Russell : "Probablement notre meilleure course avec Williams"

Douzième du Grand Prix de France sans profiter du moindre abandon, George Russell estime avoir bouclé son meilleur Grand Prix au volant d'une Williams.

Russell : "Probablement notre meilleure course avec Williams"

Le compteur de Williams en 2021 reste désespérément bloqué à zéro, mais le Grand Prix de France a tout de même apporté son lot de satisfaction et d'espoir à l'écurie britannique. Douzième sous le drapeau à damier, son meilleur résultat cette saison, George Russell est emballé par les promesses que cette performance laisse entrevoir, autant que par le niveau qu'il a lui-même affiché.

Présent en Q2 la veille, Russell s'est élancé depuis la 14e place sur la grille mais n'en a pourtant pas vraiment tiré profit. Son départ a été compliqué, puis il a perdu du terrain et des positions dans le premier tour. Le Britannique ne s'est toutefois pas démobilisé et a bien fait fonctionner une stratégie avec un relais plutôt court en mediums, suivi d'un beaucoup plus long en pneus durs.

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À l'aise sur le Circuit Paul Ricard au volant de la FW43B, il s'est même fendu de dépassements inattendus sur Esteban Ocon et Yuki Tsunoda, qui l'ont aidé à accrocher cette 12e place. Une position finale d'autant plus significative que cette course n'a pas été marquée par le moindre abandon. L'an dernier, en Turquie, lorsque Russell avait pris la 11e place et signé ce qui reste son meilleur résultat en F1 sous les couleurs de Williams, huit monoplaces manquaient à l'appel à l'arrivée.

"De l'intérieur, c'était vraiment une très belle course", se réjouit le protégé de Mercedes au micro de Sky Sports. "J'ai réussi à faire quelques beaux dépassements et j'en ai fait un très beau sur Tsunoda à la fin, ce qui nous permet de devancer ces voitures, les Alfa [Romeo], Ocon. Et j'ai donc doublé Tsunoda pour finir 12e à la régulière. Je dirais même que c'est probablement notre meilleure course ensemble [avec Williams]. C'est dommage qu'il ne soit rien arrivé devant, car comme je l'ai dit, cette 12e place à la régulière est un bon résultat, mais je suis vraiment satisfait. C'est une bonne manière de lancer ces trois semaines."

Heureux de son pilotage, Russell l'est toutefois moins de son départ et de son premier tour, points sur lesquels il entend bien progresser au plus vite. Il estime avoir péché dans la mise en température de ses gommes lors du tour de formation, ce qui a provoqué des difficultés pas vraiment nouvelles pour lui.

"Je ne pense pas avoir fait un assez bon travail pour amener les pneus dans la bonne fenêtre lors du tour de formation, et j'avais énormément de patinage hors trajectoire, c'était un effet domino", déplore-t-il. "Je me suis retrouvé pris en sandwich au premier virage ; j'avais une voiture à l'extérieur, une autre à l'intérieur, et nulle part où je pouvais aller. Franchement, c'est une chose avec laquelle j'ai vraiment du mal depuis que je suis en F1, depuis que je suis en fond de grille, et je dois travailler dessus."

Bien qu'elle ne rapporte pas le moindre point, cette 12e place en France a tout de même une incidence puisqu'elle permet à Williams de repasser devant Haas F1 à la neuvième place du championnat constructeurs.

"Faire une course à un seul arrêt était clairement la préférence mais ça exigeait une gestion prudente à un rythme décent", précise Dave Robson, responsable de la performance du véhicule chez Williams. "George y est parvenu et a réussi à tenir ses pneus tout au long du relais, terminant à une 12e place méritée après un excellent dépassement sur Tsunoda. Atteindre cette position sans abandons et après un premier tour difficile est un excellent résultat pour l'équipe, et témoigne du travail acharné en coulisses, que ce soit sur le circuit ou à Grove."

"Nous nous rendons désormais en Autriche avec un état d'esprit optimiste, prêts à affronter le Red Bull Ring, un circuit court mais passionnant. Nous savons qu'il y a encore beaucoup à faire pour améliorer la compétitivité globale de la FW43B, mais la voiture progresse et des jours comme ça confirment que nous pouvons courir dans des conditions difficiles."

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