Pérez non conservé par Racing Point : "Personne ne m'a rien dit"

Sans faire preuve d'animosité envers son écurie, Sergio Pérez déplore toutefois le manque de clarté dont ont fait preuve les dirigeants de Racing Point à son égard.

Pérez non conservé par Racing Point : "Personne ne m'a rien dit"

En se présentant devant la presse ce jeudi au Mugello, Sergio Pérez savait que la question de son avenir occuperait les esprits. Mercredi soir, le Mexicain a lui-même annoncé qu'il quitterait Racing Point à l'issue de la saison, sur décision de l'écurie. Il n'aura fallu qu'une nuit pour que la future équipe Aston Martin ne confirme l'arrivée à sa place de Sebastian Vettel en 2021. La rumeur courait depuis le début de l'été mais Pérez avait toujours affiché une relative confiance. Néanmoins, au moment de revenir sur cet épisode forcément douloureux, il n'a pas caché sa déception devant le manque de clarté de ses dirigeants, au sein d'une structure dans laquelle il évolue depuis 2014. C'est mercredi soir que Lawrence Stroll a décroché son téléphone pour lui annoncer la nouvelle.

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"Personne ne m'a rien dit [avant], mais je le savais déjà et j'avais compris deux ou trois choses", explique Pérez. "La confirmation définitive est arrivée hier. Ça va. Sept années avec l'équipe, je sais que tout a un début et une fin. Nous avons encore neuf Grands Prix à courir pour que chacun soit fier de lui."

Pérez reste également un personnage clé dans le changement de mains de Force India, puisqu'il a contribué à son placement en redressement judiciaire à l'été 2018, facilitant son rachat par Lawrence Stroll et ses associés. Concernant sa confiance des dernières semaines, il assure qu'elle était réelle et que tout a changé ensuite.

"C'est le sentiment que j'avais, que l'équipe voulait me garder", insiste-t-il. "Il y avait des discussions en coulisses au sujet des contrats, que je ne veux pas divulguer car je pense que ça devrait rester entre l'équipe et moi. Nous avons passé deux ou trois choses en revue dans les contrats. Au bout du compte, ils m'ont dit officiellement hier que je ne continuais pas. Je ne m'attendais pas à ça. C'est comme ça."

"Je le comprends, il y avait des négociations en cours. Elles ont probablement pris plus de temps que ce que je pensais. Un peu plus de clarté m'aurait probablement aidé aussi quant à mon avenir. J'aurais recherché un plan B, ce qui n'aurait sans doute rien changé."

Ce "plan B" dont il affirme ne pas disposer fait désormais l'objet de toutes les attentions de Pérez, dans l'espoir de conserver un volant en F1 la saison prochaine. Une quête qui, a priori, ne se fera pas à tout prix.

"Je pense que tout devient une option désormais", prévient-il. "Mon objectif principal est de rester en F1. J'ai l'impression d'être encore très jeune et motivé, je veux continuer en Formule 1. Mais il faut que ce soit avec le bon package. Un package qui me donne vraiment la motivation maximale pour me donner à 100% à chaque tour. Il faut aussi que ce soit un projet à long terme, qui cible 2022, car je m'attends à ce que le changement de réglementation technique joue un rôle majeur. C'est la raison pour laquelle je veux continuer jusqu'en 2022, j'ai le sentiment qu'il y aura plein d'opportunités. Je ne m'attends pas à prendre une décision rapidement. Je vais prendre le temps nécessaire. Si je ne trouve rien d'attractif en F1, je penserais à d'autres championnats ou à d'autres choses."

Deux écuries n'ont pas encore annoncé un seul pilote pour 2021, Alfa Romeo et Haas, et apparaissent naturellement comme un point de chute possible pour Pérez. Au sein de l'écurie américaine, Romain Grosjean a forcément un œil sur la présence du Mexicain sur le marché mais n'éprouve pas d'inquiétude supplémentaire maintenant que l'information est officielle.

"Je ne sais pas si c'est une mauvaise nouvelle", confie le Français lorsque la question lui est directement posée. "De toute façon, Sergio fait du bon travail. C'est vrai qu'il a une vingtaine de millions de raisons de rester en Formule 1. Il reste des places, mais c'est sûr que ça va lui faire bizarre, car passer d'une voiture aussi bonne que la Racing Point à ce qui reste, c'est moins sexy. Je pense que la rumeur Vettel chez Aston était là depuis un petit moment, et hier soir quand le communiqué de Sergio est tombé à 20h, nous nous sommes tous doutés qu'il y avait quelque chose qui se promenait pour aujourd'hui. Au début, ça a un peu excité l'action Aston Martin en bourse, et là ça y est, ils sont repassés dans le négatif. L'excitation est passée."

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