Silverstone en discussion avec le gouvernement britannique

Derek Warwick a indiqué que le circuit de Silverstone était en discussion avec le gouvernement du Royaume-Uni dans le but d'assurer l'avenir du Grand Prix de Grande-Bretagne de Formule 1.

Le British Racing Driver's Club (BRDC), propriétaire du circuit de Silverstone, a fait part, dans une lettre envoyée à ses membres avant Noël, de la possibilité de ne plus accueillir le Grand Prix de Formule 1 de Grande-Bretagne après 2019, face à la hausse des coûts de l'organisation de l'épreuve.

Si le contrat originel signé en 2009 court jusqu'en 2026, il est possible pour le BRDC d'y mettre fin après l'édition 2019 si une telle annonce est faite avant la course organisée cette année, en juillet. 

Certaines voix se sont élevées - notamment celle de Bernie Ecclestone - après que cette information ait été dévoilée par ITV News pour appeler le gouvernement du Royaume-Uni à faire un effort pour participer aux frais d'organisation de la course, invoquant notamment le fait qu'il s'agissait d'un événement mondial qui présentait quelques avantages économiques.

Dans un certain nombre pays, l'État aide financièrement les courses mais ce n'est pas le cas pour la doyenne des épreuves du championnat du monde de Formule 1. Une situation qui pourrait changer prochainement.

En effet, Derek Warwick a tenu à tempérer les craintes sur l'avenir du Grand Prix, indiquant notamment que des discussions avec le gouvernement ainsi qu'avec Liberty Media, les acquéreurs de la F1, et Bernie Ecclestone, le directeur général du Formula One Group, lui donnaient bon espoir.

"Nous avons envoyé une note de Noël à nos membres en leur offrant une mise à jour concernant Silverstone", a expliqué le Britannique au salon Autosport International. "Une grande partie de cela est sortie car [il y avait] la possibilité d'activer la clause de rupture de contrat avant le Grand Prix de cette année."

"Ne vous inquiétez pas, nous l'avons à 100% pour les trois prochaines années, jusqu'en 2019. J'ai juste le sentiment que nous ne pouvons pas faire sans le Grand Prix de Grande-Bretagne, nous ne pouvons pas faire sans Silverstone, donc des compromis seront faits, que ce soit avec Bernie ou avec les nouvelles personnes qui sont en train de racheter [la F1], à savoir Liberty."

"Nous avons eu des réunions avec Liberty et [le président de la F1] Chase Carey, il comprend notre dilemme. Nous comprenons qu'il doit quand même faire de l'argent parce que c'est ce que ces gars font."

"Il y a de la lumière au bout du tunnel, nous aurons des Grands Prix après 2019. Nous discutons avec le gouvernement pour voir s'il y aura de l'aide de ce côté-là. Même Bernie nous a appelés et nous a dit 'organisons une réunion et nous en parlerons'."

Échec de l'accord avec Jaguar Land Rover

L'ancien pilote estime que le circuit est dans une bonne position, grâce aux nombreuses disciplines qui viennent sur la légendaire piste, mais que des investissements supplémentaires vont être nécessaires.

"Nous sommes très positifs actuellement. Il y a beaucoup de bonnes choses qui se passent à Silverstone comme le World Rallycross, le MotoGP, le WEC, le Superbike britannique et les courses classiques."

"Évidemment, nous sommes un peu courts en cash. Nous aimerions re-surfacer le circuit et ainsi de suite. Donc nous cherchons toujours quelque chose."

"Pour moi, personnellement, le second accord avec Jaguar Land Rover qui a échoué [...], ça m'a beaucoup touché car je pensais que c'était adapté avec Jaguar Land Rover et Silverstone, mais ça ne s'est pas fait et nous devons avancer."

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Séries Formule 1
Type d'article Actualités