SLF - Les Girondins mènent les deux courses mais ne gagnent pas

Franck Montagny aurait aimé faire un retour avec les Girondins se soldant par des résultats plus solides que ceux réalisés à Brands Hatch (Grande-Bretagne)

Franck Montagny aurait aimé faire un retour avec les Girondins se soldant par des résultats plus solides que ceux réalisés à Brands Hatch (Grande-Bretagne).

Mais encore une fois, tout est relatif : les Marine et Blanc inscrivent plus de points que l’OL, participant également au championnat SuperLeague Formula, et Montagny est également celui qui ramène le plus de points à la maison dans le clan tricolore, qui compte quatre représentants.

Samedi matin, le temps humide des premiers essais libres ne permet pas de "claquer des temps", mais le feeling avec la voiture est déjà bon. Franck Montagny est à l’aise dans la monoplace des Girondins de Bordeaux et heureux de revenir derrière le volant, après un break d’une course.

"Je suis content de retrouver les gars et de me remettre derrière le volant de la voiture de Bordeaux," souriait Franck sur le muret des stands. "Je vais à nouveau pouvoir me faire plaisir au volant de la voiture, et nous avons compris un certain nombre de choses qu’il faut maintenant mettre en application pour faire de jolis coups."

Economisant les gommes en essais, Franck sait qu’il lui faut des pneus neufs et performants pour optimiser ses chances en course. Une grosse part de la performance vient en effet de la gestion de ceux-ci durant le week-end. "C’est bien, l’équilibre est correct, la voiture est confortable," rassure Montagny. "C’est plus facile pour trouver les réglages et être confiant sur cette piste étroite et bosselée."

Les qualifications voient Franck s’extraire de son groupe de qualifications pour les duels en tête-à-tête qui décident des premières places sur la grille. Mais dès sa première confrontation, le pilote des Girondins tombe sur Craig Dolby (Tottenham), local de l’étape, et second au championnat. Il lui faudra s’incliner. Le départ de la première course se fera depuis la 8ème position.

"C’est O.K. dans l’ensemble, je suis assez content de la voiture, et je pense qu’on fera quelque chose de bien en course, car j’ai encore un paquet de pneus neufs et que ma position de départ n’est pas mauvaise." Franck sait que les risques d’accrochage sont grands au départ et ne prendra donc pas de risques.

L’envol est bon, d’autant plus que le FCGB est sur une stratégie longue. Le club embraque plusieurs kilos de carburant supplémentaires par rapport à la concurrence, ce qui signifie qu’il perd également quelques dixièmes au tour. Mais une fois tout le monde entré aux stands pour ravitailler, Franck a la piste claire et peut aligner des tours solides depuis la tête sans être gêné. Il ressort des stands avec une position gagnée sur l’Olympiacos.

Mieux, une fois de retour après son arrêt, les meilleurs temps s’enchaînent : la monoplace des Girondins est la plus rapide en course. Au point de menacer sur la seconde moitié de Grand Prix le Milan AC, qui avait pourtant une confortable marge de 16 secondes d’avance. Pendant une vingtaine de tours, c’est à une cadence infernale que nul n’égale, que Franck fond sur son rival. A l’arrivée, c’est 1’5 sec qui le sépare de la monoplace Italienne. Les Girondins sont récompensés pour cette course offensive par une 5ème place.

"On a fait de purs temps sur un long relai avec les pneus neufs ; on était les plus vite en piste," s’enthousiasmait Montagny, qui savait que le rythme était là pour la seconde manche également. Mais celle-ci s’annonçait plus difficile, en raison de la grille inversée : les Girondins s’élanceront depuis la 14ème place. "Pas évident avec tous les coups de volants donnés à droite à gauche et le bazar général. Et c’est très vite fait de sortir large, et de tout perdre. Les départs en fin de peloton, ce n’est jamais de tout repos."

Pourtant, Franck est relax, comme à son habitude. Il s’isole sur la mise en grille avec son baladeur MP3 sur les oreilles pour rester dans son petit monde et se concentrer avant la seconde course, ignorant l’agitation des pitbabes, mécanos et photographes.

Le départ se déroule correctement. Cette fois, il est prévu que les Girondins ravitaillent dès le début de la fenêtre d’ouverture des ravitaillements, après une douzaine de tours. Mais il ne peut le faire qu’une fois que son coéquipier Tristan Gommendy, du Galatasaray, ait effectué le sien. Hélas, celui-ci rencontre des problèmes de communication avec le team et ne reçoit pas l’ordre d’entrer. Il lui faut rester cinq tours de plus en piste que prévu, qui se transforment en six pour Franck, qui voit les performances de ses pneus brutalement chuter au fur-et-à-mesure que les tours défilent. Dans l’impossibilité de maintenir le rythme nécessaire, il perd deux positions et ne pourra ensuite rien faire pour sauver la course des Girondins, qui s’achève avec une 14ème position, sous drapeau rouge.

En effet, un énorme crash de Chris Van der Drift mettait un terme à la course ; la piste étant jonchée de débris de la monoplace détruite de l’Olympiacos. Rescapé d’un crash terrifiant le voyant heurter la monoplace de l’AS Roma, une barrière de sécurité, puis un pont à 260 km/h, Van der Drift échappe au pire avec seulement une cheville cassée.

"Franchement, quand je suis passé au tour suivant juste à côté de lui, j’ai vu la voiture en mille morceaux et j’ai grincé des dents pour lui," relatait Franck, qui n’était cependant pas surpris. "Cette piste est vraiment dangereuse. Que le pilote ne sorte pas complètement plié d’un tel accident est un petit miracle. Quand tu ne vois plus qu’un bout de voiture et la tête du pilote par terre, sur le côté, tu te dis que ça a tapé méchamment."

Au championnat, les Girondins conservent la 10ème place au championnat et attendent le prochain rendez-vous d’Adria pour rebondir et remonter sur le podium.

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Franck Montagny , Tristan Gommendy , Craig Dolby
Type d'article Actualités