Passer au contenu principal

Recommandé pour vous

24H du Nürburgring : les chances de Verstappen boostées par plusieurs gros abandons

IGTC
24 Heures du Nürburgring
24H du Nürburgring : les chances de Verstappen boostées par plusieurs gros abandons

DS Penske dans le rythme à Monaco

Formule E
E-Prix de Monaco I
DS Penske dans le rythme à Monaco

Acosta pénalisé par son début de sprint : "Il en en manquait beaucoup"

MotoGP
GP de Catalogne
Acosta pénalisé par son début de sprint : "Il en en manquait beaucoup"

Jorge Martín : "Derrière une chute, il y a toujours une erreur humaine"

MotoGP
GP de Catalogne
Jorge Martín : "Derrière une chute, il y a toujours une erreur humaine"

La stratégie d'Álex Márquez pour la course : "Essayer d'être... lent !"

MotoGP
GP de Catalogne
La stratégie d'Álex Márquez pour la course : "Essayer d'être... lent !"

Joan Mir confirme qu'il va quitter Honda

MotoGP
Joan Mir confirme qu'il va quitter Honda

Trackhouse confirme le départ de Davide Brivio

MotoGP
Trackhouse confirme le départ de Davide Brivio

Quartararo pas surpris d'être hors des points dans le sprint

MotoGP
GP de Catalogne
Quartararo pas surpris d'être hors des points dans le sprint

Il y a 25 ans : Michael Schumacher mettait fin à la disette de Ferrari

Le 8 octobre 2000, Michael Schumacher mettait fin à 21 années sans le moindre titre pilotes pour la Scuderia Ferrari en l'emportant au GP du Japon face à son rival Mika Häkkinen.

Michael Schumacher, Ferrari F1-2000

Photo de: LAT Images

Rétro : Dans l'Histoire des sports méca

Sur deux ou quatre roues, replongez-vous dans l'Histoire des sports mécaniques, celle qui a écrit la légende des hommes et des machines durant des décennies.

Depuis son arrivée chez Ferrari en 1996, après ses deux titres consécutifs chez Benetton, Michael Schumacher avait surtout connu l'échec : s'il y avait certes eu des moments brillants et des victoires mémorables, il y avait surtout eu plusieurs défaites dans la conquête d'un titre qui semblait devoir se refuser encore et encore à la structure italienne.

La Scuderia n'avait en effet plus connu de pilote champion du monde depuis 1979, quand Jody Scheckter l'avait emporté au volant de la 312T4. Autant dire, à l'échelle de la F1, une éternité, d'autant plus pour un constructeur aussi lié à son histoire. Il y avait bien eu, entretemps, trois titres constructeurs (1982, 1983 et 1999), mais bien évidemment la couronne qui attirait toutes les attentions était celle des pilotes.

Après les finales perdues, dans la polémique en 1997 puis par KO en 1998, et l'accident terrible de Silverstone en 1999 qui allait l'empêcher de jouer sa carte, Michael Schumacher abordait l'avant-dernière manche de la saison 2000, à Suzuka, avec une chance de prendre enfin sa revanche face à son rival Mika Häkkinen, dernier homme à pouvoir le priver du sacre, de retrouver le titre cinq ans après le précédent et d'offrir à l'écurie Ferrari dirigée par Jean Todt une délivrance.

Jean Todt et Michael Schumacher.

Jean Todt et Michael Schumacher.

Photo de: Motorsport Images

La saison avait parfaitement commencé pour l'Allemand, qui l'avait emporté lors des trois manches d'ouverture, pendant que McLaren connaissait à Melbourne et Interlagos des problèmes de fiabilité qui allaient au final peser lourd. Vainqueur de cinq des huit premiers Grands Prix de la saison, Schumacher semblait cette fois-ci clairement s'avancer vers cette troisième couronne mondiale. Il comptait déjà 22 points d'avance au soir du GP du Canada, à une époque où la victoire en valait dix.

Mais c'était sans compter sur une série de trois abandons consécutifs à l'été qui allaient permettre aux pilotes des Flèches d'argent, Häkkinen et David Coulthard, de revenir à deux petits points avec six manches à disputer. Le Finlandais allait ajouter deux succès à son total de l'année lors des GP du mois d'août - dont celui en Belgique après le fameux double dépassement sur Schumacher et le retardataire Ricardo Zonta - pour se porter en tête du championnat.

