Safety Car, 40 ans d'histoire (3/3)

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Safety Car, 40 ans d'histoire (3/3)
6 août 2014 à 11:56

Après être revenu sur l'histoire du Safety Car dans un premier volet, il fallait sans conteste parler du pilote qui est à son bord depuis bon nombre d'années : Bernd Mayländer

Après être revenu sur l'histoire du Safety Car dans un premier volet, il fallait sans conteste parler du pilote qui est à son bord depuis bon nombre d'années : Bernd Mayländer.

Ancien pilote Mercedes-Benz en DTM, il se retrouve au volant de la voiture de sécurité depuis le début de la saison 2000. Depuis, il a participé à l'intégralité des Grands Prix de F1 disputés, exception faite du Grand Prix du Canada 2001, lors duquel il a été remplacé par Marcel Fässler, lui aussi ancien pilote Mercedes-Benz en DTM.

Et l'Allemand ne manque pas de travail, en témoigne le Grand Prix du Japon 2007, durant lequel il a bouclé pas moins de 20 tours ! En 2010, lui et sa SLS AMG ont franchi 26 fois la ligne de chronométrahe à l'occasion du Grand Prix de Corée du Sud. Mais c'est au Canada, en 2011, que Mayländer a été le plus sollicité puisqu'il a mené la course durant 28 tours !

Mais comment se passe un week-end de course lorsque l'on est pilote de Safety Car ? Après une courte réunion dans les locaux de la FIA tôt le jeudi matin, durant laquelle il s'informe sur les horaires des différentes séances, les cartes du circuit ou encore les réglementations, Bernd Mayländer participe à une première séance d'essais entre 14h et 15h. Sa SLS AMG est alors la première voiture du week-end à fouler la piste. Durant cette séance, système GPS et caméras sont testées.

D'autres tests sont réalisés tous les matins, pour vérifier le bon fonctionnement du système GPS, l'outil primordial embarqué à bord du Safety Car. Ce GPS permet en effet de localiser la voiture de sécurité mais également l'ensemble des F1 présentes sur le circuit. Il précise également les zones dans lesquels un drapeau jaune peut être agité.

Le Grand Prix d'Europe 2007 était très mouvementé... Durant les séances d'essais libres, le Safety Car reste au garage. Si un incident devait survenir, la séance serait tout simplement arrêtée. Mayländer participe cependant à une réunion en fin d'après-midi, à laquelle assistent également l'ensemble des pilotes et la commission de course. Lors de cette réunion, le principal thème abordé est celui de la sécurité. Le samedi, d'autres réunions sont organisées mais la voiture de sécurité se prépare à sortir. Non pas pour la F1 mais pour la première des courses de GP2. Mayländer profite de cette journée pour s'informer plus en détail sur les conditions météorologiques de la fin du week-end, par précaution. Enfin, le dimanche reste le jour clé pour le Safety Car et son pilote (sans oublier son copilote). A 13h10, Mayländer vérifie une dernière fois que tout est opérationnel avant de rejoindre la grille de départ, à 13h55 très exactement. La suite, vous la connaissez : la SLS AMG rentre aux stands à la fin du premier tour, sauf si des incidents surviennent avant ou que les conditions météorologiques rendent la course dangereuse. Pour la petite anecdote, sachez que l'Allemand pousse toujours sa SLS AMG à la limite, même si elle semble lente devant nos écrans de télévision. A Monza par exemple, elle peut atteindre la vitesse de 280 km/h... Il n'empêche qu'elle ne perd "que" 30 à 45 secondes par tour par rapport aux F1, selon la longueur du circuit.
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