Sans budget, Marciello abandonne ses rêves de F1

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Sans budget, Marciello abandonne ses rêves de F1
Valentin Khorounzhiy
Par : Valentin Khorounzhiy
Traduit par: Fabien Gaillard
11 déc. 2016 à 12:30

L'ancien pilote junior de Ferrari, Raffaelle Marciello, a admis que la Formule 1 était devenue un but inaccessible en raison des exigences de budget, alors qu'il envisage de mettre fin à sa carrière junior en monoplace.

Podium: le vainqueur Raffaele Marciello
Raffaele Marciello, Ferrari Academy
Raffaele Marciello, Racing Engineering
Raffaele Marciello, Ferrari SF15-T
Raffaele Marciello, Trident
Raffaele Marciello, Pilote d'essais et de réserve Sauber C34
Raffaele Marciello, RUSSIAN TIME
Raffaele Marciello, RUSSIAN TIME
Raffaele Marciello, RUSSIAN TIME
Raffaele Marciello lors d'un match de football caritatif
Roberto Merhi, Manor Marussia F1 Team avec Raffaele Marciello, Pilote de réserve et d'essais Sauber F1 Team

Marciello est arrivé en GP2 en 2014 à la suite de son titre de champion F3 Europe, mais sa collaboration avec Ferrari a pris fin après qu'il a terminé huitième et septième de ses deux premières saisons dans l'antichambre de la F1.

Au terme d'une troisième année en GP2, où il a fini quatrième du classement, Marciello reconnaît que ses chances d'aller en discipline reine sont maintenant inexistantes.

Interrogé sur ses chances de rejoindre la grille de la Formule 1 à l'avenir, Marciello répond à Motorsport.com : "Zéro. Vous avez besoin de 10-15 millions, je n'ai pas l'argent, donc pas de Formule 1 pour moi. Vous avez toujours besoin d'argent."

"Vous devez être réaliste et ne pas rêver de conneries. Vous avez besoin d'argent pour la Formule 1, si vous n'en avez pas, vous n'avez pas de Formule 1. Il est important de ne pas perdre [d'autres] opportunités en pensant trop à quelque chose d'impossible."

"Je pense que j'ai fait du bon travail [tout au long de ma carrière]. J'ai remporté la F3 Europe, beaucoup des pilotes que j'ai battu en F3 Europe sont en Formule 1, je pense que je mérite aussi d'être en Formule 1. Mais j'aurai une carrière différente par rapport à eux et je suis sûr que ça sera super aussi pour moi."

Pas de soutien de la Fédération ou des entreprises

L'Italie n'a plus été représentée par des pilotes sur la grille de la F1 depuis 2011, quand Jarno Trulli et Vitantonio Liuzzi étaient respectivement présents chez Team Lotus et HRT, et Marciello estime que la réticence des entreprises italiennes à soutenir des pilotes a joué un rôle dans cela.

"Nous avons de l'aide de notre fédération, mais peut-être pas autant que d'autres fédérations, et les entreprises italiennes ne nous aident pas autant que les autres peut-être, comme, vous savez, Banco do Brasil pour Felipe [Nasr]."

"Peut-être que des grosses entreprises devraient nous aider un petit peu plus... parce que nous n'avons pas besoin d'argent tout le temps. Peut-être que nous avons besoin d'argent pour une année, ensuite nous sommes performants et ils voient que nous n'avons pas besoin de payer pour courir."

"Mais 10 millions pour une saison, pour moi, c'est stupide. Si j'ai 10 millions, je ne paie pas pour de la Formule 1, je les garde pour moi et je pars en vacances toute ma vie. Il y a quelque chose qui ne va pas avec le système, et c'est un peu dommage."

Marciello déclare qu'il serait donc "un peu idiot" pour lui de continuer à courir en GP2. "Je suis presque sûr que je ne serai plus en GP2, parce que c'est un peu idiot de faire une autre année en GP2. Si l'année prochaine, je gagne, j'aurai toujours besoin de 10 millions pour aller en Formule 1. 

"J'essaie de voir s'il y a des opportunités pour moi en GT, nous verrons cela. J'espère qu'avant Noël, je saurai ce que je peux faire l'année prochaine, comme ça je pourrai vraiment bien me concentrer dessus et commencer [à travailler]. Nous sommes à 90% sûrs de ce que nous ferons."

Propos recueillis par Oleg Karpov

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Pilotes Raffaele Marciello
Auteur Valentin Khorounzhiy
Type d'article Interview