plus difficile que nous ayons connue depuis 2019. Nous connaissons les forces et les faiblesses de notre voiture. Elle est incroyablement sensible sur le plan aérodynamique. Et nous avons vu à Imola que, dans des conditions plus calmes, la performance était au rendez-vous."

"Nous avons vu [samedi] en qualifications, avec une accalmie pour ce run en Q2, que la performance était là, tout comme en EL1. Et puis aujourd'hui [dimanche], il n'y avait plus rien. Malheureusement, c'est la nature de notre voiture pour le moment. Nous avons fait trois courses, deux d'entre elles ont été très venteuses et sur des circuits très exposés. Je croise les doigts pour que nous n'en parlions plus pour le reste de la saison."

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En réalité, le tout début de course de Russell a été plutôt bon, et il a dans un premier temps réussi à se maintenir au 11e rang. C'est après le restart consécutif à l'intervention de la voiture de sécurité que les choses se sont fortement compliquées. Néanmoins, même s'il n'avait pas été rapidement dépassé par Daniel Ricciardo, Antonio Giovinazzi et Fernando Alonso, il estime que sa course aurait pris le même tournant.

"Nous aurions reculé de toute manière", assure-t-il. "C'est comme ça lorsque la voiture est trop sensible au niveau aérodynamique. Elle ne donne aucune confiance à Nicholas [Latifi] ou moi pour attaquer dans ces premiers tours, nous sommes constamment sur la défensive. C'était une course de survie, où il fallait maintenir la voiture en piste par opposition à faire la course. Et comme je l'ai dit, c'était une des courses les plus difficiles que nous ayons faites."

"C'est vraiment dommage car la voiture avait le potentiel. Avons-nous simplement été malchanceux ? Je ne sais pas. Est-ce que ce sera l'histoire de cette saison ? Peut-être pas, car nous sommes allés sur deux circuits très venteux. Tout le monde en parle dans la pitlane, Bahreïn et Portimão sont très exposés. Alors nous verrons bien au fil de la saison. Il est évident que la voiture a du rythme. Mais cette voiture doit s'aligner avec nous, sinon nous ne sommes nulle part."

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