Lire aussi :

Schumacher allait alors sortir la tête de l'eau en l'emportant devant une marée de tifosi à Monza, avant que la course pour le titre mondial ne connaisse un nouveau rebondissement pour le retour de la F1 à Indianapolis, où Häkkinen, alors second derrière l'Allemand, allait être victime d'une explosion de son moteur Mercedes

Avec désormais huit points d'avance sur son rival, la donne était simple pour Schumacher : une victoire au Japon et le titre était à lui.

La finale de Suzuka

Le départ du GP du Japon 2000.

Le départ du GP du Japon 2000.

Photo de: Motorsport Images

Les qualifications donnèrent le ton avec une pole position de Schumacher conquise pour 0"009 devant Häkkinen. Les deux hommes semblaient un cran au-dessus de tout le monde, repoussant dans l'exercice chronométré toute concurrence à plus de quatre dixièmes. À l'image de ce qui allait se passer en course, finalement.

Au départ, alors que les conditions au-dessus de Suzuka étaient incertaines, Häkkinen prenait un meilleur envol. Malgré une défense agressive de Schumacher, qui obliquait immédiatement vers la droite pour tenter de fermer la porte, son patinage allait lui coûter la tête de l'épreuve. C'était le scénario de l'année précédente qui se rejouait, même si cette fois, l'Allemand avait un titre individuel à conquérir.

Une course à deux arrêts était prévue par la plupart des concurrents. Häkkinen, en tête, n'a jamais compté plus de trois secondes d'avance sur Schumacher qui le suivait comme son ombre. L'écart sera le plus élevé après le premier arrêt, au 24e des 53 tours de course, le pilote Ferrari décalant légèrement sa stratégie face au pilote McLaren. 

Au jeu des retardataires, l'écart fluctua encore, le tout sous un ciel laissant parfois échapper un petit crachin. Au 38e tour, Häkkinen effectuait son deuxième passage par les stands, un arrêt un peu long de 7,4 secondes. Dans un scénario bien connu, Schumacher faisait l'effort lors des deux tours supplémentaires en piste afin de tenter de creuser le maximum d'écart sur son rival. Aidé, en sus, par des drapeaux jaunes agités à la suite du tête-à-queue de la Benetton d'Alexander Würz à la sortie de la chicane et d'un meilleur arrêt (six secondes), l'Allemand ressortait en fait avec un joli matelas de trois secondes d'avance.

Michael Schumacher franchit la ligne d'arrivée en vainqueur et remporte le titre mondial.

Michael Schumacher franchit la ligne d'arrivée en vainqueur et remporte le titre mondial.

Photo de: Motorsport Images

"De toute ma vie, je n'oublierai jamais le message radio de la part [du directeur technique] Ross [Brawn]", dira plus tard Schumacher, peu avant son accident de ski. "J'étais dans la voie des stands après mon deuxième arrêt, et il a dit à la radio : 'Ca sent bon, ça sent bon'. J'étais très tendu, et je m'attendais à ce qu'il finisse par dire 'ça sentait bon', mais tout d'un coup il a lancé : 'Ça sent sacrément bon !'"

"Je ne m'attendais pas à ce que ça fonctionne après mon second arrêt. Mes deux derniers tours avant l'arrêt n'étaient pas très bons. J'ai été pris dans du trafic, et il a fallu passer une Benetton qui était en tête-à-queue sur la piste. Et puis il y a eu le message radio de Ross... Incroyable. J'ai immédiatement réalisé en sortant des stands en tête que si je ne faisais aucune erreur et qu'il n'y avait aucun problème avec la voiture, alors c'était à notre portée car dépasser est presque impossible à Suzuka."

Le titre était effectivement joué : Schumacher accentua son avance jusqu'à près d'une demi-douzaine de secondes avant de ralentir fortement dans les derniers tours pour finalement passer la ligne d'arrivée avec 1,8 seconde d'avance sur Häkkinen. D'habitude si peu expressif en public, Schumacher laissait éclater sa joie en frappant de toutes ses forces sur le volant de sa F1-2000.

Vingt-et-un ans après le précédent, le titre pilotes retombait dans l'escarcelle de Ferrari. Mieux encore pour le Cheval cabré, le duo formé avec Schumacher allait glaner toutes les couronnes possibles lors des quatre saisons suivantes, ouvrant la voie à l'une des plus féroces dominations de l'histoire de la F1.

Michael Schumacher fête la victoire avec Ross Brawn, Jean Todt et tous les membres de Ferrari.

Michael Schumacher fête la victoire avec Ross Brawn, Jean Todt et tous les membres de Ferrari.

Photo de: Motorsport Images

Article précédent Après la victoire de Russell, le cryptique message de Toto Wolff
Article suivant Leclerc : "Ça va être compliqué pour la fin de la saison"

Meilleurs commentaires

Dernières actus