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Départs : Russell fustige les "égoïstes" opposés à un changement

George Russell et Max Verstappen voient des solutions simples pour limiter le danger au départ, mais certaines équipes s'y opposent.

George Russell, Mercedes, Isack Hadjar, Red Bull Racing

Photo de : Quinn Rooney / Getty Images

Le règlement 2026 suscite plusieurs critiques et inquiétudes. Parmi elles, le départ est l'un des sujets les plus évoqués depuis les essais hivernaux, en raison de la disparition du MGU-H. Jusqu'à l'an passé, il permettait de compenser le temps de latence du turbo au départ, mais il faut désormais plusieurs secondes à plein régime pour que la turbine soit à la vitesse optimale.

Une procédure allongée, consistant à patienter cinq secondes une fois que la dernière monoplace s'immobilise sur la grille avant de commencer à allumer les feux de départ, a été testée à Bahreïn et entérinée pour le début de la saison. Malgré ces changements, Ferrari a un avantage qui semble lié à son turbo plus petit, qui permet d'avoir plus rapidement une turbine à la bonne vitesse, et les variations de performances sont importantes dans les premiers mètres de la course.

Le GP d'Australie n'a mené à aucun incident majeur mais Liam Lawson a eu du mal à s'élancer et ce n'est que grâce à un impressionnant réflexe que Franco Colapinto a pu l'éviter.

Ce jeudi à Shanghai, plusieurs pilotes ont exprimé leur inquiétude face à de nouveaux potentiels gros écarts de vitesse au départ, et quelques équipes, dont Mercedes, mènent le front pour que la procédure soit de nouveau modifiée.

Elles font face à l'opposition de ceux qui refusent des modifications réglementaires susceptibles de leur faire perdre un avantage concurrentiel. Selon eux, c'est à chaque motoriste d'améliorer ses procédures, pour lesquelles une marge de progrès existe.

Charles Leclerc, Ferrari, Lewis Hamilton, Ferrari, George Russell, Mercedes

Charles Leclerc a pris un bien meilleur envol que George Russell à Melbourne.

Photo de: Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images

George Russell a été aux premières loges pour voir les différences de performances au départ à Melbourne, puisque Charles Leclerc a facilement doublé l'auteur de la pole. Sans citer directement une équipe précise, Russell en estimé que c'est surtout l'une d'entre elles qui est responsable du statu quo actuel.

"[La FIA] peut faire [des changements], je pense qu'ils le veulent, mais ils ont besoin d'une majorité qualifiée des équipes, qu'ils n'ont pas", a expliqué celui qui est leader du championnat mais aussi directeur du GPDA, l'association des pilotes. "Vous pouvez probablement deviner quelle équipe s'y oppose."

"Maintenant que toutes les équipes connaissent le problème, on va le contourner, mais cela créé un peu des complications inutiles pour une chose qui n'a pas vraiment besoin d'exister. [...] La moitié de la grille s'est manquée à Melbourne, nous allons nous adapter et nous savons de quoi nous méfier."

À Melbourne, plusieurs pilotes ont rejoint la grille avec une batterie électrique presque intégralement vide, ce qui est lié aux limites de recharge fixées par la FIA. Si l'on ajoute à ça que les pilotes doivent être agressifs dans le tour de formation, avec des accélérations et freinages brutaux pour chauffer les pneus et les freins, bien remplir la batterie devient un véritable défi.

Permettre d'avoir une batterie plus remplie pour le départ mettrait les pilotes sur un pied d'égalité selon Russell : "La FIA voulait juste nous faciliter la vie et supprimer cette limite de récupération, mais comme c'est souvent le cas, des gens sont égoïstes dans leur opinion et veulent le meilleur pour eux-mêmes. C'est la Formule 1 et ça fait partie du défi de la Formule 1. On fera avec et je pense que les départs seront bien meilleurs ici."

La solution est "simple" selon Verstappen

Charles Leclerc, Ferrari, George Russell, Mercedes

Max Verstappen voit des solutions simples pour sécuriser les départs.

Photo de: Paul Crock / AFP via Getty Images

La batterie ne peut de toute façon être utilisée qu'à partir de 50 km/h avec le règlement actuel. Max Verstappen, qui fait partie de ceux qui avaient une batterie vide au départ au GP d'Australie, pense qu'il ne suffirait que de quelques changements pour améliorer la situation, en permettant d'avoir une batterie plus remplie ou d'y avoir recours plus tôt.

"Il y a quelques solutions simples mais il faut qu'elles soient permises par la FIA sur la batterie", a confirmé Max Verstappen en conférence de presse ce jeudi. "Effectivement, ce n'est pas très fun de partir avec une batterie à 0%, c'est aussi plutôt dangereux. Nous discutons avec eux pour voir ce qui peut être fait parce qu'on peut voir que l'on a failli avoir un énorme accident au départ à Melbourne."

"Une partie est liée à la batterie, une partie évidemment à l'anti-calage. Mais on a pu voir de grosses différences de vitesse parce que je n'étais pas le seul à avoir une voiture qui n'avait pas de batterie, ou 20 ou 30%. On peut facilement y remédier."

Avec Stuart Codling

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