Silverstone 2003 : la folie des coureurs ! (2/2)

L’hurluberlufut vite maîtrisé par les commissaires mais la course dut être neutralisée malgré tout

L’hurluberlu

fut vite maîtrisé par les commissaires mais la course dut être neutralisée malgré tout. Cette fois, tous ceux qui ne s’étaient pas arrêtés tout à l’heure lors de la première neutralisation furent contraints de le faire à ce moment. Si bien qu’au 13

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tour, 14 pilotes s’arrêtèrent en même temps ! Du coup, Schumacher, Montoya et Alonso, pour ne citer que les cadors, ont dû patienter derrière leur équipier, perdant ainsi un temps précieux.

Pendant ce temps, les Toyota grâce à leur stratégie décalée étaient en tête pour la première fois depuis leur arrivée en F1, devant Coulthard, Trulli, Raikkonen et Ralf Schumacher. Barrichello se retrouvait 8

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, Montoya 12

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, Alonso 13

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et Schumacher 14

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Au restart, Raikkonen ne perdit pas de temps: il dépassa d'emblée Trulli, puis son équipier, et enfin Panis. Par contre, il buttera sur la Toyota de Da Matta jusqu'au second arrêt du Brésilien. Derrière, Ralf Schumacher fut contraint à un arrêt anticipé : une dérive s’est détachée et bouchait son ponton, augmentant dangereusement la température du moteur. Il repartit donc dans les derniers et ne refit jamais surface.

Montoya, Alonso et Schumacher devaient eux attaquer sans relâche pour remonter et glaner ne serait-ce que quelques points. Un objectif d'autant plus important pour le Colombien et l’Allemand car les deux étaient en lutte pour le titre mondial. Le premier cité fut plus incisif et est rapidement revenu dans les points, là où Schumacher resta longtemps bloqué derrière la BAR de son "ami" Jacques Villeneuve. Trulli de son côté a perdu de la traction après son arrêt, si bien que Barrichello puis Montoya le doublèrent.

Le classement ne se stabilisa pas avant un bon moment, au gré des arrêts aux stands et des nombreux dépassements. A la mi-course, après les arrêts des Toyota et de Coulthard (les trois étant sur une stratégie à trois arrêts contre deux pour la majorité), Raikkonen occupait alors la tête devant Barrichello, Montoya et les deux Renault de Trulli et Alonso.

Au fil des tours, Barrichello devint une menace pour Raikkonen qui disposait d’un moins bon train de pneus après son dernier passage aux stands. Il résista un temps mais dut céder à Bridge non sans avoir passé une dizaine de secondes côte à côte avec la Ferrari. Plus tard dans la course, il sortit large à Stowe, ce qui profita à Montoya, alors que Trulli fut cette fois la proie de Schumacher, remonté tant bien que mal.

Dans une course peu fertile en abandons (trois en tout), Alonso renonça sur problème électrique en vue de l'arrivée et laissa le point de la 8è place à Button qui n'a pas ménagé ses efforts. Dans le peloton, Coulthard réussit lui à subtiliser la 6

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place à Da Matta, puis la 5

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à Trulli. Tandis que dans ses tentatives de reprendre la place de Button, Villeneuve sortit de la piste et laissa une place dans l'histoire.

Barrichello remporta au final une des plus belles victoires de sa carrière, devant Montoya bien remonté et qui fit la bonne opération au championnat puisqu'il devançait ses rivaux directs, à savoir Raikkonen et Schumacher. Coulthard malgré l'appui-tête baladeur finit 5

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devant Trulli qui pouvait nourrir des regrets vu le début de course en fanfare de l’Italien. Da Matta, 7

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, s'est distingué en menant 17 tours malgré la pression des leaders. Enfin Button après être parti dernier marquait le dernier point.

Une course folle, remplie de dépassements, comme on les aime.

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Séries Formule 1
Pilotes Ralf Schumacher , Jacques Villeneuve
Équipes Ferrari
Type d'article Actualités